Femme au foyer ? le bonheur!!

à 70 ans je découvre l’ordi et grace à cet outil j’essaie d’égrener les souvenirs d’une vie toute simple!

essais 21 : et les années suivantes ? N° 2 !

Classé dans : famille litterature — 23 octobre, 2011 @ 3:01

Pascal ne vivait plus que pour les fins de semaines, car il allait, alors, chercher ses enfants. Il rentrait chez nous, Jimmy et Jordan, chacun sur un bras, agrippés à son cou, leurs petits visages blottis au creux de l’épaule de leur père. Dans un premier temps Pascal tendu, passait devant nous, sans un mot, et filait directement dans sa chambre. Un peu plus tard, rassénérés, le père et les petits venaient nous rejoindre, et la vie s’organisait en rapport de leur présence, avec, toujours au fond du coeur, la pensée que ce n’était qu’une visite § Le temps passait si vite ! Les ramener deux jours plus tard, à leur mère, était une véritable épreuve, car Jimlmy, s’il ne faisait jamais de caprice, assis sur le siège arrière de la voiture, laissait des larmes silencieuses couler de ses yeux d’enfant malheureux !Jordan était trop petit pour bien comprendre, mais il calquait son comportement sur celui de son frère ! Perturbant !

Et c’était reparti, pour le même manège , quinze jours plus tard . Il y a eu aussi de longues périodes, où la garde des enfants s’organisait de façon altternée, une semaine sur deux. C’était mieux, les petits avaient le temps de prendre leurs marques. Le revers de la médaille, c’est que le retour n’en était que plus difficile.Pascal acceptait tout ce qui lui permettait d’avoir ses enfants, ne serait-ce qu’un jour de plus !

Pascal, a , un jour, au croisement de la route, tout près de chez nous, marqué un temps d’arrêt pour laisser passer une voiture. La conductrice et Pascal se sont reconnus en même temps. Elle était une ancienne copine, du temps du collège. L’endroit n’était pas propice à une conversation prolongée. Elle l’a donc invité à venir chez elle, boire un café et discuter un moment.

Et c’est ainsi, que , de temps en temps, Pascal et Murielle (j’hésite toujours entre Muriel et Murielle !) se sont retrouvés. Elle était divorcée et avait une petite fille , Marine , du même âge que Jimmy. Elle avait une petite maison et travaillait très dur pour la garder et élever sa petite.

Pascal avait pris l’habitude, d’aller, le soir, la voir quand il n’avait pas les enfants. Puis après que l’habitude fut prise, il attendait que ceux-ci soient profondément endormis pour aller y faire un petit tour. Nous étons là pour veiller sur eux . Notre fils estimait beucoup la vaillance et le comportement de Murielle envers sa petite fille , qu’elle faisait passer en priorité.

Jordan était quelque peu perturbé, il était sauvage et ne se laissait pas approcher par n’importe qui. C’était plus facile avec la gent masculine qu’avec la gent féminine.Robert faisait énormément attention  à lui, c’était encore un bébé, et il avait grand besoin de sécurité et d’amour.

Lorsque, un week-end , Pascal a parlé de son intention d’emmener les enfants avec lui, chez Murielle, pour une nuit, Robert lui a expliqué que Jordan était trop petit, qu’il fallait attendre un peu, que ceci, que celà …….. Jimmy a donc, le premier été faire connaissance avec Murielle et Marine.

Murielle n’était pas encore venue à la maison  et Robert restait dans l’expectative.

La situation s’est installée ainsi quelques temps Pascal, après son vécu, avait du mal à accorder sa confiance de nouveau et restait réservé. C’est bien connu : chat échaudé craint l’eau froide !

Sa santé s’améliorait et il avait trouvé moyen de travailler un peu « au noir » comme on dit !Sans celà il n’aurait pas pu faire face à la situation, aussi bien côté moral que financier.

REMARIAGE DE BRUNO..

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                    NATHALIE ..

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                 RADIEUSE !               

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HEUREUX MARIES ET HEUREUX PARENTS

  de  ……..                                                MARGOT

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Dans l’evier ? MOI , non, juste une baignoire

                               A MA TAILLE !!!!

La naissance de Margot a été un grand bonheur pour Bruno et Nathalie. Il a proposé à Nathalie de l’épouser. D’après ce que l’intéressée m’en a dit, se damande n’a pas été très romantique. Pas de genou en terre ni de déclaration poêtique . Mes garçons sont de grands maladroits dans certaines situations. Nathalie, vu le passé de Bruno, avait toujours évité d’aborder ce sujet, elle n’en était que plus surprise et heureuse.

Bruno, avec son sens de l’équité, a jugé qu’il ne serait pas juste que Nathalie n’ait pas le mariage dont ont rêvé toutes les jeunes filles.Bien que lui ait déjà connu cette situation particulière, il ne sentait pas le droit d’en priver la maman de sa petite fille. Nathalie ayant eu une enfance et une jeunesse difficile, cette journée, elle l’avait bien méritée

Je me suis attelée à l’organisation de ce mariage que je souhaitais réussi. Décoration, fleurs, bouquet de la mariée, photographe, etc ….Je commençais à devenir une experte!Bruno et Nathalie se sont chargés de trouver la salle et le traiteur, dont ils en ont assuré la charge financière .

La maman de Nathalie habitant Marseille, était divocée d’avec son père, mais elle serait présente pour la noce. Nathalie en était très heureuse.

J’ai cuisiné pour le lendemain selon mon habitude, mais la fête se continuerait dans la salle que les enfants avait louée pour le week-end complet, et non pas chez nous. Une de mes belle-soeur était venue passer les deux jours à la maison pour s’occuper de Mamaie Mélia, perdue dès que je m’absentais un peu ! Les mariés sont venus lui faire une petite visite avant de commencer les réjouissances.

Marcelle s’était proposée pour garder Margot. Elle ne viendrait pas à la noce, mais elle même et Jean-paul, feraient à Bruno et Nathalie le plaisir de leur présence le lendemain.

L’ami fidèle, Laurent, témoin lors du mariage précédent, a de nouveau tenu son rôle, et s’est chargé d’une bonne partie de l’animation ! Il était très motivé, n’est-il pas le parrain de Margot ? Et un parrainr qui ne prend pas son engagement à légère.

Ce fut une très jolie noce, sans aucune arrière pensée ! De la joie, du rire, de la musique, une souriante et très jolie mariée et pour couronner le tout, ce que j’appellerais une soirée très arrosée pour quelques uns! Ce qui a mis de l’ambiance supplémentaire , dans le bon sens, heureusement ! Nos fêtes familiales n’ont jamais connu le moindre dans le déroulement des festivités.

ET MURIELLE PARUT ……….

C’est ce soir là que nous avons fait la connaissance de Murielle que Pascal avait invitée. Jimmy la connaissait déjà, et, à notre grande surprise, Jordan, notre sauvageon, s’est immédiatement attaché à Mumu (c’est ainsi que nous l’avons appelée dorénavant) ne quittant pas son cou!

Robert s’est enfin senti rassuré et nous tous avec. Pascal a alors passé beaucoup plus de temps chez Mumu, avec ses enfants. D’abord en faisant très attention, car la petite Marine voyait quand même débarquer chez elle, deux nouveaux venus. Pascal, elle s’y était déjà habituée et l’adorait. Quel enfant n’adorerait pas mon gros nounours de fils. Mais deux petits garçons avec qui partager maman ! 

Marine était une petite fille de caractère, pourtant elle s’est tout de suite bien entendue avec ceux que depuis elle appelle ses frères ! Elle a tout partagé de bon coeur, sa maman, ses jouets, sa petite chambre, qui comme par magie s’est retrouvée envahie de tout ce qui fait un environnement de garçons ! Adieu l’ordre, ou le semblant d’ordre, bonjour le fouillis!

Elle avait un papy Michel et une mamie Nicole : les parents de Murielle. Michel, malheureusement, souffrait d’un cancer de la gorge. Robert et lui se sont très bien entendus. Vraiment dommage que sa maladie l’ait emporté beaucoup trop tôt. Tout les deux se sont associés pour monter, dans le jardin, une jolie maison en bois sur pilotis, pour les enfants, où nos trois lascars ont passés de nombreuses heures. C’était leur coin personnel, et Murielle, l’été, leur y a servi de nombreux repas. Parfois, elle même et Pascal faisaient office d’invités. Ils avalaient stoïquement la cuisine des enfants. Si les ingrédients, comestibles étaient fournis par Mumu, la préparation, assurée par les enfants , laissaient parfois à désirer. Mais lorsque l’on est invité , on ne critique pas le menu !

Et puis, elle m’a eu, en plus comme mamie, car j’ai immédiatement ajouté Marine au nombre de mes petits enfants. Les liens du coeur peuvent parfois être aussi solides que les liens du sang.

La petite maison se trouvait au fond du jardin, et, juste après la clôture, un petit chemin conduisait , dans les bois, à un petit cours d’eau , une « Jalle «  desservant un moulin. Tous les soirs, chaque fois que le temps le permettait, tous partaient en ballade . Les enfants se prenaient pour de vrais Robinson et Pascal jouait le jeu avec eux, leur enseignant, maints secrets de la nature, ainsi que l’avait fait Robert avec lui. Pour la circonstance, je leur avais fabriqué des tenues, imitation léopard, genre Tarzan ! Marc, était très souvent de la partie, dès qu’il n’y avait pas école et que Pascal avait ses enfants . 

Dans la petite maison de Mumu, celà devenait très exigu ! Du vrai camping !

On s’adapte, on apprécie chaque moment de bonheur qui passe, et la vie continue, toujours ! 

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 C’est nous, les sauvages de la « Jalle » !

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Ne craignez rien, Jimmy veille !

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On est chez nous !

Même si Jordan n’a pas l’air content !

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 La cabane au fond du jardin….

                                                                                                                                                                                                                                  

essais 20 Pascal divorce !

Classé dans : famille litterature — 19 octobre, 2011 @ 11:57

pascaljimmyjordan001.jpgpascaletsesenfants003.jpgPASCAL ET SES ENFANTS

JIMMY ET JORDAN

Je ne vivais pas avec le couple, sauf le midi aux repas, mais je sentais bien que l’ambiance était morose. Je supposais que Pascal, supportant mal le stress de sa maladie n’étais peut-être pas très agréable. De plus, je reconnais que si mes fils ont reçu en héritage les qualités de leur père, ils avaient aussi hérité de son caractère plutôt difficile et de son manque de patience.En règle générale, je soutiens toujours mes belles-filles. Avec mes fils je ne crains pas d’avoir une parole qui pourrait être mal interprêtée!

Pourtant, au fil des jours, je n’ai pas pû faire autrement, que de remarquer, dans le comportement de l’épouse de mon fils une certaine indifférence envers, et son mari,et même un peu  ses enfants.

Je ne me trompais pas. Elle a d’abord déclaré ne plus avoir le temps de venir manger le midi. Elle rentrait tard le soir, selon les horaires de la grande surface, elle était passée chef de rayon et ne pouvait faire autrement. Pascal supportait de plus en plus mal cette situation. Malade, il rentrait, couchait les enfants, et s’inquiétait de sentir son épouse de plus en plus insensible, ne portant aucun intérêt à son état de santé et aux résultats de ses examens.Tout en essayant d’être le plus objective possible, j’étais obligée de convenir  que la santé de son mari était le dernier de ses soucis et qu’elle avait beaucoup de mal à supporter un malade.Pourtant, il n’y avait pas d’impact financier sur le ménage du fait de l’arrêt de travail de mon fils. Il était très bien assuré et gagnait même davantage grâce à une assurance complémentaire.

Je suis allée la voir, un jour, pour lui faire part de mon inquiètude, pensant causer avec elle et peut-être lui faire comprendre, que son ménage était important, et, surtout, qu’il y avait au milieu d’eux, deux petits enfants dont l’un n’avait qu’un an à peine. J’ai prétendu  devoir aller à la caisse de sécurité sociale pour justifier mon absence de la maison  durant une heure et demie, et je me suis rendue à son travail à l’heure de la pause. Sincèrement, j’étais emplie de bonnes intentions. Une crise , dans un ménage, celà arrive à presque tous les couples, un jour ou l’autre! Et, peut être que mon fils, après tout ! avec son caractère! n’était pas facile!

J’aurais mieux fait de m’abstenir! Qu’est-ce qui m »a pris de m’imaginer que je pouvais aider en  quoi que ce soit! Mais j’étais loin de me douter de ce qui m’attendait : finalement, ma belle-fille avait une aventure!  C’était flagrant! Malgré ses larmes, je suis repartie après lui avoir conseillé de bien réfléchir à son comportement.

Elle n’a pas réfléchi longtemps.Personnellement, bien que très mal à l’aise devant mon fils, j’avais gardé ma découverte pour moi. Je sentais que cette situation ne pouvait pas durer . J’avais l’impression de trahir la confiance de mon fils! Et je craignais encore plus les conséquences qu’auraient ma révélation. Je ne savais vraiment pas comment agir.Soit, je parlais à mon fils et je provoquais peut-être une catastrophe,soit je me taisais, et , tôt ou tard, il l’apprendrait et m’en voudrait de mon silence !

Environ une semaine plus tard, pour lui faire plaisir, Eric a invité son frère à une partie de chasse à la tonne , le dimanche.

Ce jour là mon autre belle-fille a reçu un message sur son répondeur, sa belle soeur l’informait qu’elle quittait Pascal.

Robert est parti retrouver ses deux fils, à la tonne, pour informer Pascal du départ de sa femme. Très difficile moment, Pascal, sous le choc n’a pas décroché les dents durant tout le trajet du retour : cent kilomètres ! Il est rentré dans sa maison, partiellement vide : plus d’épouse, plus d’enfants, et pour couronner le tout, malade. Son père et son frère l’ont ramené à la maison.

Il ne comprenait pas. Juste avant son départ, elle l’avait encouragé à aller avec son frère, pour se changer les idées, et s’était montrée particulièrement câline!

La suite est classique à tous les divorces. La belle-mère de mon fils , lorsque je me suis inquiétée de l’impact de cette séparation sur les enfants, m’a répondu : entre personnes intelligentes, celà ne doit pas poser de problèmes! Si, sur certains sujets, j’avais l’impression d’avoir été flouée, c’est que j’avais été trop gentille avec sa fille! Je n’aurais pa dû ! En ce qui me concernait, je ne voyais aucun problème, je n’étais concernée que par ricochet! Leurs problèmes de couple , si l’on pouvait appeler ça ainsi, ne nous regardaient pas .Par contre pour les enfants, personnes intelligentes ou pas, si, le problème est bien présent! Les enfants sont malheureux, je peux vous l’assurer !Leur enfance, leur adolescence sont perturbées Chez certains, même leur personnalité d’adulte en est influencée.Dans un divorce celui qui n’a pas choisi , est obligatoirement malheureux, mais c’est un ou une adulte ! Les enfants, eux, subissent la situation !

Jordan, agé seulement d’un an a subi sans comprendre. Jimmy à quatre ans a subi sans pouvoir choisir. Il voulait rester avec son père et bien sûr celà n’a pas été possible. Les modes de garde ont souvent changé au fil des années suivantes, et toujours, Pascal a tout accepté pour avoir ses enfants le plus possible.

Il a fallu, après de nombreux passage chez le juge aux affaires familiales, attendre que les enfants aient treize et quatorze ans pour que Pascal en obtienne enfin la garde.Une situation enfin reconnue légalement, bien qu’elle ait été appliquée officieusement très souvent! Leur mère s’étant remarié et les rapport du nouveau mari avec Jordan et Jimmy  étant difficiles.

Pascal a été malade durant deux ans . Pour se consacrer calmement à ses enfants, il a accepté le traitement prescrit par le médecin:  anti dépresseur, neuroleptique, somnifères, enfin la panoplie complète , car il tenait à ne pas avoir un comportement incontrôlé. Ses enfants sont devenus sa priorité.

Depuis le départ d’Eric et Bruno, nous ne manquions pas de chambres vides. Pascal est resté chez nous. C’était plus commode pour les enfants.Jordan était encore un bébé et Jimmy n’avait que quatre ans. De plus il fallait vider la maison, la rendre nickel, pour tenter de récupérer la caution. Peine perdue! La caution a été perdue car le préavis de trois mois n’avait pas été respecté.

Et la vie a continuée!

essais n° 19 Pascal se marie .

Classé dans : famille litterature — 18 octobre, 2011 @ 4:03

Bruno n’a pas voulu que Pascal repousse la date de son mariage encore une fois. Il trouvait que celà n ’aurait pas été juste.Jimmy n’était pas loin de ses un an.

La  noce s’est préparée pour nous avec le même soin que pour ses frères.

J’ai confectionné les boutonnières, et les ornements des voitures : couleur blanc et saumon. Nous avons offert les bouquets des demoiselles d’honneur, celui de la mariée ainsi que sa couronne ( que j’ai dû faire refaire deux fois par la fleuriste avant que le troisième résultat ne convienne ), et le voile .

Le reste de l’organisation a été assuré par la famille de l’épouse. En principe c’est, je crois, la coutume! Nous nous sommes contentés d’approuver les décisions déjà prises. Pas vraiment de concertation commune. Sauf pour le règlement : équitable !

Tout le monde a eu à coeur de faire de cette journée, une jolie fête.

Parfois, Bruno croisait mon regard. Il faisait de gros efforts pour participer au bonheur de son frère. Quand la tension était trop forte, je le voyais sortir fumer une cigarette, pour se retrouver seul, puis il revenait dans la salle, pour ne pas que son absence se remarque et cause une gêne. Comme toujours, il a subi la situation avec beaucoup de coeur et d’intelligence.

Le lendemain , j’avais organisé le repas à la maison, comme pour Eric et Bruno, et la journée a été très agréable.

Je dois avouer que les relations avec la belle- famille de mon fils, n’ont jamais été très cordiales .

Seul son père était un homme sympathique, agréable avec tout le monde en toute simplicité.

Autant Marcelle, femme raffinée avec beaucoup de classe, avait su, d’entrée se montrer simple et amicale, autant la mère et les soeurs de notre seconde belle-fille nous ont immédiatement snobés. Je n’ai pas eu l’honneur de plus de dix phrases de leur part durant ces deux jours!

Tout celà n’était pas bien grave, nous ne nous sommes pas fréquentés, c’est tout !

L’important c’est que Pascal était heureux. Jimmy poussait comme un champignon, tout potelé et de petite taille. Pascal adore les enfants et a un contact très facile et privilégié avec eux, alors imaginez un peu avec son fils!

Lorsqu’une maison s’est libérée, environ deux ans plus tard, près de chez ses parents, notre belle fille et bien entendu, Pascal ont déménagé. La maison était assez récente et confortable.

Comme Jimmy allait avoir un petit frère et  que le couple ne roulait pas sur l’or, j’ai proposé à ma belle-fille de lui offrir la moitié d’une complète et magnifique chambre d’enfant. Je faisais l’avance et elle me rembourserait, mensuellement petit à petit l’autre moitié.

Le second fils de Pascal est né. Il a deux ans et demi d’écart avec son frère.  Il s’appelle Jordan. Bien évidemment, c’est mon petit fils, alors il  était le plus beau et je l’adore! Comme tout mes petits enfants!  Une grand’mère a le coeur assez grand pour y loger ses enfants, ses petits enfants, et les aimer tous autant!

Durant quelques temps Jimmy a été gardé par sa grand-mère maternelle, lorsque sa mère a repris le travail, de même que Jordan. Si mes souvenirs sont bons, je crois me rappeler que celà ne se passait pas très bien, Jimmy ne s’adaptait pas , et sa mère me l’a confié la journée.De plus sa grand-mère étant assistante maternelle, celà lui faisait trop d’enfants à s’occuper !  J »ai gardé tous mes petits enfants jusqu’à l’âge de la maternelle et tous les jours de vacances . Celà n’a jamais posé de problème , pas plus avec Jimmy qu’avec aucun autre!

Notre belle-fille a trouvé un nouvel emploi dans un centre commercial. Sa voiture étant en mauvais état, je lui ai passé la mienne pour aller travailler. Elle ne valait pas grand chose à ce qu’elle me disait, mais elle roulait !

C’est à cette époque que Pascal a eu quelques problèmes de santé. Le diagnostic a été difficile à établir.Après avoir vu plusieurs spécialistes, effectué plusieurs biopsies des  petites grosseurs qui lui venaient un peu partout,le résultat est tombé : SARCOÏDOSE ! les examens ont continué, et chaque résultat démontrait un problème supplèmentaire: une mauvaise hernie disquale inopérable, de très mauvaises analyses de sang etc ….

Une anecdtote, en passant et concernant les analyses sanguines :

Robert continuant toujours ses traitements se rendait souvent au laboratoires pour ses analyses. Pascal a donc trouvé plus commode d’aller au même laboratoire pour les siennes. Lorsque les résultats sont tombés, affolement familial! Pascal avait aussi une hépatite C. Robert était complètement effondré. Qu’il soit malade, il a toujours assumé, mais est-il possible qu’il ait contaminé son fils ? Et les autres membres de la famille ?

Le médecin prescrivit une tournée générale de prises de sang. Tout le monde y a eu droit. Même notre bébé Jordan! Je n’ai jamais vu Robert aussi mal! Il parlait déjà de s’exiler de la famille !

Un contrôle a , de plus, été effectué par le laboratoire sur Pascal! S’il était exact que son bilan hépatique était catastrophique ( conséquences de la sarcoïdose) il n’avait en aucun cas une hépatite C ! Confusion du laboratoire entre les analyses du père et du fils!

Que d’émotions! Si, en plus ,les erreurs s’en mêlent!

Depuis qu’il était malade, Pascal prenait ses deux enfants, le mâtin et venait à la maison passer la journée. Sauf, les jours où j’allais avec lui quand il avait des examens à subir. Ces jours là, la mamie maternelle les gardait. Pascal supportait très mal cette situation. Etre à la maison alors que sa femme partait au travail le  contrariait beaucoup.

Sa femme ayant une assez grande coupure entre 12 heures et 14 heures 30, avait l’habitude de venir manger avec nous. Comme soi-disant elle disposait de peu de temps libre, je lui rendais avec plaisir quelques services : porter ses vêtements  au pressing, aller les rechercher, même chose pour ses bottes chez le cordonnier, ou d’autres menus services.

essais 18 Mamie-Mélia.

Classé dans : famille litterature — 16 octobre, 2011 @ 7:40

lydiemelia003.jpg Lydie : moi aussi, Mamie Mélia, je veux une pédicure, mais surtout, pas de chatouilles !

  

Nos habitudes ne changent pas. Le soir nous retrouve sur le canapé, devant la télé, à l’heure des informations. Ensuite ce sera le film. A moins qu’il y ait un match de foot, ou de rugby, ou encore plus, et là pas de discussion possible, une retransmission de combats de boxe. Dans ces cas là, priorité à l’homme de la maison, c’est son choix qui prime.!

Mamie Mélia, comme a son habitude, est blottie dans son fauteuil, tranquille, semblant suivre le progamme, sur l’écran.

Ses yeux se ferment de longs moments, mais elle n’ira pas se coucher. Pas question! elle ne dort pas! Suivant le déroulement de l’intrigue , la bande musicale changeant d’intensité, elle entr’ouvre les paupières un instant, puis les referme, et, parfois, passe ainsi de la fin d’un film au milieu de l’autre sans s’en rendre compte!

Quelle que soit l’heure elle n’ira cependant pas se coucher tant que nous n’irons pas nous-mêmes. Quoi de plus normal puisqu’elle n’a pas sommeil!

Elle fait partie intégrante des souvenirs d’enfance, puis de jeunesse de nos enfants. Ceux-ci ont grandi avec une grand-mère à leur dévotion ,soucieuse de satisfaire leurs moindres désirs, dans la limite, bien sûr, de ses moyens et n’ayant dans la vie ,d’autres buts que de les servir et partager avec eux de merveilleux moments.

Née au début du siècle, elle n’a pas pu faire autrement que d’appliquer les principes liés à sa génération, qui donnaient au sexe dit fort,une prépondérance sur l’autre, qui , par opposition, devenait le sexe faible! Inutile de vous dire la chance qu’ont eût nos enfants de naître garçons!

Pour elle, les rôles étaient bien définis. L’homme travaille, assure et subvient aux besoins du foyer. La femme se dévoue et doit veiller au bien être de chacun en toute priorité.Comme elle ne connaissait plus , chez nous, les soucis financiers qui ont accompagné sa vie,elle a pu donner libre cours à un dévouement sans faille envers nous tous.

Première levée le mâtin, chacun trouvait son petit déjeuner servi selon ses goûts . La cuisine était son domaine et elle m’a beaucoup appris sur ce sujet.

Lorsque Robert rentrait du travail, le midi, si d’aventure le repas n’était pas prêt,elle culpabilisait, rougissante, et s’activait vivement, me houspillant au passage. Contrariée par ma décontraction face à ce retard, elle ne se gênait pas pour me le faire sentir!

Loto, jeux divers à gratter, tiercé, rythmaient les semaines de cette joueuse passionnée. Fermement persuadée que la chance lui sourirait un jour, elle rêvait de pouvoir nous offrir ses gains. Elle a beaucoup joué, beaucoup espéré, rarement gagné et si peu!

Valide jusqu’à ses quatre-vingt-neuf ans, elle a partagé avec nous, vacances, parties de pêche et tous les instants de notre vie , sans jamais se mêler indiscrètement de notre couple.

Puis, inévitablement, l’âge a fait son oeuvre et limité, puis empêché toute activité, du moins physique car elle a toujours apporté grande écoute et intérêt aux évènement de notre vie.

Je me suis alors occupée d’elle ,veillant avec dévouement à son bien-être.

Elle a ainsi vécu avec nous, du fauteuil du séjour à sa chambre, et de sa chambre au fauteuil du séjour. Après sa dure vie de mère de huit enfants, grand-mère, arrière grand-mère et arrière arrière grand-mère, nous avons fait de notre mieux pour lui assurer une heureuse vieillesse.

Elle est partie doucement, l’année de ses quatre-vingt-dix-sept ans. Elle a fermé les yeux pour la dernière fois, chez nous, dans son lit, et je suis heureuse de lui avoir évité l’hôpital pour ses derniers instants, celui-ci lui inspirant une véritable terreur.

essais n° 17 Bruno et la BOXE !!

Classé dans : famille litterature — 16 octobre, 2011 @ 3:09

brunoboxe001.jpgpourleblogn2066.jpgpourleblogn2004.jpgJe n’ai plus, dans mon tiroir de feuillets écrits à l’époque. Pour me rappeler les années suivantes , il ne me reste que les souvenirs.

Bruno est resté environ deux mois chez Marcelle et Jean-Paul, puis, il a pris un petit appartement en location. Bien évidemment, le projet de construction avait été abandonné.

Il s’est beaucoup investi dans la pratique de la boxe.Il a trouvé dans ce sport, un exutoire à son chagrin. Il pouvait donner libre cours à toute la colère qu’il avait emmagasinée et contenue, durant ces deux dernières années. Avant de monter sur le ring, il avait toujours une pensée pour Valérie, c’était un devenu un rituel.

Alors qu’il était , bien évidemment toujours de petite taille (un mètre soixante cinq pour cinquante quatre kilos), et que son frère soit , également, toujours plus impressionnant  que lui physiquement, c’est Bruno qui a réalisé quelques jolies victoires dans ce sport.

Robert, qui, soit-dit en passant, pour supporter les derniers évènements ainsi que les traitements qu’il subissait, s’était remis à fumer (alors qu’il avait cessé la cigarette depuis vingt ans), le suivait lors de tous ses combats. De nature plutôt casanière , il a tenu à suivre son fils à l’autre bout de la France, le conseillant lors de ses matchs. Robert avait, d’instinct, le sens de la boxe. C’est un sport qu’il aime beaucoup. Il était de très bons conseils. Pourtant, la situation lui était moins agréable quand c’était son fils qui montait sur le ring. Pas toujours très facile à assumer!

Ainsi, en l’espace de deux -ans-et-demi, Bruno est arrivé en finale du championnat de France, qu’il a perdue de peu!D’après l’avis de son père, le résultat aurait pu prêter à contestation. Je fais confiance à son jugement, car l’impartialité est une de ses qualités, surtout dans le sport. De toutes façons, vice-champion de France en si peu de temps, c’était déjà une belle performance! Le plus surprenant, c’est que son frère Pascal, qui a une seule fois, été le voir combattre, n’a plus jamais voulu y retourner! Il ne supportait pas de rester inactif et mourrait d’envie de monter sur le ring pour lui prêter main forte! Voir son frère recevoir des coups, le rendait vraiment malade.

J’ai encore la cassette que j’avais enregistrée lorsqu’un journaliste l’avais interviewé sur une radio . Il l’avais présenté comme : Petit et teigneux sur le ring, mais éminemment sympathique en dehors!

Personnellement, je n’ai même jamais essayé d’assister à un seul de ses combats. J’attendais, en transes, qu’il passe à la maison après chaque rencontre. Il n’a jamais été trop marqué au visage, parfois l’arcade sourcilière ouverte (c’était son point faible) et pour moi, c’était déjà trop! Par contre , les hématomes sur les jambes (qu’il a fluettes) n’étaient pas rares!

Il a cessé de disputer des combats, parce-que celà créait une gêne, quand dans son travail, il recevait les clients. Un graphiste l’arcade sourcilière ouverte, celà ne faisait pas très sérieux! Le travail passait avant. Son but n’a jamais été de faire une carrière de boxeur, mais la pratique de cette discipline, l’a beaucoup aidé durant les deux premières années de son veuvage.

De plus,il était maintenant très performant dans son métier de graphiste. Il  a donc décidé de s’installer à son compte. Nous avons trouvé un appartement remplissant les conditions requises, tant pour travailler que pour recevoir la clientèle.

Très rapidement la réussite a été totale. Son banquier était content et c’est tant mieux, car Bruno, avait en tête, pour plus tard un autre projet !

essais n°16 TOUTE UNE VIE en deux -ans-et-demi. 2ème partie

Classé dans : famille litterature — 15 octobre, 2011 @ 3:56

Le premier janvier approchait et Valérie tenait à ce que celui-ci se passe chez eux. Personnellement je ne trouvais pas l’idée très raisonnable. Sans nous être consultées, j’étais persuadée que Marcelle était du même avis que moi, mais allez faire entendre raison à une jeune entétée, qui avait décidé  que le dernier réveillon s’étant passé chez Eric, il avait été convenu que cette année ,ce serait chez eux . Il était hors de question de ne pas tenir ses engagements! Elle aurait tout le temps de se reposer ensuite.

La tradition chez nous, voulant que nos enfants nous réservent le réveillon de Nöêl ils s’organisaient selon leur choix, pour celui du premier de l’an ! Le plus souvent ils réveillonnaient entre jeunes. Le lendemain de ces deux jours étant généralement consacré à la belle-famille !

Le cours de cette soirée du trente et un décembre 1990 a vu son cours brusquement perturbé, la copine de Pascal ayant trouvé plus confortable de perdre les eaux sur le canapé ! Comme nous ne savions pas le sexe du futur bébé,( soit elle ne le savait pas, soit elle en avait gardé le secret) Bruno m’a raconté le lendemain, que son cousin  Thierry, faisant semblant de flairer le canapé avait déclaré d’un ton docte : C’EST UN GARCON !!  I l avait raison !

Cette soirée, ce ne fut pas une surprise, a été éprouvante pour Valérie. Elle a du monter se coucher en refusant que le fête soit écourtée pour les autres participants.

JIMMY, notre troisième petit enfant est né le premier Janvier 1991 ! Moi qui n’ai pas la mémoire des dates, je n’ai aucune peine à retenir celle-ci : 01/01/91. Par contre, il n’est pas trop favorisé pour son jour d’anniversaire ! Remarquez, son père étant du 29 décembre , nous leur organisons une soirée commune, entre Noël et le premier de l’an. C’est d’un commode!!! Les fêtes de fin d »année passées, tous n’aspirent plus qu’au repos !

Honnêtement, j’ai un peu de mal avec la chronologie des évènements des cinq mois qui vont suivre.Les souvenirs ne sont pas toujours aisés à exprimer.

Nos jeunes mariés ont décidé de se faire bâtir une maison. Un constructeur, ami des parents de Valérie, s’occupait de leur dossier. La grand-mère de celle-ci leur apportait l’apport financier qui leur manquait au départ, en attendant que le crédit soit  accordé.

La santé de Valérie ne s’arrangeant pas, le couple était toujours chez Marcelle et Jean-Paul. Les séjours à l’hôpital ont recommencé. Puis le retour au domicile. Lorsque j’allais lui rendre visite, l’après-midi, nous nous installions sur le canapé, feuilletant les ouvrages traitant de décoration. Elle savait très précisément quel genre de rideaux elle voulait et réfléchissait à l’aménagement de leur maison à venir, vaste sujet !

Elle avait aussi, sur les catalogues de vente par correspondance , choisi pas mal de vêtements pour Bruno. J’approuvais. C’est vrai qu’elle avait beaucoup de goût.

Bruno était passé un soir à la maison, pour me donner à garder  le dossier de demande d’assurance concernant le crédit de la maison. Evidemment, la compagnie avait refusé son accord en ce qui concernait Valérie. Il ne voulait pas le conserver craignant que celle-ci ne mette la main dessus.

Comme il était inutile de continuer à payer un loyer qu’ils n’occupait pas, je suis allée avec Marcelle faire les cartons! Il a fallut vider cette location où ils n’ont pas beaucoup vécu. Celà leur permettrait de faire des économies!

Moments très difficiles  pour Marcelle qui luttait désespérément contre le chagrin, en manipulant tant de souvenirs concernant sa fille.

Les visites de bruno à la maison étaient difficiles . Courtes et difficiles!  Ne sachant trop quoi dire de crainte d’être maladroite et , ce faisant,me faire rabrouer, je me taisais et Bruno finissait par repartir!

Et puis, un soir, il m’a confié que les médecins les avaient convoqués, lui et Marcelle pour leur annoncer qu’il ne pouvaient plus rien faire pour Valérie. Bruno a dû soutenir la pauvre femme effondrée et vacillante, jusquà sa voiture, la suivant dans la sienne de très près.

Ils ont dû, tous les  deux regagner la maison, Jean-Paul et Valérie, et se conduire comme habituellement.NE RIEN LAISSER PARAITRE !! Terriblement unis par le chagrin !

Dès lors, Marcelle et Bruno, épaulés par Jean-paul, ont vécu l’enfer!.

Ils ont dû vivre, normalement en apparence, en voyant Valérie s’affaiblir chaque jour davantage.

Puis, Bruno a convoqué ses frères à la maison pour les informer que l’on allait mettre Valérie sous perfusion, ainsi, sans rien provoquer ni accélérer, elle partirait doucement.

C’est ainsi que Valérie nous a quitté, la veille du week-end de Pentecôte  1991.

Je retrouve aujourd’hui, quelques lignes que j’avais écrites alors.  Ce sont les derniers feuillets que j’ai retrouvés dans mon tiroir. J’ai cessé d’écrire ensuite. Je les recopie sans rien y changer :

 Mai 1991.

Ainsi que tous les soirs nous sommes installés devant le poste de télévision.

Je suis, comme à mon habitude, à l’angle du canapé, les jambes repliées de côté, position que normalement je ne devrais pas garder longtemps. L’ankylose gagnant rapidement, j’éprouverai bientôt le besoin de déplier celles-ci un instant, pour me réinstaller ensuite comme initialement.

Tout ceci entraîne une certaine agitation, car Robert, mon mari, occupe le reste du canapé, à demi allongé et la tête appuyée sur le coussin calé contre moi. Nos changements de position fréquents provoquent alors le regard courroucé de mamie, ma mère, qui partage notre vie depuis vingt ans maintenant. Ses quatre-vingt-dix ans et une arthrose sévère lui interdisant trop de mouvements, notre agitation épisodique, mais renouvelée l’agace prodigieusement.

Ce soir, pourtant, les images défilent et je me rends compte que je suis incapable de raconter l’intrigue que nous sommes sensés suivre sur le petit écran. Contrairement à mon habitude, je n’ai pas changé de position depuis vingt heures trente et je ne ressens rien de plus qu’un doux engourdissement des membres et de l’esprit. Je voudrai ne plus bouger, ne pas penser, étouffer ma peine, alors que j’aspire à être seule pour la laisser éclater.

Aujourd’hui n’est pas un jour comme les autres. Aujourd’hui  ont eu lieu les obsèques de Valérie, le jeune épouse de Bruno.Une cruelle maladie l’a emportée à vingt-cinq ans après seulement cinq mois de mariage.

Je ne crois plus à la justice divine!

Bruno est rentré avec Marcelle sa belle-mère et Jean-paul l’ami de celle-ci, dans une maison où Valérie n’est plus.

Tout au long des derniers mois , j’ai veillé à ne pas m’imposer car ma peine ne peut en rien , être comparable à celle d’une maman voyant jour après jour partir son enfant, pas davantage à celle d’un jeune époux, refusant longtemps l’évidence, puis mettant toutes ses forces afin de faire face à la vérité et à son issue inéluctable.

Ce soir, je me sens seule. Je voudrais serrer Bruno dans mes bras comme lorsqu’il était enfant.

Je sais au fond de moi, que la vie continuera pour mon fils et qu’il connaîtra d’autres joies. La raison et l’expérience nous l’enseigne chaque jour. Pour l’instant celà lui semble inimaginable, le coeur ne peut pas suivre.

Et puis un jour, sans rien oublier ni renier du passé, Bruno regardera de nouveau vers l’avenir, et la vie reprendra ses droits.

En attendant, nous serons là, Robert et moi, avec notre amour inconditionnel de parents.

essai N°16 (suite) quelques photos de la noce !!!

Classé dans : famille litterature — 14 octobre, 2011 @ 8:07

unpetitpasdedanse001.jpgbrunovalrieblogmariage0141.jpgmariagebrunovalrieblog021.jpgmariagebrunovalrieblog006.jpgmariagebrunovalrieblog005.jpgvalobrunoblog002.jpgbrunovalrieblogmariage017.jpg 

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Belle journée!

Un  petit pas de danse avec Manu !

Un nuage de douceur , de fragilité et d’émotion ! 

Une part du gâteau , Marcelle ?

Oh! Oui! avec enfin le sourire! Après la pluie , le soleil : le bonheur de nos enfants!

essais n°16 TOUTE UNE VIE en deux ans-et-demie ! 1ere Partie

Classé dans : famille litterature — 14 octobre, 2011 @ 8:07

Bruno et Valérie ne sont pas restés longtemps dans le petit appartement qui avait vu passer Eric puis Pascal dans ses murs. Celui-ci n’était pas vraiment confortable , et la maman de notre future belle-fille s’inquiétait par trop, car Valérie , avant de rencontrer Bruno, avait été hospitalisée pour un pneumothorax. J’ai su, plus tard qu’elle avait beaucoup souffert. Elle était  allergique à la xylocaïne et  les soins avaient été particulièrement douloureux. Il convenait donc de prendre certaines précautions, tant pour Valérie que pour rassurer une mère toujours un peu inquiète!

Nos deux tourtereaux ont donc déménagé dans un appartement  plus moderne, bien qu’ au premier étage!  Tout les deux avaient grandi dans un pavillon avec jardin. Pour eux , ce n’était pas vraiment encore l’idéal, mais quand on est jeunes et amoureux ,il suffit d’être deux !

Bien que d’apparence fine et délicate, Valérie ne manquait pas de tempérament! Lors de discussions parfois très animées, au cours de repas avec ses futurs beaux-frères  ,que, soit dit en passant, elle trouvait un tantinet « machos », elle ne s’était pas gênée pas pour leur balançer : ce n’est pas parce-que vous avez quelque chose entre les jambes, que vous êtes plus forts et plus intelligents! Eh! paf! C’était envoyé, clair et net!  Le plus fort, c’est que, une fois la surprise passée, celà faisait tordre de rire mes grands gaillards! Ils en ont encore le souvenir. Je tiens cette anecdote d’Eric et Pascal !

Elle s’est aussi attelée au renouvellement du vestiaire de  Bruno, le trouvant par trop  « ringard ». C’est vrai que Bruno ne pêchait pas par son originalité. Très classique, le Monsieur! Et moi, qui le trouvait plutôt chic !!!!

Valérie était secrétaire commerciale et travaillait dans une entreprise de fournitures de bureaux. Bruno gagnait très bien sa vie. Ils auraient dû être heureux!

Bruno regrettant toujours le milieu du graphisme avait très envie de renouer avec ce travail, mais depuis son départ à l’armée il avait un peu perdu de sa dextérité. La société de graphisme où il avait fait son apprentissage puis travaillé jusquà son départ  sous les drapeaux, voulait bien le reprendre mais à un salaire proche du SMIC.

Valérie a eu l’intelligence et le coeur de comprendre le besoin de Bruno et n’a pas vu d’inconvénient à ce changement de salaire. Enfin, j’imagine qu’elle avait bien dû hésiter, je n’étais pas dans ses pensées ! Toujours est-il qu’il est reparti de la base dans son travail  et elle l’a soutenu!

Je sais que, le soir, lorsque Bruno travaillait à sa table de dessin, elle avait coutume de s’asseoir auprès de lui avec son livre et lui tenait compagnie. Lui, dessinant, elle, lisant.

Je suis au courant parce-que Bruno me l’avait raconté à l’époque !

Ils ont voulu un chien. Eric leur a procuré un griffon-korthal, d’excellente lignée. A l’origine adorable chiot, qui va devenir rapidement un chien d’assez bonne taille. Il s’appelait Edgard!

Ainsi s’est écoulée l’année 1989 , puis le printemps 1990. Lorsque  une petite maison avec jardin s’est libérée non loin de chez nous, ils ont décidé de la louer! Ce serait plus facile pour le chien! Il y avait quelques travaux, mais celà n’est pas un problème pour notre famille! Il y a en a toujours un qui a, subitement, un projet quelconque et tout le monde s’y attelle de bon coeur.

Ce samedi là, le déménagement était en cours au milieu des derniers travaux. Bruno m’a annoncé que Valérie avait téléphonné à sa maman car le mâtin elle avait craché un filet de sang ! Je lui proposais de l’accompagner au cabinet de radiologie, en attendant que sa mère revienne car ce jour là elle était dans la famille de son ami. Tous les deux sont rentrés immédiatement .

Les radiologues, après l’examen, ont parlé à Valérie à part. Ils lui ont conseillé de se rendre chez le médecin sans tarder. Nous sommes allées chez le mien qui nous a reçues immédiatement. A l’auscultation derrière le dos de Valérie ,il m’a fait comprendre, par une mimique, qu’il était inquiet.Il a lui- même appelé le service hospitalier qui l’avait soignée précédemment , pour organiser son admission La pauvre petite était bouleversée, mais avec la volonté et la retenue qui l’ont toujours caractérisée , elle n’a pas dit grand chose. Moi non plus j’étais trop inquiète et ne savais pas trop comment me comporter! Je pense qu’elle avait plus besoin de sa mère et de Bruno pour peut-être se laisser aller un peu!

Nous sommes revenues dans le logement pas complètement installé. Marcelle, sa maman était arrivée avec Jean-Paul son ami.

Il a fallu préparer son sac, et , la suite  immédiate : l’entrée à l’hôpital  , les premiers examens et résultats, ont été le lot de Bruno et sa maman . Heureusement Marcelle avait Jean-Paul, qui, d’après ce que j’ai pu voir, a été d’ un très grand soutien, même pour Bruno.

Je me suis cantonnée au rôle de visiteuse.Valérie avait une grande volonté, toute tendue vers le respect et la dignité.  Elle appliquait ses principes à elle- même, tout comme elle jugeait sévèrement ceux qui n’en avait pas! .

Les mois suivant ont été un véritable enfer!

CHIMIO !  RAYONS ! OPERATIONS  ! Elle a eu droit à tout!

L’espoir,tenace,aide à gérer la situation.

Marcelle  alternait avec Bruno, les nuits, qui, à l’hôpital, suivaient les séances de chimiothérapie. Après une nuit passée dans le fauteuil auprès du lit, elle repartait pour sa journée de travail . Valérie n’aurait supporté personne d’autres auprès d’elle, dans ces moments où elle se sentait dévalorisée. Dans les intervalles , elle revenait à la maison, chez sa mère. Le couple s’y était installé . Marcelle et Jean-Paul prenaient soin de Valérie et Bruno partait au travail plus tranquille!

Edgard devenu superbe,   n’avait pas droit de cité sur le beau canapé de Marcelle où sa maîtresse se reposait en règle générale. Par contre , comme dit le proverbe : » quand le chat n’est pas là, les souris dansent! » En guise de danse,  « Edgard »  profitait de la plus petite absence de Marcelle pour se pelotonner près de Valérie et se prélasser sur le canapé!

Pour évacuer toute cette peine qui se transformait parfois en colère, Bruno s’est inscrit, deux où trois fois par semaine, le soir, à la boxe française la » SAVATE » !  Parfois, lorsqu’il passait à la maison , je devais faire attention à mes paroles , car il avait tendance à tout mal interpréter lorsque celà venait de ma part . Il avait besoin de quelqu’un sûr qui se défouler et il estimait, que, s’il passait à la maison, ce n’était pas pour que je pleure! Il n’avait pas besoin de » ça »!

Comme je devais aussi me contrôler devant mamie Mélia, elle était trop fragile, et à son âge, c’est terrible à dire, mais elle aurait été encore plus perdue de me voir pleurer que de la raison de ma peine! Il m’est arrivé de prendre un instant la voiture , de m’éloigner sans rien dire à personne , et d’aller, seule , pleurer tout mon saôul!

Mon dieu! Quand je pense à ce qu’à dût supporter Marcelle!

Le soir du réveillon de Noël 1990, ils sont venus faire un tour à la maison.Il était tard et nous ne pensions pas qu’ils viendraient car Bruno m’avait avertie que Valérie venait de perdre ses cheveux! Tous d’un coup ! Elle avait mis une coiffe et elle était très jolie, on ne voyait que ses beaux yeux bleus. Je n’ai pas souvenir de lui avoir vu porter la perruque qui avait été confectionnée en prévision de ce moment.Ils ne sont pas restés longtemps, mais elle avait eu la volonté comme à son habitude , de venir, refusant que l’on s’apitoie sur son sort.

Ils avaient prévu de se marier en octobre 1990. Pascal et sa copine, les suivraient de peu, après la naissance de leur premier enfant . C’était prévu pour le début de l’année suivante : 1991 .

Le mariage avait été repoussé, jusqu’au  premier décembre.

Je n’y était pas, mais lorsque les médecins ont annoncé à Marcelle et Valérie, que oui, elle pouvait se marrier! oui, elle sortait de l’hôpital! je n’ai aucun mal à imaginer l’émotion ressentie! Peut-être des larmes, mais enfin de joie !.

Confidences de Marcelle :

« En face de l’hôpital, se trouve une église. Notre premier acte a été d’aller rendre grâce à DIEU !

Et nous sommes directement parties  choisir sa robe de mariée! »

Nous nous sommes jetées dans ces préparatifs ,de concert , (j’avais enfin la possibilité de participer !) sans réfléchir davantage. Bien décidée à leur offrir le mariage dont ils rêvaient! Surtout Valérie. Son bouquet serait de fleurs blanches et de roses rouges! Elle avait des idées très arrêtées! Toute la déco s’est organisée de la même façon, jusqu’au garnitures des voitures , le centre des tables rondes, et les bouquets des petites demoiselles d’honneur!

Bruno à l’unisson! Large ceinture et noeud papillon rouge !

Ils partiront en voyage de noces à Rome! Cadeau de Marcelle et Jean-Paul.

Valérie aurait comme témoin Manu, son amie d’enfance. Je n’ai jamais sû quel était réellement son prénom, peut-être Emmanuelle ou bien Manuella ! Je l’avais rencontrée une fois, à l’ hôpital alors que je rendais visite à Valérie. Manu officiait sur les mains fines de son amie alitée et lui faisait délicatement une manucure. Ma visite avait été courte, j’avais jugé plus intelligent de les laisser entre -elles!

Manu était fiancée avec Laurent, il serait le deuxième témoin de Bruno, dont  il est resté , depuis le meilleur ami. J’aurai l’occasion de parler plus longuement de lui plus tard.

L’organisation n’a posée aucun problème car Marcelle et moi nous sommes bien entendues. C’est une femme très intelligente, que j’apprécie beaucoup!

Nous étions  une centaine le samedi,  et le lendemain une cinquantaine chez nous pour terminer la fête. Le lendemain, on se lâche davantage! Celà a été le cas! Tout le monde a eu à coeur d’oublier les pensées pessimistes!

La mariée était belle! Toute fine dans son foureau, avec un amas de tulle tel un nuage vaporeux, à partir de la taille,  uniquement sur  l’arrière. Dans son fourreau , devant , l’on aurait dit une petite sirène!  Ses cheveux blonds avaient repoussé, son teint diaphane valorisant ses yeux si bleus . Un boléro semblant de pur duvet de cygne la protégeait de l’air vif! On était quand même le premier décembre! Elle semblait si délicate et si heureuse! Elle a pleinement profité de cette journée, et celà,c’est merveilleux !

essais n° 15 année 1989/1990

Classé dans : famille litterature — 12 octobre, 2011 @ 7:08

Depuis plusieurs années, épisodiquement, Robert souffrait d’une dent, pensait-il. Comme il n’avait pourtant pas de dent abimée, le médecin a demandé une scintigraphie et l’on a vu qu’il avait une perforation du plancher du sinus! Peut-être le résultat d’une  ancienne extraction dentaire ! Il a donc été opéré sans problème particulier. Quelques temps plus tard, il a dû se faire arracher une dent. Comme sa gencive ne guérissait pas, il est retourné voir le dentiste qui n’a pas été satisfait en voyant la consistance du caillot. Il faut dire qu’il avait saigné toute la nuit! Il a donc fallu consulter de nouveau notre docteur. A la palpation, celui-ci, lui trouvant un gros foie, rédigea une ordonnance de prise de sang, dont le résultat fut inquiétant. Un problème hépathique était évident. Transaminases et gammas  GGT élevés et plaquettes très basses. Rendez-vous fut pris chez un spécialiste (soi-disant très renommé sur la place de Bordeaux), et celui-ci décida de pratiquer une biopsie du foie.

Notre médecin se déplaça pour venir lui-même nous en apporter le résultat. CIRRHOSE !  Il était très embêté, car il ne comprenait pas cette conclusion. Pourtant le fait était indiscutable! Nous connaissant depuis trente ans, il savait très bien que mon mari n’a jamais abusé des boissons alcoolisées quelles qu’elles soient. On fit une recherche d’hépatite A et B , qui s’avéra négative dans les deux cas.

Une CIRRHOSE ! Robert vécut très mal ce diagnostic. Pas question d’en informer qui que se soit, et encore moins les enfants! Ceux-ci n’ont jamais vu leur père ivre. Jamais!

Dès lors, il n’a plus bu que de  l’eau! Sans se permettre le plus petit écart!

Nous avons gardé ce secret pendant un an. Il a refusé de s’arrêter de travailler, malgré une grande fatigue et la perte de dix kilos.

A la fin de l’année, notre médecin prit sa retraite pour cause de maladie, et son remplaçant a repris le dossier . Nous étions à la fin de l’année 1989 et l’on venait de découvrir le virus de l’hépatite C. Il en fit faire la recherche dans une nouvelle prise de sang.

Robert rentrait juste du travail en fin d’après-midi , lorsque le médecin est arrivé pour nous en apporter le résultat positif, et, dans la foulée, remplir le dossier d’arrêt de travail et de déclaration de longue maladie!

Après son départ, nous sommes restés un moment sous le choc! Pourtant, aussi étrange que celà paraisse, Robert était soulagé. Il avait enfin une explication : cirrhose post hépatite C, ainsi que l’attestait le courrier que nous devions apporter au spécialiste lors du rendez-vous prochain.

De plus, famille et enfants pouvaient être mis au courant. C’était même une obligation car l’on ignorait encore tout de la maladie et des précautions éventuelles à respecter.

Je me demande encore, comment Robert avait pu se contenir lors de la visite chez le spécialiste. Nous en sommes repartis sans un mot, tellement nous étions outrés!

_ Un moment auparavant, nous étions assis,  face au  spécialiste, qui depuis notre arrivée, les résultats de la prise de sang et de l’hépatite C , étalés devant lui sur son bureau, semblait réfléchir profondément, pour finalement, demander à Robert, qui, l’espace d’un instant en est resté sans voix :

_ Vous êtes sûr que vous n’avez pas rechuté ?

En dominant sa colère, Robert lui a jeté : je ne parle pas français ? Je vous dis que je ne bois pas!

La minute suivante , ( obligée de régler la consultation, jaurai bien aimé  lui faire bouffer le chèque , alors que Robert avait déjà ouvert la porte) nous étions hors du cabinet, nous jurant bien de ne plus jamais remettre les pieds chez ce C.. !qui n’a jamais voulu reconnaître que l’hépatite C était responsable de la cirrhose! Et non pas l’alcool!

Nous avions , par chance, une nièce travaillant à la faculté des sciences dans le service qui étudiait justement les hépatites et les biopsies des foies transplantés. Elle en parla au professeur  qui dirigeait le service, et nous obtint un rendez-vous avec lui.

Notre médecin de famille, le remplaçant, approuvé par l’ancien, s’était chargé de faire reconnaître , par notre assurance , la réelle cause de la cirrhose. Cette maladie faisant partie des clauses d’exclusions dans le code des assurances. Grâce à eux, nous avons été rétablis dans nos droits, une fois l’hépatite prouvée.

Dès cet instant, enfin, Robert a eu confiance dans l’équipe médicale. Après lui avoir dit que tôt ou tard, la seule solution serait une greffe du foie, le professeur l’a orienté vers le docteur hospitalier spécialisé dans les hépatites. Celui-ci était partisan de repousser au maximun la transplantation. Il a proposé à Robert de réfléchir à l’éventualité de participer à l’un des premiers protocoles concernant l’hépatite C.

Robert n’a pas hésité longtemps avant de signer son consentement. Trois mois plus tard, il a commencé la première partie du traitement par INTERFERON.

A l’issu du premier traitement , résultat moyen. Quelques trois mois de repos, puis deuxième  traitement d’interféron en augmentant la quantité d’unités du produit. A l’issue des six mois d’injections prévues, accompagnées bien sûr de leurs inévitables effets , la recherche d’ARN (charge virales du virus), s’est enfin révélée négative . Même le médecin était satisfait , du moins provisoirement. Il avait raison de ne pas être trop affirmatif et de refaire une recherche du virus un mois plus tard. Envolé le soulagement et l’espoir! Résultat positif !

Le protocole dans son cas prévoyait de recommencer une nouvelle période  de piqûres. La réaction de Robert était particulière, car à l’issue de chaque cycle , ses resultats d’analyses se normalisaient pour rebondir le mois suivant, aussi inquiétants qu’au début de la maladie.

Certains participants du protocole n’ont pu le continuer, car ils n’ont pu en supporter les répercussions sur le moral tant du malade que de leur entourage!

Un nouveau médicament ayant fait son apparition et surtout Robert toujours aussi battant, après un temps de repos, un nouveau protocole fut mis en place. A l’interféron sont venus s’ajouter les comprimés de RIBAVIRINE. Double médication, doubles effets secondaires. Pour le coup, Robert a dû faire preuve de toute la volonté qu’il a toujours possédée. Inévitables : les saignement de nez, les moments de déprime, d »énervements etc …… Trois soirs par semaine, après la pîqure et celà malgré la prise préventive d’efféralgan, les frissons arrivaient les premiers,puis les maux de tête, enfin, en bloc ,tous les symptômes d’une grosse grippe déferlaient dans son organisme, jusqu’au mâtin. Jamais il ne se plaignait, mais nous qui le connaissions bien, sentions combien il tendait toute sa volonté pour que la vie continue normalement. A part les soirs d’injection il était toujours présent pour tenir son rôle comme auparavant . Bien que le service hospitalier nous ait assurés plusieurs fois:  il n’y a pas de risque de contamination à part par le sang, nous avons instauré des règles d’hygiène sévères pour les enfants, et le reste de la famille. Robert n’ osait plus embrasser les enfants .D’ailleurs depuis il n’est plus jamais allé en clinique lors de la naissance de nos petis enfants, il attendait qu’ils rentrent à la maison, et ne les touchait pas, tant que c’était des nourrissons!

Jusqu’en 1997, à l’arrêt des différents traitements, le virus devenait indétectable pour ressurgir inéluctablement trois mois après!

Les traitements ont été suspendus en attendant et espérant que la recherche fasse des progrès!

Si je fais abstraction de la santé de Robert, je dirais, que,

                                               POURTANT 1990 commençait bien!! Très bien même !

Le douze janvier , MARC, le deuxième enfant d’Eric a vu le jour!

Pas comme  Lydie quatre ans plus tôt ! Pas de course entre l’hôpital et les protagonistes de cette journée.

Il avait quand même le problème sanguin identique à sa soeur, mais beaucoup moins prononcé, et, heureusement pas le staphylocoque !! Il a fallut longtemps pour que tout rentre complètement dans l’ordre, mais il n’est pas passé par la case hôpital!  Nous le trouvions particulièrement sage comme bébé, avant de savoir que cette sagesse etait la conséquence de son problème sanguin (carence en globules rouges!).En principe, il fallait patienter, le temps devait, petit à petit améliorer sa formule sanguine. Du coup, nous étions très pressés de le voir devenir moins calme! Il s’est rattrappé plus tard , bien qu’il n’ait jamais été un enfant difficile ou turbulent. Plutôt calme habituellement, dans de rares cas, il était capable de véritables colères! Dans ces moments -ci il valait mieux rester à distance, jusqu’à ce que son père intervienne et le petit malin filait dans sa chambre bouder! Mais c’était peu fréquent. Il fallait vraiment l’avoir poussé à bout ou l’avoir vexé pour qu’il explose!

Bruno sera son parrain! Sa tante maternelle sa marraine .

En ce qui nous concernait, c’etait notre PREMIER PETIT FILS!  La famille s’agrandit!

essais n° 14 Après le service militaire

Classé dans : famille litterature — 10 octobre, 2011 @ 8:55

Pascal, libéré le premier, entra dans une société qui faisait l’entretien des chaudières. Il  prit la suite dans le petit logement qu’habitait Eric, lorsque celui-ci a déménagé pour un appartement un peu plus grand. Il n’est pas resté longtemps dans cette entreprise. Dès qu’il l’a pu, il a son tour acheté une remorque friterie et sa tournée de fêtes. Il l’a tenue durant deux ans. Puis,il avait recontré celle que j’appellerai sa copine dans un premier temps. Parallèlement à la friterie fonctionnant principalement le soir, il a monté avec un copain,une petite société de depannage : » DEPANEXPRESS » Il faisait un peu de tout, de la plomberie à l’élagage , mais finalement ils avaient, autant l’un que l’autre, beaucoup de mal à se faire payer leurs services,surtout lorsqu’une personne agée et seule faisait appel à eux lors de pannes de chauffage ou autres petits problèmes domestiques. En celà, je retrouvais le comportement de mon mari qui refusait, lorsque son chef l’y envoyait, de fermer le compteur d’eau quand la facture impayée concernait une personne agée ou visiblement dans le besoin.

La copine de Pascal était alors venue s’installer chez lui. Elle deviendra la mère de ses deux enfants : Jimmy et Jordan.

Ce n’est pas en faisant du sentiment que l’on gère une société, fut-elle petite! Donc, exit la société avant de s’endetter! Avec le recul, son père et moi avons tiré la conclusion qu’il était encore trop jeune pour ce genre d’aventure. Même pas vingt ans !

Pour faire bonne mesure, sa tournée de fêtes ne s’est pas révélée vraiment rentable. Il a vendu sa remorque, Eric a récupéré la seule manifestation valable de la tournée, et Pascal est entré dans une petite entreprise de serrurerie, ferronnerie,soudure etc….. dont le propriétaire était un ami de la famille de sa copine

pourleblogn2003.jpgValérie et Bruno …

BRUNO, lui, libéré six mois plus tard, fut embauché dans une société de photogravure. C’est à ce moment là qu’il a rencontré Valérie, lors d’une soirée en boîte. En fait, il la connaissait déjà pour l’avoir vue, alors qu’il était plus jeune, quand il allait avec son frère et deux autres copains, épier derrière les vitres, le cours de danse moderne auquel elle participait. C’était interdit , bien sûr! C’est ce qui pimentait la chose. Lorsqu’ils arrivaient, faisant pétarader leurs mobylettes, il se créait autour d’eux une réputation de garçons non fréquentables! Les jeunes filles sérieuses du cours se tenaient à l’écart, non sans risquer, j’en suis persuadée quelques regards furtifs. Evidemment celà perturbait quelque peu le cours et le professuer était mécontent!

Il faut croire que leur destin était de se rencontrer, puisque déjà, à ce moment là, il l’avait remarquée.A ce point de mon récit, je me réfèrerai aux quelques lignes écrites par Bruno. Je le cite : » je me souviens précisement du moment où mon regard a croisé celui de Valérie, qui était d’ailleurs accompagnée de son petit copain. Elle avait des yeux bleus clairs d’une intensité soutenue. Blonde, un teint de porcelaine, elle avait une taille identique à la mienne et son sourire accompagnait chacun de ses gestes. Ses yeux se plissaient et elle rougissait rapidement, dès que quelque chose la mettait mal à l’aise. Ce fut le cas lors de notre rencontre! »

Durant la première année suivant leur rencontre, faisant foin du cérémonial de présentation à la famille, Bruno est arrivé, en coup de vent, en compagnie de Valérie. C’était un dimanche après-midi j’avais entrepris le grand nettoyage des placards de notre chambre.C’est dans le plus grand désordre étalé sur le lit, que j’ai reçu Valérie pour la première fois ( si l’on peut appeler celà, recevoir! J’aurai bien aimé être un peu plus présentable!). Bruno est entré directement  par la porte fenêtre de la chambre, puisqu’elle était ouverte, pourquoi utiliser la porte d’entrée ! Valérie sur les talons!

Effectivement, c’était une ravissante jeune fille. Beaucoup de retenue,tout autant de classe, je l’avais trouvée délicate et raffinée. Sur le plan physique elle s’accordait vraiment bien avec Bruno.

Je ne me souviens plus s’ils ont pris un café ou une boisson quelconque, dans la cuisine, tout naturellement.Puis ils sont repartis rapidement, comme si cette visite n’était pas la première ! La visite en coup de vent que l’on fait habituellement.

C’était la première fois que Bruno amenait une copine à la maison!

Un peu plus tard,, recommencement où plutôt continuité de l’histoire familiale. La copine de Pascal attendant un bébé, ils ont déménagé pour un logement plus grand. Et Bruno et Valérie se sont installés pour un court passage, dans le logement que Pascal laissait.

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