Femme au foyer ? le bonheur!!

à 70 ans je découvre l’ordi et grace à cet outil j’essaie d’égrener les souvenirs d’une vie toute simple!

Et voilà ! la vie continue ……

Classé dans : famille litterature,litterature — 13 novembre, 2011 @ 23:12

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Nathalie                Sylvie            Murielle

SYLVIE …

Sylvie, la compagne d’Eric, ayant une formation de secrétaire et opératrice de saisies, a été engagée pour tenir l’accueil et le secrétariat du centre équestre. Celui-ci se trouve près d’une ville estivale en bordure de l’océan. L’été, il y a un monde fou. Les journées commencent tôt et finissent tard. L’un et l’autre sont très appréciés par la clientèle du club et sont continuellement sollicités par les cavaliers, confirmés ou débutants. Etant logés dans un joli petit chalet de bois sur le centre même ,durant la saison d’été, ils ont l’impression que la vie s’arrête aux limites du club ! Chaque année, durant la saison, ils perdent quelques kilos !

Sylvie qui n’était pas spécialement attirée par les chevaux, s’y est très vite habituée. Son manque de connaissances dans ce domaine a très vite été compensé par l’intéret qu’elle a immédiatement porté aux pensionnaires du club. Elle sait déceler un problème rien qu’en observant le comportement inhabituel d’un cheval. Si elle ne sait pas poser de diagnostic, elle voit que quelque chose cloche très rapidement. Eric, les monitrices et si nécessaire la propriétaire du club appellent alors le vétérinaire. Celà s’est souvent traduit par quelques nuits blanches !

Sylvie a un cheval (un double poney alezan avec une liste blanche) : OHAPI . Lorsqu’elle l’appelle, même de très loin : «  OHAPI! où il est mon bébé ?  » il faut le voir dresser ses oreilles et arriver au petit trot ! Rien d’étonnant , elle a toujours , pour lui, les poches pleines de gourmandises ! Elle a pris des cours pour pouvoir le monter. Ce qu’elle fait , parfois, entre deux chutes ! Elle se contente alors, pendant quelques temps, de le chouchouter, le temps d’oublier ses courbatures , puis elle remonte à nouveau. Actuellement, celà fait presque un an qu’elle essaie d’oublier sa dernière chute, qui, sans être très grave ni très spectaculaire ( ce terme est réservé pour les chutes d’Eric !!) avait été très douloureuse. Pourtant, elle apprécie énormément les ballades en forêt ou bord de plage, au petit trot, pas plus, on ne devient pas du jour au lendemain une cavalière expérimentée !

Bien que l’été soit très éprouvant physiquement, Sylvie préfère cette saison à l’hiver. Si durant la période estivale, le centre foisonne de monde, durant l’hiver, à part le mercredi et le samedi, c’est quasiment dépeuplé. Les commerces de la ville proche sont fermés, les villas sont closes, les rues désertées! L’horreur pour notre belle-fille, adepte de la ville ! Donc, durant l’hiver, dès qu’elle le peut, elle s’échappe chez sa soeur assouvir son besoin de  « béton » , rues piétonnes grouillantes  de monde, et de magasins (même si elle n’achète pas souvent !) elle n’est pas particulièrement dépensière. Elle en profite pour voir sa famille : sa fille, ses deux soeurs et sa mère. Ces escapades lui permettent de passer l’hiver sans sombrer dans la déprime, qui, tous les hivers, la guette !

Pour Eric, c’est l’inverse ! Durant la saison d’été, il travaille très dur physiquement , courant sans cesse d’un bout à l’autre du centre, ayant un oeil partout, prêt à rendre service dès qu’il le peut, aussi bien aux visiteurs qu’au personnel et veillant avec dévouement sur tous les animaux (pas moins de cents chevaux!) . Il n’est jamais inactif, nous nous en rendons compte lorsque nous leur rendons visite .

L’hiver par contre, c’est SA SAISON !! Il peut organiser son travail comme il l’entend, et, comme le centre se trouve près des marais où se trouve sa « tonne » pour la chasse aux canards (ou oies) il peut s’y rendre, le soir, quand il le veut, accompagné de son fidèle labrador chocolat : HUGO. Puisque ce type de chasse se pratique la nuit, il est quand même au travail le mâtin ! Le propriétaire du centre l’accompagne souvent lors de ces nuits cynégétiques, leurs relations sont très amicales, et l’un comme l’autre apprécient beaucoup ces moments-là. . Derrière le chalet, Robert et Eric ont installé les parcs à canards appelants et reproducteurs. Cette vie près de la nature et des animaux convient bien à la nature d’Eric.

Lui aussi s’est acheté un cheval. Un magnifique pur-sang : MIMOS . Il est magnifique ! Noir avec une tache blanche sur le front. Eric l’a monté quelquefois et, c’est ici que j’utiliserais  le terme «  spectaculaires » pour définir ses chutes . Heureusement, plus de peur que de mal, notre fils s’en est sorti  indemne. Il a pourtant eu l’intelligence de reconnaître que ses capacités de cavalier étaient nettement insufisantes pour monter un tel pur-sang . Celà n’a pas été un réel problème; pour lui, ce qui compte, c’est le rapport avec son animal. C’est impressionnant le climat de confiance qui s’est établi entre eux, Eric lui fait faire tout ce qu’il veut, se coucher, donner la patte, marcher de plusieurs façons différentes, se coucher sa tête reposant sur les genoux d’Eric, apporter sa gamelle pour que son maître la lui remplisse et bien d’autres tours encore ! Certains professionnels sont très étonnés qu’il puisse obtenir autant de choses de ce genre de cheval (un pur-sang). Si Eric lui demande : fais la bise, Mimos lui balance un magistral coup de langue sur la joue (et la langue d’un cheval, c’est quelque chose !) ce qui provoque chez Bruno un un réel dégoût. Lui, n’apprécie pas du tout les chevaux et ils doivent le sentir car , à son approche ils couchent leurs oreilles vers l’arrière d’un air pas du tout engageant. Résultat, Bruno se tient prudemment à l’écart de la gent chevaline !

Nous avons à peu près une heure de route pour aller passer la journée avec eux. Généralement Robert s’occupe avec Eric et je tiens compagnie à Sylvie s’il n’y a pas trop de monde. J’en profite pour leur concocter un bon repas ! Durant les vacances scolaires nous amenons avec nous : Louis, Marie et Margot qui peuvent souvent profiter ainsi de cours d’équitation et parfois, pour Marie et Margot de belles promenades en forêt.

D’excellentes journées !

NATHALIE …

 Grâce à une connaissance, Bruno a trouvé un emploi pour son épouse, Nathalie. Elle a d’abord suivi une formation comme opératrice de saisie, puis dès que Louis a pu aller à l’école elle est entrée comme secrétaire dans une entreprise de fournitures  et d’installations d’extincteurs . Avec trois enfants, la semaine lui semblait longue, mais , à l’époque, elle n’avait pas le choix, il leur fallait absolument un salaire supplémentaire, parfois même, ainsi que je l’ai déjà raconté , c’était le seul revenu du ménage. Fort heureusement les frais de garderie étaient évités puisque j’étais disponible.

Actuellement, les filles ont treize et seize ans, et, si je récupère toujours Louis lorsque c’est nécessaire , Margot et Marie se débrouillent toutes seules. Elles viennent chez nous plus par plaisir que par nécessité. Nathalie occupe toujours le même emploi, c’est toujours beaucoup de travail  même si les enfants ont grandi . Leur situation s’est quand même bien améliorée, mais Margot étant en première et Marie en quatrième un salaire supplémentaire n’est incontestablement pas de trop ! Il faut penser aux années d’études qui s’annoncent.

Entre Louis à conduire au tennis le samedi mâtin, Margot au piano en suivant,( puis les récupérer !) et Marie le mercredi soir à son cours de danse, Nathalie ne voit pas les semaines passer ! Bruno n’est pas trop disponible pour l’aider, ses journées sont très longues car, il a ouvert une deuxième société. En fait, plutôt une annexe à celle qu’il a rachetée voici  deux ans, puisqu’elle porte le même nom. Il en avait assez de devoir faire sous-traiter la plupart des commandes. Cette société d’imprimerie numérique, est ouverte depuis le mois d’août dernier (2011). Il a embauché un graphiste très au fait de la conduite du parc machines. Toutes neuves et dotées des dernières technologies. Le travail fourni est d’excellente qualité. Bruno a eu la main heureuse dans le choix de son graphiste (ce qui n’était pas gagné d’avance! il a reçu, suite à son annonce, des personnages incroyables !) Il a choisi un jeune homme sérieux , qui connais vraiment bien son métier. La partie accueil et secrétariat est assurée par Murielle, qui a laissé l’emploi qu’elle occupait en grande surface.On pourrait se demander, pourquoi n’a-t-il pas embauché plutôt sa femme ? Explication toute simple : Nathalie, après avoir vécu les dernières années, n’a pas voulu quitter son travail actuel . Plus de risques, elle avait assez donné !

Elle a laissé de bon coeur la place à Murielle, qui, de toutes façons ne voulait pas rester employée de la grande surface, les heures de travail n’étaient pas compatibles avec la vie de famille telle qu’elle et Pascal l’envisage.

L’équipe ainsi constituée ne ménage pas ses efforts ni ses heures de présence.Si tout marche bien, chacun y trouvera son compte !

Les conditions sont les mêmes que précédemment : vingt pour cent pour chacun des cinq actionnaires ! Soit : soixante pour cent pour nos trois fils !

La première société emploie toujours la graphiste présente depuis le début avec Bruno. Là encore , son choix avait été judicieux, cette jeune fille est très sérieuse et il peut compter sur elle. Il fallait une autre personne pour s’occuper de la comptabilité et du secrétariat, Marine, qui après son bac avait commencé une préparation de BTS  a arrêté les études et a rejoins l’équipe. Il y a parfois des avantages à être la nièce du patron, mais parfois aussi des inconvénients! Quand Bruno est très tendu, il ne laisse rien passer! Gare aux erreurs! Il ne la ménage pas. Peut-être qu’elle doit quelquefois penser en elle même : si j’aurais su, j’aurais pas v’nu!!!! Mais la tension ne dure jamais bien longtemps, Bruno ne supporte pas la morosité, et, le problème résolu, il trouve toujours la phrase gentiment moqueuse qui détend l’atmosphère !

Bruno fait la navette entre les deux sociétés et ne fait plus sous-traiter : il produit lui-même ! La marge bénéficiaire est différente !

Les commandes ne manquent pas. C’est très encourageant !

Attendons de voir !!

Bruno et Nathalie espèrent pouvoir acheter une maison, bien sûr , pas dans l’immédiat, mais l’envie leur trotte dans la tête. Il est vrai qu’au prix où sont les loyers celà fait mal au coeur de donner tant d’argent à fonds perdus ! Encore faut-il obtenir le crédit nécessaire, et quand on voit comment vont les choses actuellement, on peut se poser des questions !

MURIELLE …

 Durant les années difficiles, Murielle a accepté tout ce qui se présentait , même des ménages. Cependant, elle n’était pas déclarée et elle voulait un travail plus régulier.

 Par connaissances, elle est donc, comme je l’ai dit précédemment entrée dans une grande surface comme manutentionnaire . On lui a rapidement proposé de passer chef de rayon, mais celà ne l’intéressait pas. Le salaire, aurait été un peu, (juste un peu !) meilleur, mais les heures de présence , même le samedi et souvent le dimanche ne plaisaient pas du tout , ni à Murielle ni à Pascal. Voir leur vie de famille perturbée à ce point, ne les intéressait pas du tout, même si le salaire avait été supérieur.

Le projet de Bruno tombait à point. Murielle s’inquiétait un peu quand à ses capacités pour travailler, fusse avec Bruno , dans un domaine qu’elle ne connaissait pas . Bruno, toujours confiant , lui disait de ne pas s’inquiéter, sa fille, Marine, allait la briffer, et tout irait bien ! Inébranlable optimiste !!

Pourtant, il a eu raison, Mumu s’en sort très bien. Beaucoup mieux qu’elle même ne le pensait.

Pascal, quand à lui, ayant commencé comme commercial dans l’agence intérim ou travaillait son copain , s’y trouve toujours. Il est maintenant, chef d’agence de deux agences . Il a bien réussi dans une profession que nous n’aurions pas imaginée le voir exercer.

Comme son père est féru de chasse, lui est passionné de pêche. Il a la chance que sa femme aime , sinon la pêche, du moins le poisson et le bâteau !

Leur grand plaisir est de partir, dès les premiers wee-kend du printemps sur leur bâteau. Ils se rendent alors dans leur petit coin de paradis personnel : une conche sur le bord du lac. Lorsqu’arrive l’automne, Pascal va tout seul à la pêche, pour la journée seulement, voire la demi-journée, c’est la saison où il réalise ses plus belles prises. Le poissonnier ne fait pas fortune avec nous ! Imaginez les portions que l’on peut préparer avec un sandre ou un brochet de , neuf, dix, ou onze kilos ! Ce qui n’est pas rare.

Leur dernier projet : nous étudions actuellement la possibilité de leur vendre un morceau de notre terrain pour qu’il se fasse bâtir un petite maison. Nous ne pouvons pas le leur donner, ce ne serait pas juste envers nos deux autre fils, on ne sait jamais de quoi l’avenir sera fait et nous ne tenons pas à créer un motif de désaccord futur, bien que Eric et Bruno affirment que celà ne les dérangeraient pas.Mais nous avons toujours veillé à être le plus équitable possible.

Marine a son petit appartement, Jimmy a 21 ans et se prépare à en faire autant, Jordan passe actuellement son permis de conduire. Tous ont la chance d’avoir un emploi.

Marc, le fils d’Eric, vient de s’installer avec sa copine dans un petit appartement tout neuf, Lydie, sa fille, est  pacsée avec Mario. Ce sont les parents de Lana et Lisa les dernières nées de la famille, nos amours de petites jumelles !

Et voilà, la vie continue …….

Et recommence……. Je vais bien trouver, maintenant, quelques anecdotes à raconter, avec huit petits enfants et deux magnifiques arrières petite- filles !!!!!!

Je n’ai qu’à puiser autant dans mes souvenirs que dans notre présent !

Un commentaire »

  1. liliplume dit :

    tout le monde se débrouille bien : courageux et travailleurs, c’est super !

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