Femme au foyer ? le bonheur!!

à 70 ans je découvre l’ordi et grace à cet outil j’essaie d’égrener les souvenirs d’une vie toute simple!

L’ETIQUETTE MULTI-VOLETS ? EXEMPLES et EXPLICATIONS.

Classé dans : famille litterature — 4 novembre, 2011 @ 9:09

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Quelques articles sur les journaux

au début de l’aventure !!!

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Durant cette année 2002, Ier prix au concours de l’innovation, organisé par la chambre des métiers de la gironde.

Comment voulez-vous que les inventeurs n’aient pas été pleins d’espoir !

Voici quelques exemples . Je vous les présente à ma façon, c’est à dire tout simplement. Pour une utilisation, je dirai conviviale ou familiale, personnellement c’est ce côté là qui m’a plû dans le concept. Nos enfants ont un dossier beaucoup plus complet et qui intéresserait plutôt des professionnels.Je n’entrerai pas dans les détails techniques de sa conception , beaucoup moins simples qu’il n’y parait.

Les modèles qui suivent concernent nos enfants ou petits -enfants.

photosetqet003.jpgL’étiquette est constituée de trois feuillets,( ou plus si on le souhaite) qui s’ouvrent comme un livre,grâce à un petite languette que l’on tire sur le côté. Les pages s’ouvrent alors , et l’on peut inscrire sur ces feuillets, tout ce que le client souhaite. Photo, que l’on trouve en premier sur l’étiquette, qui se colle de façon adhésive sur le flacon ou tout autre contenant que l’on souhaite. A l’intérieur l’ on imprime les textes de son choix, faire-parts part de naissance,ou de mariage, avec tous les détails et photos que l’on désire.Anniversaire , remerciements, félicitations, publicités,menus que sais-je encore ? Les feuillets sont détachables un part un si on le veux. Je peux vous dire pour l’avoir vu faire, que les invités se font un plaisir de prélever un feuillet souvenir et de le ranger dans leurs sacs ou porte-feuilles ! La photo présente sur l’étiquette se retrouve sur le dernier feuillet qui reste collé sur le flacon. Rien ne montre qu’il ne s’agit pas d’une étiquette classique. Celà crée un réel effet de surprise !

Une bouteille qui semble tout à fait ordinaire ! Sur le côté la languette qui délivre les feuillets intérieurs.

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Il suffit de fournir les textes que l’on désire, ainsi que les photos, soit par courrier soit par internet, et , soit on reçoit les étiquettes que l’on pose soi-même, soit on commande aussi le vin, si l’on préfère !

En ce qui nous concerne, nous avons choisi de créer une étiquette pour chacun de nos petits enfants . Nous ouvrirons ces bouteilles, un jour, pour une occasion vraiment particulière.

photosetqet011.jpgPour les mariages par exemple, l’on peut placer : la photo, les remerciements des mariés, le mot des parents, celui des temoins, le menu,voire un petit poême. A chacun de choisir ses textes , et les occasions à fêter !

On peut penser que je ne suis pas bon juge,( on dit que l’on ne peut pas être juge et parti!) Mais personnellement je trouve cette idée très sympathique .

ROBERT ET LA TRANSPLANTATION n°2

Classé dans : famille litterature — 1 novembre, 2011 @ 3:40

Le 23 au mâtin, dès la première heure, j’ai appelé le service. La transplantation était terminée et s’était bien passée. Effectivement, ma visite n’était pas souhaitée, et surtout , elle n’aurait rien apporté à Robert qui n »en aurait pas conscience. Les doses massives de drogues diverses, devaient le maintenir dans l’inconscience plusieurs jours.

Le surlendemain, j’y suis quand même allée. Dans le couloir, que maintenant je connaissais, j’ai appuyé sur le bouton de la sonnette réservée aux visiteurs des transplantés. Par l’interphonne , une infirmière m’a interrogée sur mon idendité et mes liens de parenté avec le patient, puis comme c’était ma première visite, elle est venue me chercher pour m’expliquer la procédure, lors des visites suivantes : les visiteurs devaient toujours se signaler par la sonnette et donner leurs identités, la porte s’ouvrait alors par télécommande. Puis l »on accédait, à une toute petite pièce, que j’ai appelée le « SAS », dans laquelle se trouvaient : blouses,coiffes, chaussons, et masques stériles. Une fois équipé, le visiteur devait se laver soigneusement les mains, puis l’infirmière venait vous chercher pour vous conduire auprès de votre malade.Il ne fallait pas oublier avant même de sonner, de déposer son sac dans le casier de consigne, situé dans le couloir.

Pour cette première visite, dès la porte du » SAS » franchie, j’ai pénétré, sur les talons de l’infirmière , dans le secteur stérile. Les chambres des opérés donnaient sur un couloir, dans lequel se tenaient en permanence, les infirmières. Les façades des chambres étant vitrées en totalité, la surveillance était aisée et continue.

L’infirmière m’a conduite devant la vitre de la chambre de Robert, j’ai tout de suite pensé à un aquarium. Derrière la vitre,  de nombreux appareils prenaient presque toute la place . Le lit médical, au centre,était occupé par mon mari, relié à toutes ces machines. Assez impressionnant. C’était vrai, il n’avait aucune conscience de ma présence. Je suis restée un instant, derrière la vitre, puis je suis repartie, que faire d’autre ? Je devais rendre compte aux enfants qui s’inquiétaient beaucoup.

Après l’inconscience, il y a eu les jours où les drogues l’ont fait délirer pas mal. Heureusement, les infirmières m’avaient avertie que c’était normal. Il était persuadé que les docteurs lui voulaient du mal, menaçant même sa vie ! Il s’agitait trop, et il a fallu le replonger dans un sommeil artificiel et l’attacher . Nous étions au sixième jours après la greffe. Il était réveillé, mais n’avait toujours pas toute sa conscience. Lorsque moi-même, ou l’un de nos enfants allions le voir, il regardait avec inquiètude la silhouette , toute de blanc vêtue, qui, derrière la vitre semblait l’épier, le connaissant, je suis persuadée qu’il devait se dire : qu’est-ce qu’il me veulent,? Ils n’ont pas autre chose à faire que de rester là, à me regarder ?. L’infirmière me rassura, lorsque les drogues seraient éliminées, la conscience lui reviendrait d’un seul coup. Le jour d’après, j’ai pu lui parler par le biais du téléphonne, mais la conversation était assez décousue. Le masque et la tenue stérile l’empêchaient  de reconnaître son visiteur .

Lorsque, je me suis présentée pour ma visite habituelle le onzième jour, j’ai eu la surprise de le trouver en chambre stérile. Une vrai chambre ! Comme l’avaient prévu les infirmières, les drogues avaient, depuis la veille, subitement cessé leurs effets et Robert avait retrouvé toute sa raison.

Il récupérait très vite et les infirmières devaient le raisonner : doucement, vous ne venez pas de subir une appendicite !

Il a toujours été un excellent malade. Plaisantant avec le personnel hospitalier , supportant le mal sans se plaindre, car il y avait des moments pas mal douloureux. accceptant les prises de sang très fréquentes, il avalait stoïquement quantité de comprimés car on lui avait enlevé toutes les perfusions. Il était très heureux de retrouver sa liberté de mouvements. C’était au moment de la coupe du monde, et dès que , le soir , l’infirmier avait un instant, il venait dans sa chambre regarder le match avec lui. Les plateaux de repas, stériles , n’étaient pas très appétissants, mais mon mari se forçait et mangeait ce qu’on lui présentait sans rechigner. C’est sûrement une des raisons qui lui ont permis de récupérer rapidement.Pour reprendre des forces, il arpentait inlassablement, le couloir du service, puisque les médecins lui conseillaient déjà de marcher . Il n’ont pas eu besoin de le lui dire deux fois!

Il est revenu chez nous au bout de dix-huit jours. Eric est venu le chercher , faisant office de taxi , il avait une voiture très confortable. Robert préférait cette solution à l’ambulance .

Deux jours après, nous étions de retour dans le service, pour trois jours. Pour simplifier je dirais que d’ici la fin de l’année 2002, nous avons dû repartir à l’hopital pour de brefs séjours de trois ou quatre jours, sept fois. Il s’était produit un problème de voies biliaires ( un retrécissement ) et l’on a dû poser des prothèses pour en élargir la circonférence. Une jaunisse aussi nous a fait très peur.

Celà n’a pas empêché ma tête de mule de mari, de faire quand même, en septembre, l’ouverture de la chasse ! C’est le pire souvenir de nos fils Pascal et Bruno qui l’accompagnaient. Robert avait encore une poche , reliée à un drain biliaire. Il avait absolument voulu que l’on attache ce drain et la poche à l’intérieur de la jambe de son pantalon de chasse. Les enfants étaient morts d’inquiétude et s’en rappellent encore avec émotion. La partie de chasse , n’a duré que la demi-journée, encore heureux ! Parce-que de son côté Robert voulant que les garçons chassent tranquilles,( comme si c’était possible!) s’écartait d’eux, et que ses fils, tout en le surveillant de loin, ne voulait pas avoir l’air de l’épier. Leur père aurait été très capable , de les remettre vertement à leur place !

En décembre est apparu le diabète . Résultat, piqûres d’insuline trois fois par jour .

En janvier 2003 pose de nouvelles prothèses biliaires. En avril on les enlève. Les analyses sanguines ne sont pas parfaites. En mai, il faut recommencer le traitement d’interféron, pas vraiment facile à vivre. En juillet pose de nouvelles prothèses . L’ on a arrêté l’interféron , Robert réagissait mal et les analyses étaient perturbées. Finalement il se pourrait qu’il ait fait à ce moment là , un petit rejet. A l’arrêt du traitement les choses rentrèrent dans l’ordre . Nous voyions le docteur à l’hôpital tous les deux mois, puis tous les quatre mois. Suivre les recommandations du médecin , qui prônait la pratique de la marche, n’a posé aucun problème pour Robert, il partait faire de longues  promenades , au moins quatre ou cinq kimlomètres tous les mâtins, sauf bien sûr durant la saison de la chasse où ils ne comptait pas les kilomètres. Même ses fils ont toujours eu du mal à le suivre!

Pour apprendre à gérer son diabète, les premiers temps, un infirmier est venu régulièrement à la maison . Ce monsieur, lorsqu’il franchissait notre portail, sifflottait allègrement. Nous étions ainsi avertis de son arrivée, sans qu’il ait besoin de sonner. Robert l’avait surnommé « rossignol » lorsque nous étions entre-nous. Un jour qu’il était venu pour la piqûre habituelle, notre petit fils Jordan, l’a salué d’un très poli : bonjour, monsieur Rossignol !

Dans la vie, il faut savoir apprécier les belles choses lorsqu’elles arrivent. Nous n’avons pas eu besoin de chercher bien loin, une raison de nous réjouir au cours de cette année 2003. C’est notre petit Louis qui nous l’a fournie. Louis, c’est le troisième enfant de Bruno ! Il est né en marsl, juste avant le printemps !Il est le dernier de nos petits enfants. Nous en avons huit maintenant . Lydie, Marc , Jimmy , Jordan, Marine , Margot, Marie et Louis !Ils sont tous très attachants et nous sont très attachés.

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LOUIS ….. le dernier de nos petits enfants

ROBERT ET LA TRANSPLANTATION ! n° 1

Classé dans : famille litterature — 31 octobre, 2011 @ 8:56

Depuis 1997, Robert ne suivait plus aucun traitement. Si les différents protocoles subits avaient freiné la progression de l’hépatite, elle était toujours là, sournoise et tout aussi dangereuse.

Nous nous étions habitués à cette situation car Robert ne ressentait pas de douleurs particulières. De plus avec la volonté qui fait partie de sa nature, il ne se plaignait jamais, et vivait donc tout à fait normalement.

Deux fois par an , il passait une I R M . Nous savions qu’au stade de sa maladie, la prochaine étape pouvait être le cancer. Comme depuis cinq ans, il n’y avait apparemment pas d’évolution, nous espérions que les traitements précédents avaient retardé cette échéance et ralenti la puissance du virus de l’hépatite C.

Que Robert doive passer, fin 2001, l’habituel examen, ne nous stressait pas particulièrement. C’était presque devenu la routine.

A l’issu de l’examen, comme à notre habitude , nous attendions, assis sur le banc, dans le couloir qui menait à la salle d’examen, que le médecin vienne, à la demande expresse de Robert, nous rendre compte de ses observations, après l’IRM.

L’examen a montré une tache sur le foie. Il était trop tôt pour en tirer une conclusion. Il arrive qu’un nodule de cette taille (environ 1mm) disparaisse de lui-même. Il fallait  faire une IRM de contrôle d’ici deux ou trois mois, pour vérifier l’évolution, si évolution il y avait !

Nous sommes repartis, assez inquiets, nous savions très bien que ce pouvait être le début des complications.

En février 2002, l’IRM suivante , non seulement confirme toujours la présence du nodule , mais également son augmentation. Il mesure maintenent trois millimètres.

Après l’examen, comme d’habitude, le médecin est venu nous l’annoncer. Il a compris que nous savions ce que celà signifiait.Il nous a accompagnés jusqu’à la porte et m’a serré la main en me disant « bon courage »!

Nous avons marché jusqu’à la voiture sans échanger un mot, le temps d’assimiler la nouvelle. Une fois installé au volant, Robert a laché : Bon ! Eh! bien ! si c’est comme ça, qu’est-ce-que tu veux y faire ? On verra bien! Et il a tourné la clé de contact.

Le résultat connu, nous nous sommes rendus au rendez-vous prévu avec le médecin hospitalier qui suivait Robert depuis douze ans. J’ai toujours accompagné mon mari , à toutes les consultations. Il m’aurait été trop difficile de rester à la maison à attendre.j’avais besoin d’entendre les paroles des médecins en même temps que lui. C’est la raison pour laquelle je dis souvent nous lorsqu’il s’agit de ces évènements.

Lorsque le médecin a évoqué , avec ménagement,l’éventualité de la transplantation, il a suggéré à Robert d’y réfléchir, avant de donner son accord.

La réponse a fusée, ferme et immédiate.

-  Si c’est la seule solution, je vous fais confiance. C’est d’accord. Et il a enchaîné :

- Si tout se passe bien, combien de temps puis-je espérer vivre après la greffe, et dans quelles conditions ?

-Le Dr :  Nous avons des patients qui ont 10,15,20 ans de greffes

-Robert : D’accord, parce-que si c’est pour deux ans, ce n’est pas la peine ! Quel sera le suivi ensuite ?

- Le Dr  :Vous aurez , au début, plusieurs médicaments, puis ensuite seulement deux fois par jours, des comprimés immunossupresseurs, à vie pour éviter le rejet. Dans votre cas, toutes les conditions sont réunies, pour que la transplantation s’effectue sans complications. Votre état de santé général est bon, vous retrouverez une vie normale.Cependant, je ne vous le cache pas, c’est une intervention très lourde.

Robert a confirmé son accord.

Son cas allait être étudié,lors de la prochaine réunion du staff regroupant le personnel médical, responsable des transplantations . Ces réunions avaient lieu tous les jeudis , nous serons informés aussitôt de la décision.

J’ai filé sitôt rentrée, acheter un téléphone portable, nous n’en avions pas encore.Je ne voulais surtout pas risquer d’être absente, si l’on nous appelait. Je n’allais pas rester rivée au fixe à attendre qu’il sonne! J’ai communiqué son numéro à l’hôpital .

Robert, comme à son habitude , n’a rien changé à son comportement . Il allait toujours retrouver ses fils à l’imprimerie et s’occupait de l’emballage. Il ne voulait pas que les enfants s’inquiètent. Comme si c’était possible !

La décision a été prise rapidement. Il bénéficierait d’une transplantation, si les examens préléminaires étaient bons.

Et a commencé la ronde des allers -retours entre l’hôpital et la maison , pour effectuer les examens en question. Rien n’était laissé au hasard, de la vaccination contre l’hépatite B au dentiste, etc …. Il a rencontré les différents chirurgiens suceptibles de pratiquer l’intervention, l’anesthésiste, la secrétaire du service des transplantations qui nous a fait visiter le service réservé aux greffes hépatiques, hormis, bien sûr, le fond du couloir qui s’ouvrait sur la partie stérile. Robert a également dû rencontrer le psychiatre ou psychologue (je ne sais pas trop) .

Depuis toujours, nous savions que la volonté de mon mari en cas de décès était de donner ses organes. Donc, le fait d’être receveur ( a part d’être immensément reconnaissant à la famille du donneur) ne lui posait pas de problèmes particuliers.

Le 17 Mai, j’ai reçu un coup de téléphonne, m’avisant que mon mari était inscrit en tête de la liste des demandeurs d’organes. Le 18, nous avons reçu un courrier de confirmation.

Le mercredi suivant, le 22 Mai au soir, nous venions juste de nous mettre à table, lorsque le téléphonne a sonné. Robert a affirmé : c’est pour moi ! J’ai pris l’appel en pensant : « pas déjà ! » Effectivement, la secrétaire, au bout du fil, nous informa qu’un foie était disponible. Nous devions nous rendre à l’hôpital.

Pendant que Robert prenait une douche, j’appelais les enfants, encore à leur imprimerie , à ce moment là. Pascal est arrivé à la maison pour nous conduire. J’avais préparé une valise , comme pour une hospitalisation normale, mais avec beaucoup plus de soin. Sur le chemin de l’hôpital, nous nous sommes arrétés pour que Eric et Bruno embrassent leur père. Nous étions tous très tendus. Nous avons repris notre route après que Robert leur ait glissé à tous les trois : bon, les drôles, vous savez qu’il y a un risque. Si j’y reste , vous ne vous prenez pas la tête, vouc continuez à bosser . Quand c’est l’heure, c’est l’heure. C’est la vie !

A l’arrivée, Robert a été immédiatement happé par les infirmières pendant que j’allais remplir les formalités d’admission. Pascal attendait dans le couloir.

Lorsque je suis revenue,j’ai juste eu le temps d’embrasser mon mari, en chemise d’hôpital et moustache rasée, puis l’infirmière l’a entrainé vers le fond du couloir. Un peu dans un état second, nous avons vu la porte s’ouvrir ,par le milieu, puis se refermer doucement sur leurs talons.

Et nous nous sommes retrouvés, Pascal et moi, dans un couloir vide. Celà avait été si rapide que nous n’avions pas vraiment eu le temps réfléchir. Une infirmière est venu me rendre la valise que j’avais préparée. Elle serait inutile, tout ce qui approcherait mon mari, dorénavant, devrait être stérile.

Sur le chemin du retour, Pascal m’a raconté qu’il avait refusé que Robert franchisse la porte menant à la partie stérile avant que je sois revenue du service des admissions. Il ne voulait pas que je ne puisse pas l’embrasser avant.

Robert m’avait demandé de ne pas venir le voir avant deux ou trois jours après l’intervention. Ni moi, ni les enfants. Nous savions qu’il serait relié à toutes sorte d’appareils, et que ce serait très impressionnant. De plus, il ne serait pas conscient. L’infirmière a approuvé et m’a expliqué que je pouvais appeler quand je voulais et autant de fois que je voudrais, il y aurait toujours quelqu’un pour me répondre.

Et a commencé , une très, très longue nuit .

LA GRANDE AVENTURE DE L’ETIQUETTE MULTI-VOLETS ! -1-

Classé dans : famille litterature — 30 octobre, 2011 @ 5:06

A l’imprimerie, la machine offset deux couleurs qu’ils avaient achetée d’occasion, tombait souvent en panne et celà posait un gros problème pour respecter les délais de livraison. Le réparateur ne venait pas dans l’heure, et il n’était pas rare de travailler de nuit ou le samedi et le dimanche pour  livrer le travail à la date promise.

Nos trois associés ont donc décidé de la changer.Si la banque voulait bien suivre, ils aimeraient faire l’acquisition d’une « cinq couleurs » ! Gros investissement.

Robert ne jugeait pas cette décision très raisonnable. Il aurait trouvé plus sage, de faire réparer encore la deux couleurs. Mais, encore une fois, les enfants ont maintenu leur décision.

La banque a accordé le crédit. La machine, magnifique et imposante a été livrée.

Celà aurait été trop simple si un problème n’était pas survenu! C’est à ce moment précis que l’ouvrier a décidé de demander une augmentation . Le moment était très mal choisi. Bruno(c’était le gérant), après en avoir discuté avec ses frères, refusa.  L’ouvrier a donc donné son préavis. Eric, Bruno et Pascal ont pensé que sa démission était, en réalité, motivée par la crainte de ne pas pouvoir assumer correctement la conduite de la nouvelle machine. Il avait déjà laissé entendre que pour conduire une cinq couleurs, il fallait être deux. Hors de question!  La charge de l’achat était déjà très lourde pas question d’embaucher en plus un autre employé.

C’est donc Pascal qui après avoir suivi une formation, s’est chargé de l’impression. Quelle pression ! Il s’en sortait bien. Je vous ai déjà dit qu’il a une faculté d’adaptation et d’apprentissage surprenante. Il y a quand même perdu quelques kilos, mais celà lui allait bien, il pouvait le supporter ! Il était là, dans son élément !

L’année avait été très difficile. Ils avaient subi de plein fouet, tous les problèmes générés par la tempête qui avait ravagé la région. Electricité coupée, livraisons bloquées, paiements reportés, parce-que les autres sociétés rencontraient les mêmes difficultés. Celà tombait vraiment mal ! A chaque fois un ennui a suivi  les meilleurs moments, lorsque l’avenir semblait prometteur, il survenait toujours un problème indépendant de leur volonté et contre lequel ils ne pouvaient rien .

A l’automne de cette même année, ayant terminé une de leurs réunions de travail qui avaient lieu toutes les fins de semaine, nos fils ont continué leur discussion, revenant sur une idée qui les taraudait depuis longtemps : la création d’un étiquettes innovante, de fabrication simple,composée de plusieurs feuillets, de pose et de fabrication aisées et d’un prix de revient défiant toute concurrence . Il en avaient déjà commencé l’ébauche et ont décidé d’y retravailler sérieusement.

En août 2001, ils en ont déposé la demande de brevet auprès de l’I N P I , commençant, ce jour là, la grande aventure de l’étiquette multi-volets, qui portera leur nom.

Ils en ont imprimé une quantité suffisante pour que Bruno puisse présenter ce nouveau concept aux clients de l’imprimerie. La majorité des clients en question était composée de châteaux , producteurs de grands crus. L’accueil a été enthousiaste . Cette étiquette, outre son prix minime, offrait une plus grande surface de communication puisqu’elle avait plusieurs feuillets. De plus, avantage non des moindres, elle pouvait être posée sur les chaînes d’embouteillages déjà existantes, sans aucune transformation. Plusieurs châteaux s’intéressaient au produit tout en regrettant qu’elle ne soit pas adhésive.

Qu’à celà ne tienne, ils vont devoir plancher sur une machine à adhésiver, spécifique à leur étiquette ! Le contraire m’aurait fort étonnée !

En attendant, Bruno avait obtenu un rendez-vous, avec le directeur commercial et marketing, d’une grande surface connue tant en France qu’à l’étranger.

L’entrevue fut très positive. Rapidement, le directeur régla d’avance une grosse commande , et donna son autorisation pour que le nom de leur enseigne soit cité dans la presse, associé au nom de la nouvelle étiquette, dont elle tenait à être l’un des premiers licenciés.Le directeur en question allait prendre contact avec son supérieur, car le concept de l’étiquette, convenait parfaitement à ce que  la grande surface recherchait pour une prochaine campagne de publicité sur ses produits. Le marché s’annonçait très important.

Les choses se présentaient bien, même plus bien ! Cependant il fallait être réaliste, ce n’est pas avec la petite sructure de leur imprimerie que nos enfants pourraient faire face à une commande de cette importance. Il leur fallait trouver une imprimerie capable d’assumer une telle production.

Le chef  de l’agence bancaire détentrice de leur compte professionnel, informé du problème, en parla à son responsable régional.Celui-ci, conscient des possibilités qui s’ouvraient à leurs clients ( nos fils en l’occurence) les informa de sa visite, à l’imprimerie.

Que pouvait bien leur vouloir, le responsable régional de leur banque ? Finalement , Eric, Bruno et Pascal étaient plutôt un peu tendus. A tort ! En fait ce monsieur venait proposer de leurs présenter un des clients de la banque, important industriel, possesseur de deux grosses imprimerie.

Dès le lendemain , pourtant un 24 décembre, l’industriel, s’est immédiatement déplacé, pour renconter, dans un premier temps Bruno. Entretien rassurant poursuivi durant le  repas au restaurant.

Un nouveau rendez-vous fut programmé très vite, pour finaliser l’accord. Nous étions quand même la veille de Noël!

Imaginez un peu, le réveillon qui a suivi : espoir, promesses, projets……….. bref, l’euphorie !Un industriel de cette importance, ne se déplace pas pour rien, il a autre chose à faire !

Le banquier  leur conseilla de se concentrer sur le développement du produit, l’imprimerie n’était pas le plus important, l’important, c’était le brevet! Pas de soucis !

A la mi-janvier, Eric, Bruno et Pascal, se sont rendus au rendez-vous, pleins d’espoir. Un contrat avait été préparé par l’avocat de celui que j’appellerai MrX, . Autour de la table se trouvaient outre l’avocat, l’expert comptable et le directeur d’une des imprimeries de Mr. X. qui s’est absenté après les salutations, laissant à l’avocat , le comptable et le directeur, le soin de régler les conditions du contrat, déjà prêt.

Le contrat a donc été présenté aux inventeurs. Chacun l’a lu, sans un mot. La lecture terminée ils se sont consultés du regard, celà suffisait pour qu’ils se comprennent. Bruno a dit : ALORS ? Pascal a répondu : alors ? ils nous prennent pour des dindons!  Eric a jeté au milieu de la table ,le contrat en question, et ils se sont levés d’un seul élan . Ils ont préféré quitter la table et partir manger seuls, plutôt que de partager le repas des autres intervenants, qui cherchaient visiblement à les flouer! Et je suis polie !

Durant le repas, un coup de téléphonne leur demanda de revenir l’après-midi, un nouveau contrat, revu,leur serait proposé.Apparemment, monsieur X. était réellement intéressé par le brevet, sinon, pourquoi les aurait-il relancés?

Effectivement, les clauses du contrat avaient été modifiées:

En échange de l’exclusivité pour son imprimerie de la fabrication de l’étiquette multi-volets,qu’il s’engageait à réaliser correctement, Mr.X. promettait d’apporter le marché de très grosses sociétés ,  versait un chèque immédiat de 45000euros, sous forme d’un prêt qui  leur resterait acquis s’ils apportaient une certaine quantité se commandes.En outre , cent -cinquante mille euros leur serait versés s’ils apportaient à l’imprimerie au moins  trois millions de commandes d’étiquettes dans la première année . Le montant des royalties perçues par les inventeurs, seraient de trente pour cent .

Mr.X. promettait en plus de racheter la machine cinq couleurs , de se charger de la fabrication de la machine à adhésiver,et rachèterai l’actif de l’imprimerie. De toutes façons son imprimerie  aurait besoin de leurs présences pour surveiller la fabrication de leur invention.  Le seul hic, c’était que ces trois dernières promesses ne figuraient pas sur le contrat , Mr.X. se targuant d’être un homme de parole, heureux de les compter comme membres de la « famille! »ils pouvaient lui faire confiance et compter sur lui! D’ailleurs, pourquoi ne déménageraient-ils pas, pour se rapprocher de son imprimeur ? Très paternaliste monsieur X. !

Et nos fils ont signé.

Pour faciliter la reprise de l’imprimerie par Mr. x , Eric, Pascal et Murielle ont démissionné. Bruno restait gérant non salarié, jusquà ce que l’affaire soit conclue défénitivement.

Pour mettre au point la fabrication de l’étiquette, ils ont dû se rendre souvent, dans l’immense imprimerie . Ils y ont été reçus comme des V I P . Le restaurant, réputé, était retenu, (ils y ont d’ailleurs croisé des personnalités connues au niveau national.) et ils ont été traités avec tous les égards .Ils y sont allés plusieurs fois pour surveiller les premiers essais.

Comme il s’y était engagé, Bruno a rapidement apporté des commandes. Et celà a été le début des problèmes !

Cette imprimerie a rencontré des difficultés pour réaliser l’étiquette, et celles qui étaient imprimées étaient défectueuses. Nos enfants avec leurs petits moyens y parvenaient sans peine , et les essais étaient concluants !

Celle de l’imprimeur, n’amenaient que des complications . Incompréhensible ! Incapacité des ouvriers ou volonté délibérée ? On pouvait se poser la question.

Les marchés apportés par Bruno avaient été perdus, à cause des malfaçons de l’imprimeur.

Le directeur commercial de la grande surface qui avait traité avec Bruno, avait fait remonter l’information au Président Directeur  Général de la chaîne . Celui-ci avait donné son accord concernant un partenariat pour l’utilisation de l’étiquette , pour une durée de cinq ans et un quantitatif de cinq millions par an, minimum ! La réussite était là!Cependant, comme stipulé dans le courrier , il ne pouvait enlever la production totale à leurs imprimeurs référencés sans risques de les mener à la faillitte, il espérait donc qu’une négociation pourrait aboutir et, je le cite, » amorcer un partenariat durable et innovant entre nos deux sociétés ».

Voici le courrier en question, bien entendu j’ai dû cacher les noms des personnes et de la société, mais l’orignal est en possession des inventeurs! On pourrait croire que ce sont des affabulateurs ! Hélas! Non

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Eric , Bruno et Pascal, ont donc été obligé de mettre Monsieur X. au courant.  Le marché dépassait toutes les espérances de nos fils, même s’il fallait accepter d’en laisser une petite partie pour les imprimeurs référencés par la grande surface ! Monsieur X. devait participer aux négociations puisqu’il était l’imprimeur référencé des inventeurs. A l’issu de cette réunion, un rendez-vous serait fixé dans les premiers jours de septembre pour la signature.

Les articles sur les journeaux, revues vinicoles , interwiev à la radio, participation aux émissions de télévision, se succédèrent.

Début septembre, Bruno téléphonne pour se faire confimer le jour de la signature. Plus de signature prévue! Que s’est-il passé? Comment peuvent-ils changer d’avis en si peu de temps, et, surtout,après  avoir envoyé un très explicite courrier d’intention.

Monsieur X. aurait-il derrière leurs dos refusé tout arrangement et refusé aussi toutes négociations .Il ne faut pas oublier qu’il allait être obligé de verser 150000 euros, le quota de trois  millions d’étiquettes devant être très largement dépassé!   Comment savoir ?Incompréhension et immense déception !

Que dire des mois qui ont suivi ? Nos enfants sont des battants,et volontaires,mais le moral flanche parfois.

Plusieurs offres d’achat de l’imprimerie avaient été faites , mais à chaque fois les acheteurs voulaient que le brevet soit vendu avec. Impossible !

Dépôt de bilan à l’imprimerie. Heureusement, ils n’ont pas de dettes vis à vis des taxes dûes à l’état, URSSAF, TVA, etc……….

L’imprimeur de Mr. X. ne réussit toujours pas à imprimer l’étiquette . Monsieur X. ne prenait toujours pas à sa charge la cinq couleurs , ne s’occupait pas du tout de la machine à adhésiver, et n’apportait aucun marché. Le temps passait et celà n’arrangeait pas les affaire de nos inventeurs.

Si  ce monsieur avait dans l’intention de les acculer davantage, en agissant derrière leurs dos , en leurs faisant perdre du temps avec des promesses qu’il ne tenait pas, il devait bien y avoir une raison ! Les enfants n’en voyaient qu’une, son but était certainement de s’approprier le brevet concerné. Nous avons appris plus tard  que c’était une de ses pratiques,ils n’étaient pas sa première victime!

Rien que la pensée de s’être fait « rouler » a réveillé l’ardeur de nos fils. Pas question de baisser les bras!

L’avocat consulté, leur conseilla de dénoncer le contrat. L’industriel ne respectait pas ses engagements , mais dans un premier temps, il serait plus judicieux de rembourser les quarante-cinq mille euros. Ensuite, il interviendrait, et l’on verrait bien! En attendant, ils pouvaient continuer de développer le brevet par leur propre moyens.

On s’est arrangés, on a remboursé! Et les enfants ont retrouvé la combativité qui commençait à leur manquer! Tant mieux parce-que les réunions qui se passaient  à la maison étaient parfois houleuses. La présence de Robert les obligeaient à se contenir en cas de désaccord, et le lendemain , le mouvement d’humeur était oublié, jusqu’au prochain.Ils vivaient sous une pression constante.

Bruno avait trouvé un petit imprimeur de la région, qui réalisait l’impression de l’étiquette sans aucun problème. ALORS ?

Avec un ami, de longue date à Pascal, et une connaissance qu’ils avaient faite lors des tests d’étiquetage et d’embouteillage, Eric, Pascal et Bruno avaient décidé de construire la machine à adhésiver. Tout le monde a participé. La machine était enfin opérationnelle !

En deux temps, trois mouvements, les voilà installés négociants en vins et surtout fabriquants d’étiquettes multi-volets ! ADHESIVES !

Leur nature leur interdit de baisser les bras !

Suite au depôt de bilan de l’imprimerie, ce sera Eric, cette fois qui sera gérant, même si en réalité, c »est toujours Bruno qui officie à ce poste!

Ils peuvent recommencer à se verser un salaire!

essais 25….. ENFIN ! C’EST DECIDE !

Classé dans : famille litterature — 29 octobre, 2011 @ 2:07

A chaque problème, sa solution. Facile à dire, mais à réaliser ?

Dans un premier temps, Eric a proposé à Pascal et Mumu de venir habiter chez lui, en attendant d’avoir trouvé à se loger. A mon avis, l’idée n’était pas si heureuse qu’il y semblait . Depuis son divorce, Eric avait pris ses habitudes dans sa grande maison déserte. Il était devenu très soigneux pour ne pas dire maniaque, et je le voyais mal supporter  cette invasion. Trois enfants celà fait du remue ménage et du désordre ! C’est sûr, il allait y avoir des moments où il aurait besoin de solitude.D’un autre côté , cette solution les aidait tous. Pascal et Mumu économisaient un loyer, en partageant seulement celui d’Eric ainsi que les charges afférentes. qui pesaient lourd pour lui, seulement salarié de l’imprimerie. Pour le moment chacun y trouvait son compte. Eric avait un superbe ARA , dont il prenait grand soin. Outre son maître cet oiseau aimait particulièrement Lydie lorsqu’elle venait chez son père.

Pascal et Mumu avaient trouvé un terrain magnifique, en bordure de la forêt, et, comble de chance, dans notre rue ! Ils  feraient donc bâtir. Le constructeur était tout trouvé, ce serait celui-là même, qui avait bâti nôtre petite maison. Pascal se gardait beaucoup de travaux à faire lui-même. Robert l’aiderait .Cette fois, celà n’a pas traîné, si les discussions ont repris, c’était sur les plans de la maison. Plus d’incertitude, la signature a été rapide .L’humeur était joyeuse, les enfants prévoyaient déjà une cabane dans la forêt proche! Ils ont toujours été des amoureux des bois ! En plus , cette cabane là, serait loin des yeux paternels, cachée au milieu des grands chênes ! Génial !

La vie était belle . Pascal et Mumu ont pensé qu’il était temps de régulariser leur situation. Le mariage fut fixé au sept août.

Je ne sais pas si vous avez déjà assisté à un mariage , en toute simplicité, celui-ci, fut un modèle du genre ! Il faisait très beau, même très chaud, la table avait été dressée dans le jardin chez Bruno. La piscine était prête et les maillots de bain aussi !Surtout pour les enfants.

Un neveu était venu s’occuper du méchoui. Réussi, d’ailleurs ! J’avais préparé les amuse- gueules, et les entrées. Les salades, fromages et le gâteau traditionnel ont complété le repas de noces !

Bien sûr, nous avions tous fait un effort de toilette, mais dans la simplicité la plus totale !

La cérémonie, à la mairie, a aussi été particulière. Les enfants, excités, avaient été muni, chacun ,d’un appareil photo jetable, fourni par la marraine de Marine, Sandrine, amie d’enfance de Murielle et photographe de métier . Chacun, dans la plus grande liberté ont mitraillé tout le monde à tours de bras. Jordan dans un premier temps, s’était réfugié sous le bureau du maire , pas trop loin des pieds de Mumu et de son père. Au développement, nous avons pû voir , que l’objet de son intérêt de reporter , était en grande partie, le garde municipal qui gardait la porte de la salle des mariages ! Sa tenue avait dû l’impressionner ! Le reste du reportage était consacré aux pieds des invités , l’objectif de l’appareil n’en voyait pas plus!

mariagemumuforetjmj002.jpg

Tout simplement , un moment de

                             BONHEUR !!!!

Mumu et Pascal très heureux , l’ avaient également joué sobres. Pas beaucoup d’invités, les habitués du noyau familial !Une vingtaine de personnes autour de la table, et une journée , décontractée, chaleureuse et chahutante ! Nous étions tous très heureux et celà se ressentait. Oui, une bien belle journée ! Mumu, portait maintenant, le même nom que nous tous et que Jimmy et Jordan !

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                  Quand je vous le dis :

           tenue et service décontractés !

Comme je le prévoyais, la cohabitation s’est révélée au bout de quelques temps, un peu difficile . Malgré leur attachement, les relations étaient tendues . Et, avant que les choses n’empirent, Pascal et Mumu ont préféré faire l’achat d »un mobil-home qu’ils ont placé sur leur terrain . Avec Robert, ils l’ont raccordé au tout à l’égoût, pour un meilleur confort et une hygiène correcte. Il serait revendu sans problème à la fin de la construction.

Pendant que la maison se construisait, la vie s’organisait dans le mobil-home. L’été, l’on se croyait en vacances , et les soirées de fin de semaines, reunissaient souvent tout le monde pour un barbecue. Les enfants ne risquaient pas de nous déranger, ils passaient tout leur temps dans le bois , derrière la grande pergola de toile, que Pascal avait montée pour l’été.Assis tranquillement autour de la table, nous les entendions jouer, ou se disputer, c’était selon! Eric et ses enfants n’avaient rien changé à leurs habitudes, et , grande maison ou grande caravane , ils passaient le plus de temps possible avec leurs cousins , l’esprit des vacances flottait sur tout ce petit monde. Souvent quelques petits copains venaient de joindre à eux . En général, Marine était la seule fille, partageant les jeux des garçons et régnant sur sa cour! Jimmy, déjà, veillait et surveillait sa « soeur » !

Pour faciliter les choses à Mumu,, le linge était traité chez nous. Aucun problème .

La maison avançait « a grand pas « , heureusement ! Si l’été était vraiment agréable,l’hiver l’était beaucoup moins.  Robert et Pascal avaient bien isolé cette habitation provisoire, pourtant, il était hors de question d’y passer un hiver supplémentaire! Il fallait chausser les bottes en caoutchouc pour y accéder ! Eric n°2, comme à son habitude est venu installer la belle cuisine qu’avait choisie Mumu. Vraiment très belle cuisine, fonctionnelle et séparée du séjour par un magnifique comptoir arrondi! Les pièces lumineuses donnaient sur la terrasse couverte, face à la forêt! Un petit coin de paradis, vraiment!

Eric n°2 travaillait avec son père qui avait un magasin de fournitures et de meubles d’agencement de bureau. Comme il possédait un camion pour les livraisons, c’était lui, qui, chaque fois, organisait les déménagements. Les meubles de Pascal et Mumu avaient été entreposés dans la réserve de l’imprimerie en attendant la fin de la construction.

Le terrain , d’après Robert, conviendrait bien pour un potager. Pascal, n’étais pas fan! Consommer légumes et fruits, d’accord, mais jardiner, très peu pour lui. Par contre, si son père en avait envie, surtout, qu’il ne se gêne pas ! Sitôt dit, sitôt fait. Sur le côté arrière de la maison, le long de la clôture,quelques plates-bandes se sont bientôt alignées, bien nettes, tracées au cordeau. La première saison fût aussitôt prolifique: tomates, persil, fraisiers, cornichons, piments, salades, aubergines, haricots verts, etc…..La plupart du temps, les habitants de la maison, n’avaient même pas vu que Robert, arrivé par le derrière de la maison, était occupé au jardin. Il repartait sans que personne ne se soit rendu compte de sa venue. Il n’était pas question de se montrer indiscrêt ! De temps en temps, le potager s’agrandissait d’une plate-bande supplémentaire et un nouveau légume apparaissait!Il fallait calmer le jardinier! Si Robert jardinait avec plaisir, il estimait que les enfants devaient assurer l’arrosage. Lorsque, le soir, ceux-ci entendaient, au bout du chemin qui menait chez eux, le bruit caractéritique du moteur de notre vieille express, c’était la précipitation.Se jetant ,qui sur le tuyau d’arrosage, qui sur l’arrosoir, ils se hâtaient afin que papy les trouve occupés à arroser ! Ca courait dans tous les sens : vite !  voilà papy! voilà papy!

Personnellement, j’appréciais beaucoup, j’avais deux de mes enfants à cinq cents mètres de chez nous. Nos petits enfants pouvaient venir à la maison à volonté.Durant la bonne saison, ils passaient leur temps dans les bois, qui, de derrière chez nous aboutissaient derrière chez eux !Lorsque j’avais aussi , le mercredi ou les vacances scolaires, Margot et Marie,Marc et Lydie, nous partions tous en promenade dans ces mêmes bois , magnifiques! Je leur y ai appris beaucoup de choses, durant ces ballades. A tresser des couronnes avec les fougères, à marcher au pas en chantant etc…., et nous goûtions avant de rentrer à la maison, presque toujours au même endroit. Il y avait, là, des arbres abattus avec des troncs énormes, idéal pour jouer les cascadeurs, et faire office de sièges !

mariagemumuforetjmj015.jpg

Pas de problèmes vestimentaires

 pour se promener dans les bois.

Mes petits enfants doivent avoir des

 racines indigènes cachées !

J’avais de nouveau envie que mes petits enfants , à leur tour, ne grandissent pas trop vite !

Il y avait deux ans qu’ils étaient devenus nos voisins.Les travaux intérieurs, de finition et de décoration, ont été stoppés nets, dès le départ, car une nouvelle aventure attendait les trois frères, imposant la prudence financière !

essais 24 où vont-ils VRAIMENT se nicher ??

Classé dans : famille litterature — 27 octobre, 2011 @ 1:13

Quatre ou cinq jours de déprime, et les voilà repartis en agences et visites.

On efface tout , et l’on recommence . Mais on change les données du problème.

On va s’éloigner un peu plus loin dans le Médoc, avec une voiture diésel aucun problème !Un grand terrain, une grande maison, une vérande, une piscine on prendra tout notre temps. On va finir par trouver encore mieux ! Le moral revient! On refait des projets !

Tiens, d’ailleurs pour se distraire et se remettre dans le bain, mardi prochain, juste pour s’occuper, on va aller visiter une maison , un peu éloignée, mais imaginez un peu : une maison de pas moins de quatre cents mètres carrés!  Vous pensez bien, on y va vraiment à la décontracté, avec aux lèvres un petit sourire désabusé et amusé en même temps, parce-que on a pas voulu refuser à l’agent immobilier qui insistait!

EH! BIEN ! Voilà ! ils y sont allés !

Effectivement, trois cents mètres carrés habitables et cents de plus à rénover, celà fait une sacrée surface !C’est une maison qui occupe tout un angle de rue. Une maison de ville, style bourgeois, généralement habitée par des notables.

Essayez d’imaginer : une belle cuisine, un escalier en marbre, une chambre (de bonne !) un nombre impressionnant de pièces, idem pour les points d »eau, un jardin agréable. Bref , une visite où l’on se perd et dont on revient sans trop savoir quoi penser!

ET PUIS, CE N’EST PAS VRAI ! C’EST REPARTI !

Les projets de grand terrain et tout le reste, ils ne savent plus très bien ! Il faut y retourner! Nouvelle visite , toujours aussi intéressante. Ils ont pu approfondir certains détails : le chauffage (impressionnante la chaudière !), la disposition des pièces ( ils se repèrent mieux) etc …. et à leur retour , la même indécision dans les yeux.

C’est dit, demain à midi, il faut y amener Eric et Bruno pour avoir leur opinion. Vous vous rendez compte ! C’est trop beau! Trop grand! Celà peut devenir trop chic, trop tout, malgré les travaux  (encore!) à envisager, pour en faire une belle maison familiale.

Il faudra aussi y aller voir avec Robert, son avis ne sera pas de trop, bien que l’on appréhende sa réaction au premier coup d’oeil !

N’empêche, ils s’imagineraient bien heureux d’y vivre !Il y aurait la place pour recevoir, et, si besoin,garder à coucher (oui, mais dans quels lits? )comment meubler tout cet espace? Enfin, on verra! Il faut voir, réfléchir, en parler (on ne s’en prive pas !)

Dans un premier temps , qu’en pensent Eric et Bruno ?

Première réaction d’Eric  :

_ Non ! Trop de travaux !

Réaction suivante :

_ Il en a bien fait, lui, des travaux pour terminer sa maison, et pas des moindres! Pourquoi son frère n’en ferait-il pas autant!

Un peu perdu lors de la visite dans toutes ces pièces, admiratif devant l’escalier de marbre et devant les portes massives. Alors, oui, pourquoi pas? A  eux de prendre leur décision.

Réaction de Bruno :

_ OUI , OUI , OUI ! Non , mais, rendez vous compte du style de la barraque !Après les travaux nécessaires , ce sera une vrai splendeur ! Elle vaudra de l’or !C’est une maison de caractère. A  soixante dix  millions (anciens) lui, il l’achèterait sans hésiter .Au pire, quel bénéfice, s’ils se trouvaient un jour obligés de revendre !

On discute ferme, et suite à de longues causeries, c’est la même hésitation. Cependant, l’envie est toujours là, chaque jour plus précise .

JEUDI SOIR 3 JUIN :

Le sort en est jeté. Pascal et Mumu ont fait une offre à soixante -dix- mille unités . Ce serait bien , il leurs resterait un petit capital pour les premiers travaux.Et puis dans les cents mètres carrés à renover, il sera très facile de faire un appartement indépendant, qui, loué, aidera bien au remboursement du crédit!

Que va décider le vendeur ?

Celà n’empêche pas de faire des projets : par exemple, le premier de l’an 2000, on le fera chez eux, il y aura la place !

Si l’achat se réalise , Eric N° 2 va avoir du travail. C’est le roi du bricolage, du vrai, du beau travail, pas du rafistolage. Comme toujours, disponible à volonté, même tard le soir après sa journée de travail !

Par contre , pour Pascal, qui, initialement souhaitait une maison sans travaux , c’est raté ! Comme quoi, il n’y a que les ânes qui ne changent pas d’avis !

En l’état actuel des choses, on attend !

VENDREDI 4 JUIN :

Aucune nouvelle, c’est normal, c’est trop tôt.

SAMEDI 5 JUIN :

Bruno trouve étrange que l’agence ne  manifeste encore aucun intérêt, ni positif, ni négatif. Alors Mumu va aux renseignements : 70 unités, la réponse est non. Le minimum réclamé par le vendeur étant de 79 unités Mumu en propose donc 75, dernier prix. On verra bien !

Quand on pense que la première visite était ressentie comme une plaisanterie !

Aujourd’hui, dimanche, Robert et moi sommes allés faire un tour du côté de cette maison. C’est que l’on se sent aussi concernés que les enfants. Par chance pour notre curiosité nous avons très vite trouvé la maison en question. Normal, depuis que l’on en parle , nous avons assimilé tant de détails que celà a été facile.

C’est bien ainsi qu’il l’ont dit, un vieil immeuble dont toute l’immense façade est à ravaler.

Pour Robert ce fut un choc! Il voit un gros problème : l’énorme travail que représente ce ravalement risque d’être une perte d’argent, car la qualité de la pierre ne lui inspire pas confiance.

Avant que les enfants ne décident quoi que ce soit, il faut leur faire part des observations de leur père. A eux ensuite, de maintenir ou non, leur projet d »achat.Robert leur conseille de faire venir un homme du métier afin d’entendre des conseils éclairés et des conclusions sérieuses.

En vérité, celà nous ennuie de sembler mettre un frein à leur enthousiasme, mais nous souhaitons tellement qu’il ne commettent pas d’erreur et que la réalisation de leur rêve ne tourne pas au cauchemar.

Nous voilà lundi ,et notre inquiètude n’a pas lieu d’être. Pascal et Mumu ne nous ont pas attendus pour prendre conscience et de l’importance et du coût des travaux envisagés. Ils se sont renseignés. Il existe de nouveaux systèmes et matériaux de ravalement très fiables.

Alors tout va bien, attendons !

Rien à faire, le propriétaire n’en veut pas moins de 79 unités. Pascal et Mumu ne démordent pas de 75.

L’agence conseille d’attendre encore. Alors pour calmer son impatience Mumu reprend les visites et commence les cartons en vue du déménagement.Trois visites sont prévues dans les jours prochains. Visites décevantes . D’ailleurs tant qu’il reste un petit espoir pour la précédente , je crois qu’aucune autre maison ne trouvera grâce à leur yeux.

Nous sommes dimanche, et l’agence doit tenter d’influencer le vendeur. Pascal reste ferme sur sa position et l’on continue d’éplucher les annonces immobilières.

Enfin , en ce nouveau début de semaine, l’agence téléphonne l’accord du vendeur aux conditions des enfants ! En voilà une qui est contente ! L’émotion lui monte au visage comme un grand bonheur. Puis aussitôt, l’inquiétude, puis l’indécision. Il faut calmer cette excitation qui monte par une activité, quelle quelle soit. Alors Mumu se lance avec énergie dans la confection d’un carton de vaisselle!

L’excitation est tombée, et, ce mardi, Pascal flippe, hésite, refait les compte. Mumu redescend de son petit nuage, Pascal la démoralise !

Nous mangeons ensemble, et la discussion, évidemment tourne autour du même problème. Il ne faut pas oublier ce qui s’est passé pour leur premier choix. Pour la énième fois, on récapitule les avantages et les inconvénients. Indubitablement , les avantages l’emportent.

JEUDI 17 JUIN :

Rendez-vous est pris avec l’agence pour quarorze-heures. C’est décidé, ils se porteront acquéreurs avec quand même une petite réserve : faire expertiser la toiture par un homme de l’art. Dans le prix conclu , l’agence n’avait pas compté ses frais. L’achat est quand même maintenu, mais l’expertise de la toiture, l’état parasitaire seront à la charge du vendeur. L’ agence se fait fort, également d’obtenir quelques meubles , pour compenser.

Le sous-seing sera signé le 24 juin. Si vous croyez que cet acte va  clore toutes les discussions, détrompez vous! Maintenant, on entre dans les détails. Mumu arpente notre salle à manger, compte les pas, pour tenter de nous faire réaliser les dimensions de ses futures pièces. Peine perdue, nos murs gêment sa marche ( évidemment!). A nous fournir tant de détails , nous n’arrivons même plus à imaginer!  Entrer dans cette maison, sera comme ouvrir une pochette surprise!

En fait de surprise, nous avons été servis ! Cette grande maison n’abritera pas la petite famille de Pascal et Mumu ! L’état parasitaire demandé (sage précaution)  fait état de termites dans la toiture. Bien que le propriétaire propose de faire procéder au traitement adéquat, les enfants ont refusé car les toits des maisons avoisinantes, s’il ne sont pas traités aussi, risquent de  réinfecter la toiture à plus ou moins brève échéance .

Il va bien falloir pourtant quitter la petite maison vendue!

C’est promis, s’ils en visitent une autre qui leur plait, je ne vous le raconterai pas ! Même moi, je fatigue!!!!!!! J’attendrai un peu la suite des évènements ! Chose pas si évidente qu’il y parait, leur enthousiasme est , à chaque fois, tellement communicatif !

essais 24 Où vont-ils se nicher ?

Classé dans : famille litterature — 26 octobre, 2011 @ 8:13

Nous avions assez rapidement vendu notre maison. Nous avions très vite repéré un terrain, pas très loin de chez Eric, et nous l’avons retenu. En attendant que notre nouvelle maison se construise, nous avions pris un loyer tout près de la construction.

C’était commode par rapport à Lydie et Marc. Encore scolarisés au collège et à l’école primaire d’à côté.

Notre nouvelle maison est petite et moderne dans ses matériaux. Facile d’entretien et très lumineuse ! J’en avais dessiné les plans . Nous nous y sommes immédiatement trouvés bien. Le voisinage est agréable, présent sans être envahissant. La baie du séjour donne sur les vignes. Evidemment, nous sommes dans le Médoc !

notremaisonenjuillet004.jpg

Notre petite maison de retraités ! ….

Lorsque Eric avait ses enfants, le plus souvent ils allaient manger chez Pascal , quand celui-ci avait les siens. Comme Lydie, Marine, Marc, Jimmy et Jordan s’entendaient très bien celà ne posait pas de problème. Les plus petits jouaient ensembles et Lydie, un peu plus grande se confiait à Mumu.

Ainsi , Eric pouvait sortir, plus tard dans la soirée , les enfants  appréciant davantage cette solution.

La maison de Mumu n’était plus petite, elle était carrément envahie ! Je l’ai déjà dit lorsque Jordan et Jimmy ont partagé les lieux avec Marine , mais là, celà devenait carrément du camping ! Je sais bien que plus on est de fous, plus on rit ! Mais!!!!!! La maison de Mumu était vraiment la maison du bon accueil !

En fait de solution, Pascal et Mumu en avaient trouvé une !

Je ne m’en rappelais pas, mais j’avais pris des notes à ce moment là, et par le plus pur des hasard, je viens de les retrouver. Mon plus gros travail est donc de les recopier. Je leurs avait donné un titre :

Où vont-ils se nicher ?

Mois de mars 1999.

Ce week-end, tout le monde s’y est mis : on retape la petite maison de Mumu,afin de lui donner un air soigneusement entretenu, car, c’est décidé, ils la mettent en vente. Les enfants grandissent, et, deux garçons et une fille dans la même chambre, celà ne peut plus durer. De plus, côté rangement, Mumu s’épuise pour un résultat qui ne dure qu’un instant. Avec la meilleure volonté du monde il n’y a pas moyen de faire mieux !

Je suis venue leur faire une petite visite durant les travaux.

Eric, préposé à la peinture , est aussi moucheté qu’un dalmatien, sauf que ses taches sont blanches!

Du fond du jardin, poussant une brouette chargée à mort, j’aperçois un petit bonhomme, bonnet de laine enfoncé jusqu’aux oreilles, et il a fallu qu’il avance de plusieurs mètres pour que je reconnaisse Bruno. Il faut dire qu’il ne fait pas très chaud et qu’il a enfilé plusieurs lainages superposés.

La maison est grande ouverte au vent frais, et chacun s’active vivement. L’équipe ouvrière est au complet avec Robert, Eric N° 2 et Pascal.

Tout a été fini en deux semaines et la maison a fière allure, à l’intérieur comme à l’extérieur.

Les visites des éventuels acheteurs ont débutées, et, très vite, la maison est vendue. Il faudra quitter  les lieux le vingt juillet prochain !

C’est là que les choses se compliquent! Il faut en acheter une autre , plus grande, bien sûr, et qui plaise, celà va de soi.

On lit les journeaux, page des annonces immobilières. Pascal et Mumu consultent les agences , et les visites se succèdent ainsi que les commentaires : trop petite ! trop moche ! en mauvais état ! pas assez de terrain ou le terrain mal réparti, trop près du voisinage, route trop fréquentée ( donc, trop de roulage!) , trop chère etc ….

Et puis, courant mai, une visite aboutit sur une maison qui plaît. Une amie avait été envoyée en éclaireuse afin d’éviter les frais d’agence et avoir ainsi l’adresse du bien en question. Mumu a donc pû entrer directement en contact avec les propriétaires. Il s’agit d’une landaise, au vaste jardin bien décoré, joliment arboré, un garage double, un poulailler, un appenti en bois, une cuisine extérieure, une autre intérieure en chêne massif, deux cheminée, trois chambres au rez-de-chaussée, un étage avec une autre chambre un beau palier, plus une pièce qui serait affectée à un atelier ou bureau pour Mumu.

Vraiment elle est parfaite! Le coup de coeur, du moins pour Mumu. Demain , elle y emmène Pascal!

Au retour de cette visite, Pascal raconte à son tour, et , tout en l’écoutant on se rend bien compte qu’il réfléchit activement à toutes les possibilités. Marine a quasiment choisi sa chambre . Mumu, en deux jours, a perdu deux cents grammes, sourit aux anges et semble sur une autre planète !

Voyons, les vendeurs en veulent quatre- vingt- dix unités,( nous n’étions pas encore à l’euro)  c’est bien le diable s’ils ne la lachent pas à quatre -vingt -cinq : Eric en est persuadé. Bruno recommande le marchandage à un pareil montant, c’est bien la moindre des choses. Robert , quand à lui, hésite un peu à donner son avis. D’abord il n’a pas visité la maison en question, et, surtout, c’est quand même une belle somme ! Pourvu que l’imprimerie marche ! Si l’entreprise familiale tourne bien , il n’y a pas de soucis à se faire.

Eh! Bien ! non ! quatre-vingt-cinq-unités, pas question ! Ce refus relance le débat. Pascal a proposé quatre-vingt-six unités, au plus quatre-vingt-sept, à la limite quatre-vingt-huit!  Sinon ,tant pis, il faut être raisonnable, attendons vendredi, celà ne fera que deux cents grammes de plus de perdues pour Mumu. Mieux que « slimfast » !

Vendredi, un couple vient avant eux visiter la maison. Aïe ! ça craint !

Pascal et Mumu y sont passés après, et ont quand même un peu discuté le prix comme prévu. Allons, ils feront un petit effort, en raclant les fonds de tiroirs, ils iront jusqu’à quatre-vingt-neuf!.Il ne fallait pas oublier de prévoir les frais de notaire !

La situation devient grave , le stress gagne Pascal .

Dans les conversations on voit très bien que l’esprit pense : landaise ! Alors pour simplifier les choses, dans la famille, on fait de même, on ne parle que de celà puisque les autres sujets n’ont aucune chance de les intéresser. Eric en est allé faire le tour par l’extérieur, Robert et moi aussi. C’est vrai, on les imagine bien vivant là. Le jardin est magnifique, même si ce n’est pas primordial.

Alors, ma foi, il faut savoir ce que l’on veut! Puisqu’elle plaît tant, cette maison, et qu’en définitive, si ce n’est pas l’affaire du siècle, le prix est quand même justifié, passons le week-end et acceptons de nous aligner sur quatre-vingt-dix unités, sinon, à coup de deux cents grammes, il ne va plus rester grand chose de notre Mumu !

C’est fait ! Coup de fil ce mâtin, puisque hier c’était le lundi de pentecôte, et,…. hélas, la maison est vendue.

Coiffés au poteau par le couple précédent !

On en parle plus !

Pascal est en pleine déconfiture : il aurait pas dû nous écouter! Jamais ils ne retrouveront une maison équivalente, du moins à leurs yeux. Il s’en doutait ! Mieux, il le sentait ! C’est notre faute à tous ou presque !

Justement, nous tous, pour le coup, on se sent tout penauds et on la met en veilleuse. Il nous ferait presque culpabiliser !

Lorsque Mumu est descendue de sa voiture pour venir chercher Marine, j’ai compris qu’il valait mieux ne pas remuer le couteau dans la plaie. Pourtant, je participais à sa déception, mais son regard disait : pas un mot à ce sujet! Alors ! Je me suis abstenue de tout commentaires , ce qui, d’ailleurs n’auraient rien changé à l’affaire !

essais 23 1998…..Quelle année !

Classé dans : famille litterature — 25 octobre, 2011 @ 2:14

Margot allait sur ses trois ans, et Nathalie attendait un nouveau bébé. Bruno aurait bien aimé avoir un petit garçon. Pour la première naissance il souhaitait aussi un gamin , de préférence. Pourtant, cette fois-ci, après avoir été le papa chéri de sa petite fille,depuis deux ans et demi, s’il souhaitait un garçon, celà n’avait pas la même importance . Un fils , tant mieux ! Une autre fille, eh! bien! ma foi, ce serait un beau cadeau quand même! Pour le moment, Nathalie allait à l’imprimerie et s’occupait du secrétariat.

C’est au début de 1998, que mamie, ma mère est décédée.

Comme j’étais, dorénavant, plus libre de mon temps, après quelques jours de formation prodigués par Nathalie, je l’ai remplacée pour qu’elle puisse terminer sa grossesse tranquille. Robert et moi, avions l’impression de repartir au travail , comme au temps de nos plus jeunes années!

Plus d’enfants à la maison, plus de Mamie à ménager, nous avions donc décidé de mettre en vente notre maison , beaucoup trop grande et nécessitant beaucoup de travail d’entretien de Jardin pour Robert et de ménage pour moi.

Je quittais l’imprimerie, à l’heure de la sortie des classes pour récupérer : Lydie, Marc, Marine, Jimmy et Jordan( selon les jours de garde de Pascal) , et je les gardais jusquà ce que les parents débauchent.

Notre petite Marie est née l’été de  cette même année. Sans problème, jolie petite fille, chouchoutée par sa grande soeur (de trois ans!) et sa maman, qui a eu la chance de pouvoir rester à la maison pour s’occuper de ses enfants! Du moins jusqu’aux trois ans de Marie!

Eric tenait toujours son magasin de taxidermie et sa boutique friterie. Il travaillait bien durant l’hiver au magasin  et l’été les fêtes prenaient le relais.

Pourtant, les fêtes n’étaient plus ce qu’elles étaient lorsqu’il avait acheté la friterie. L’évolution de notre société , peu à peu, en a diminué l’importance et l’attrait pour la jeunesse. Donc, inévitablement, beaucoup moins de profit .

La taxidermie commençait aussi à se ressentir un peu de la nouvelle législation concernant certains animaux . Et, l’été, les revenus du ménage baissait.

Je devrais peut-être à ce stade de mon récit, tenter de cerner le caractère de mon fils aîné. Si tant est que je le puisse! Je l’ai dit au début de mes écrits, tous le monde s’accorde pour me dire chauvine , presque de mauvaise fois pour juger mes enfants. Alors je ne promets rien!

Eric est, ……… comment dire ? Excessif!…… Excessif en tout!

En amour et animosité.

En égoïsme et générosité.

En vaillance et dans la pratique de son loisir .

En sollicitude et indifférence.

En optimisme et pessimisme.

Dans la joie et tristesse.

En satisfaction et colère subite.

En fidèlité et jalousie.

Il peut être aussi réconfortant que démoralisant.

Il a une sensibilité à fleur de peau,mais reste très maladroit pour exprimer ses sentiments.

Il peut être confiant ou soupçonneux .

Bref, beau temps et tempête à la fois ! On ne savait jamais !

Voilà; Eric, c’est tout celà , l’un ou l’autre selon les jours! Si je reconnais que la vie avec lui n’est pas un long fleuve tranquille,  je connais ses autres  qualités, et c’est un bon fils ! C’est NOTRE fils !

Je viens de faire un gros effort, ne m’en demandez  pas plus !

Sa femme aurait préféré qu’il ait un emploi fixe, avec un salaire , même peu élevé, mais régulier, et que , enfin cessent les tournées  de fêtes. La maison était bien aménagée. Il ne restait plus que la cuisine, qui, pour le moment ,était  plutôt en vrac!

Il était question qu’Eric vende son fond de commerce, et rejoigne ses frères à l’imprimerie.

Je ne saurais dire quelles furent les vraies raisons du divorce qui a suivi. Le caractère de mon fils? La fin de l’amour de sa femme? La lassitude ? L »envie d’autre chose?

Tout a explosé suite à une violente dispute. Mais le projet mijotais déjà chez notre belle-fille depuis un bout de temps. Celà se voyait à son comportement et même à sa santé qui s’en ressentait. S’il y a eu une autre raison à cette séparation, je n’en sais rien, et, de plus, celà ne me regarde pas.Chacun ne voit que les torts de l’autre. Dans un divorce,jamais l’un n’est tout blanc ni l’autre tout noir! Et, d’après ce que j’ai pû observer  tous les bons moments disparaissent des souvenirs , pour ne garder que les mauvais! Pourtant dans leurs cas, les bons souvenirs étaient nombreux aussi, je peux en témoigner.

A l’heure actuelle, je pense que cette séparation aurait eu lieu,de toutes façons, tôt ou tard!

Cependant , encore une fois, des jours de tristesse pour tous , y compris et surtout pour les enfants. Il n’y a pas eu de problèmes de garde, tout s’est organisé selon le jugement  du divorce , où selon l’envie des enfants sans jamais la moindre difficulté du côté maternel.

La remorque et sa tournée de fêtes a été vendue, le fond de commerce aussi !

Eric a très mal réagi à cette situation, il nous a fui quelques temps, puis, il s’est difficilement ressaisi, s’obligeant à sortir.

Pendant plusieurs années il n’est plus venu partager nos réveillons de Noël, et moi, comme il aurait manqué un de mes fils, j’ai cessé d’organiser le repas habituel du jour de la fête des mères. De toutes façons, il était temps que mes belles-filles fêtent cette journée, pour leur propre compte. Elles aussi étaient maman maintenant !

Voilà ! L’année 1998 a été riche en évènements et je ne voudrais pas la revivre pour tout l’or du monde , hormis bien sûr, la naissance de Marie!

essais 22 : L’IMPRIMERIE !

Classé dans : famille litterature — 24 octobre, 2011 @ 11:39

Bruno a toujours un projet en tête. En général , il le concrétise , un jour où l’autre. Depuis quelques années , il rêvait de pouvoir, un jour, monter une entreprise . Pas n’importe quelle sorte d’ entreprise, non,une société familiale ! Avec ses frères, bien entendu ! A qui d’autre pourrait-il faire une confiance absolue ? Il pensait que le moment était venu, et a décidé de monter une imprimerie. Projet d’importance !

Lui, se chargeait de la partie financière, il ne s’était permis aucun écart depuis qu’il s’était installé à son compte, dans ce seul but.Il pouvait donc négocier tranquillement avec son banquier qui lui faisait confiance, pour le financement . Il avait déjà un apport personnel très correct ! Il a donc obtenu un crédit complémentaire, au nom de la S A R L .

Il lui fallait aussi, bien évidemment, un conducteur offset. Le fils du cousin qui travaillait déjà avec Bruno, avait un CAP dans cette formation, et promettait de nous étonner, par son travail! Pascal, dans ce domaine , n’avait pas de connaissance particulière, mais il allait pouvoir mettre en application sa formidable capacité d’assimilation dans toutes sortes de discplines, ils adoraient les machines de tous genres ! De plus il avait une puissance de travail et de volonté , tout simplement phénoménale! Si celà s’avérait nécessaire, il suivrait une formation accélérée.

Pour commencer, Bruno, ayant beaucoup investi, aurait un salaire raisonnable, sans plus. Pascal et le petit cousin, percevrait le minimum, soit le SMIC. Murielle est venue rejoindre l’équipe, elle ne serait salariée que pour un mi-temps, mais bien sûr effectuerait une journée complète, voire plus quand celà s’avérerait nécessaire !  Elle s’occuperait du contôle qualité et de la préparation des livraisons. Elle s’acquittait de ce travail avec excellence. Le tri de la production était très important car la société s’était spécialisée en grande partie dans l’impression d’étiquettes de vins, alcools,ou autres produits alimentaires . Bruno assurant, bien sûr, la partie gestion et surtout création ! Robert a aussi été mis à contribution pour l’emballage des livraisons sous films plastique .

Pas de problème pour les enfants, je les garderai tous .

Le cousin, toujours commercial, rétribué plus que correctement, garderait son salaire , Bruno ne voulant pas le lui diminuer à cause du changement  occasionné. On ne revient pas sur une parole donnée ! Ah! mes fils et leurs principes ! Pas toujours très réalistes !

Le local trouvé, l’affaire fut lancée.

Parrallèlement, Bruno et Nathalie avait trouvé une maison pas très loin du local. Ils l’ont achetée, une joli landaise sur un terrain  de trois mille mètres carrés. Avec des arbres magnifiques! Pour Nathalie, c’était le bonheur ! Les arbres , c’est sacré, et , lorsque la prudence commandait d’en abattre un, elle versait sa petite larme. Pour le grand amusement assorti de quelques moqueries , de ses beaux-frères.

Quand donc, nos enfants n’auront-ils pas une aventure en cours?

Ils vont nous faire vieillir avant l’âge !

Le travail ne manquait pas. Tout le monde était plein d’enthousiasme et prêt à payer de sa personne. Pas question de ménager sa peine !

Le problème s’est rapidement posé, lorsque , au lieu de nous étonner, le petit cousin a manqué un tirage, puis un autre . A chaque fois, tous travaillaient la nuit pour retirer la commande, donc, perte d’encre, de papier et accumulation de fatigue. Avec le recul, je me dis que le choix de l’ouvrier n’avait pas été très judicieux. Confier le plus important, c’est à dire l’impression à un jeune qui, quoi qu’il en dise, n’avait pas encore vraiment fait ses preuves, fut-il un parent, n’était pas très raisonnable ni bien réfléchi !

La tension et la fatigue se faisait sentir, car il se présentait assez souvent ce genre de problème , ou un autre , causé par son inexpérience .

Le cousin (père) s’il était excellent comme courtier en assurances, ne faisait pas vraiment d’étincelles comme commercial pour l’imprimerie. Pourtant, la société marchait, correctement. Pascal et le jeune ont pû etre un peu augmentés.Les comptes se rééquilibraient d’un mois sur l’autre. Le crédit souscrit pour l’investissement du parc machines pesait lourd.

Quelques mois plus tard, le commercial, qui somme toute , était le moins productif dans la société, a suggéré l »éventualité d’une augmentation de salaire où plutôt de ses frais de déplacement. Bruno et Pascal lui ont alors proposé de plutôt utiliser le véhicule de la société pour ses déplacements professionnels. La discussion en est restée là, mais un certain malaise s’est installé, car il avait été bien convenu au départ, que chacun se montrerait raisonnable en prétentions, durant les premières années.

Les reflexions n’ont pas tardé à fuser, et la tension à être insupportable . Pour éviter que celà ne dégénère, il a mieux valu qu’il soit licencié ou démissionné, je ne sais pas comment expliquer la situation au juste. Par contre, je sais  que son départ ou licenciement, a, durant six mois été une charge de plus pour la société. Il n’a pas été question d’arrangement!

Bien entendu, son fils a immédiatement demandé son compte. Le problème n’était pas très important, Pascal était déjà très capable de faire marcher la machine offset. Il ne lui avait pas fallu très longtemps pour se mettre au courant. Il a pris le relais quelques temps en attendant de trouver un autre ouvrier offsétiste, car Pascal ne pouvait pas être partout à la fois ! Il y avait bien d’autres postes qui requéraient sa présence!

L’ouvrier fut trouvé, et les problèmes ont fortement diminué, du moins en ce qui concerne la société !

essais 21 et les années suivantes N° 1

Classé dans : famille litterature — 23 octobre, 2011 @ 8:00

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             LYDIE …

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MARC …

Les années suivantes ? Elles aussi, ont été riches en évènements de toutes sortes.

Eric et Pascale, sa femme ne sont pas restés dans leur second appartement. Celui-ci s’étant rapidement révélé très humide. Celà ne s’était pas vu au départ, les tapisseries avaient été refaites. Jusqu’au jour, où, surprise, des pas entiers de cette tapisserie, qui donnait justement un air sympatique au logement, se sont écroulés d’un seul coup. Très malsain ! Il n’était pas question d’élever Lydie et le second bébé qui s’annonçait dans ce lieu humide, où les murs bientôt, allaient inévitablement se couvrir de moisissures !

Ils ont rapidement trouvé une petite maison, moins près de chez nous, mais pas trop loin quand même ! Derrière, dans le jardin, se trouvait un magnifique noyer, et ils bénéficiait d’un garage ppour le 4/4 .

Notre belle-fille a pris un emploi. Je gardais Marc, et lydie retait inscrite à l’école près de chez nous. Je la récupérais le soir.

Marc avait un an de différence avec Jimmy. Ils se sont entendus comme larrons en foire ! Le plus souvent, bien que plus jeune, c’était Jimmy qui prenait les décisions et Marc suivait. Jusqu’au moment où, Marc, en ayant assez, piquait une colère aussi subite qu’intense.Ainsi que je l’ai déjà écrit plus tôt, Marc était d’un tempérament placide, mais il ne fallait quand même pas en abuser. Les colères de Marc étaient rares, mais c’était quelques chose!!!

Avec un salaire supplémentaire, ils ont pu solliciter un prêt pour acheter une maison. Un peu éloignée de chez nous, du moinsc’est ce qu’il nous a semblé à l’époque ! Comme de bien entendu, dans cette maison assez importante, beaucoup de travaux à effectuer. Le contraire nous aurait étonnés ! Robert est allé la voir avant que les enfants ne concluent l’affaire. Les travaux ne l’ont pas inquiété, malade ou pas il avait l’habitude ! Pour lui, l’essentiel était que les murs soient sains. C’était le cas.

Le premier travail a consisté à tracer et réaliser le parc des canards. Les canards d’Eric les « appelants » ppour les nuits de chasse à la tonne, ont toujours été, pour lui, l’objet de toutes ses attentions. Il fallait que les parcs soient propres et faciles d’entretien. Priorité absolue ! Difficile d’avoir la même façon de voir les choses !

Ensuite, seulement, Robert et Pascal se sont mis au travail. Parfois un copain venait donner un coup de main. Pascal y passait toutes ses soirées et week-end. Eric, evidemment, n’arrêtait pas un instant.

Ils s’y sont installés, et les travaux, avançaient chaque été, avec les recettes de fêtes foraines. Beaucoup de travail, d’énergie dépensée par tous , et bien peu de temps pour le repos ! La femme d’Eric savait tirer le maximum en décoration avec le minimum de moyens.

Dans l’un des garages était installée la couveuse, car, Eric, chaque année faisait l’élevage de sauvagine. Race spécifique de canards pour la pratique de sa passion. Pascal a longtemps partagé cette passion avec lui. Ils y ont vécu de véritables aventures , le plus souvent cocasses. De quoi écrire un livre , rien que sur ce sujet.

Lydie et Marc ont vu naître quantités de canetons et d’oisons. Il fallait voir Eric avec ses gros doigts (il a des mains très épaisses et plutôt courtes)aider délicatement les oiseaux à éclore, petits éclats de coquille par petits éclats . Il connaissait à l’avance, le jour d’éclosion de chaque oeuf. Une oie qui vient de nître reconnait comme son parent, la premièrepersonne qu’elle voit à sa naissance. Eric dit même que les oisons reconnaissent sa voie, pour l’avoir entendue lorsqu’ils étaient encore dans l’oeuf et qu’il les manipulait dans la couveuse. Lorsqu’il les emmenaient, la nuit, à la chasse , les oies le suivaient sur les talons, librement.

Axia, leur chienne, griffonne, suivait. Elle savait faire la différence entre les oiseaux sauvages, cibles du coup de fusil, et les oies et les canards qui servaient d’appeaux . Ceux-là, intertdit d’y toucher !

Puis, BRUNO  a rencontré NATHALIE ……

Un soir de solitude, il était allé faire un tour en boîte. Nathalie y travaillait le soir, comme seveuse, après ses journées de caissière en grande surface. Les détails de leur rencontre, bien évidemment, je ne les connais pas. Nathalie m’a confié qu’ils se sont vus, d’abord occasionnellement, chez Bruno pendant presque un an, puis elle s’est installée chez lui. Elle est venus chez nous pour la première fois, un soir deNöel. Bruno m’avait avertie et j’avais eu le temps de prévoir un petit cadeau à son intention, comme pour chacun de mes enfants. Nous étions tous très contents de voir Bruno accompagné.

C’est une jolie brune avec de très beaux yeux bleus et un teint clair. Elle s’est très facilement intégrée à la famille.

Bruno avait toujours de bonnes relations avec Marcelle qu’il voyait régulièrement. Il lui a présenté Nathalie. Je ne sais pas dans quelles circonstances. Mais encore une fois , elle a fait preuve de coeur et d’intelligence, et a accepté le couple, tout naturellement. Marcelle et Jean -Paul sont devenus deux ans plus tard,mamie Marcelle et Papy Jean-Paul pour Margot, la première fille de Bruno et Nathalie.

Lorsque Bruno et Nathalie invite Marcelle et Jean-Paul à manger, souvent , ils nous invite aussi, Robert et moi. C’est toujours un bon moment que nous partageons avec plaisir. Elle a su comprendre , que,si elle souhaitait continuer à voir Bruno, il lui fallait accepter sa nouvelle vie. Et maintenant, elle en fait partie. Nathalie a su aussi accepter cette situation, qui, pour d’autres, n’aurait peut-être pas été évidente à assumer. Comme quoi, dans la vie, un peu de coeur facilite grandement les choses.

L’atelier de Bruno marchait de mieux en mieux. Il a loué un local près de chez lui. Tiens ! Comme par hasard, il a fallu réaliser quelques travaux! Il me semblait bien avoir déjà entendu cette phrases quelque part! Il a aussi embauché un cousin qui allait se retrouver au chomage, comme commercial. Celui-ci travaillait  auparavant dans les assurances. Le graphisme n’était pas trop son domaine, on verrait bien !

nathalie comme je le disais plus haut, est tombée enceinte et a donné naissance à Margot. Adorable blondinette, toute de douceur ! Un instant de pur bonheur et de grande émotion!

La vie reprenait vraiment son cours.

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