Femme au foyer ? le bonheur!!

à 70 ans je découvre l’ordi et grace à cet outil j’essaie d’égrener les souvenirs d’une vie toute simple!

Espoirs, désillusions, et solutions !!!

Classé dans : famille litterature — 11 novembre, 2011 @ 19:47

Il y avait peu de temps que Robert avait été greffé, lorsque Sylvie est entrée dans la vie d’Eric. Bien évidemment, depuis son divorce, il avait fait d’autres rencontres mais rien d’important. Deux ou trois petites aventures sans lendemains.

Sylvie a une fille, qui à l’époque était adolescente : Emilie. Pour des raisons de commodités ( études) elle a choisi de demeurer chez son père. Pas très facile à accepter pour Sylvie, mais les relations avec son ex- mari se passant bien, les choses se sont organisées sans aucun problème.

Elle est arrivée dans la famille , si je disais à un moment serein, je mentirais. Eric comme ses frères, était particulièrement tendu, d’abord par rapport à la santé de son père, puis , il ne faut pas oublier que commençait  l’aventure de l’étiquette.

Lorsque Eric, Bruno et Pascal avaient acheté leurs maisons, ils étaient pleins de confiance en l’avenir. Finalement, ces moments là ont été très heureux .

Puis ,parfois, dans la vie, les choses ne se passent pas toujours selon nos prévisions les plus optimistes, surtout lorsque l’on a de grandes ambitions et que l’on ose prendre des risques !

Nos trois belles-filles ont eu beaucoup de mérite de supporter les changements d’humeurs qui alternaient! L’ambiance familiale passait successivement de l’optimisme le plus total, au découragement le plus profond. L’humeur de ces messieurs suivait le même rythme! Les finances aussi !

Je ne sais d »ailleurs pas d’où mes fils tiennent cette faculté de rebondir, même après les pires moments. Ils ne restent jamais à se lamenter bien longtemps, et après chaque problème, il leur faut très peu de temps pour trouver une possibilité de , soit redresser la situation, soit tenter autre chose ! Celà, du moins dans leur vie professionnelle, en ce qui concerne leurs vie sentimentale ou familiale c’est beaucoup plus difficile ! Il leur faut beaucoup plus longtemps pour accepter la situation et faire de nouveau confiance. Une raison de plus pour reconnaître la chance que chacun a eu  de rencontrer une nouvelle femme ou compagne, toujours présente encore aujourd’hui !

De leur père, ils tiennent, certe , volonté et endurance et une incapacité à baisser les bras devant l’effort quel qu’il soit. Sûrement pas , cette témérité devant les risques ! Robert est partisan de prudence et sécurité ! Il n’aime pas trop l’imprévu et l’incertitude. Pourtant il ne les a jamais freiné dans leur projets. Parfois il a tenté de les faire réfléchir encore un peu. Parfois ils l’ont écouté , parfois non !Une fois leur décision prise, ils en assument toutes les conséquences sans passer leur temps en vains regrets. Ils s’accrochent et cherchent une solution aux ennuis qui se présentent. Heureusement que l’espoir ne leur a jamais fait défaut, car les ennuis , eux, ont été foison!

Leur négoce de vins et étiquettes marchaient doucement.

Côté brevet, un industriel du nord, ( fabricant de machines) etait intéressé et leur proposait de prendre à sa charge la fabrication d’une machine à adhésiver leur étiquette . La machine qu’eux même avaient conçue, si elle marchait sans problème, n’allait pas assez vite pour être utilisée de façon industrielle. Le fabriquant souhaitait en échange avoir l’exclusivité de la fabrication de ladîte machine. Rendez-vous fut pris, et voilà nos garçons en route pour le Nord négocier un contrat. Celui-ci fut signé.L’industriel mettrait ses commerciaux en action auprès des nombreux imprimeurs qui étaient déjà ses clients. Nul doute que l’accord serait profitable aux deux parties.

Quand je vous dis que rien n’est jamais aussi simple qu’il y parait ! Très peu de temps ensuite, ils ont appris que la société en question, en difficulté, était rachetée par un groupe français, très très important.

Nouveau rendez-vous et nouveau voyage ! Heureusement, le groupe comptait respecter le contrat initial et assurerait la fabrication de la machine promise .

Leur situation était quand même toujours en équilibre, sur le fil du rasoir ! Les charges d’une société sont lourdes . La partie la plus lourde à assumer , se composait du règlement des annuitées concernant l’enregistrement du brevet dans tous les pays couverts, et, bien sûr les émouluments du cabinet spécialisé dans ce genre de transaction, et particulièrement dans les conseils pour l’exploitation des brevets . Personnellement, je pense, et celà n’engage que moi! qu’au vue du montant des honoraires ils étaient surtout spécialisés dans l’exploitation tout court !

Eric avait constitué une clientèle assez régulière de clients parmi les châteaux de la région, Pascal , lui, s’occupait plutôt des entreprises, Bruno, grâce aux relations qu’il entretenait avec son fidèle ami Laurent, le parrain  de sa fille Margot,avait toute une clientèle de plusieurs escadrons de chasse, pilotes et autres corps d’armées.Je devrai peut être expliquer que Laurent, surnommé PONPON , dans sa profession, est pilote de chasse. Il a dernièrement été nommé : chevalier de la légion d’honneur. Je sais qu’il a effectué de très nombreuses campagnes et missions de guerre , mais je ne saurais pas les énumérer. Je sais aussi qu’il a souvent courageusement piloté son avion et pris de gros risques, ce qui me fait dire qu’il a amplement mérité cet honneur !

Après avoir participé à » Labelexpo (en Belgique) avec la nouvelle machine fabriquée par l’important groupe français  (qui n’a pas été capable de faire une bonne démonstration,  pas la peine de se flatter d’avoir une telle réputation ! ) les retombées ont quand même été plutôt bonnes. De bons échos dans la presse et la télé régionnale. Des contacts ont été pris avec plusieurs pays, tels : la Pologne, l’Espagne, l’Italie, l’Espagne, la Roumanie, la Pologne, la Belgique . Heureusement qu’ils avaient couvert le brevet pour tous ces pays ! Et que Bruno avait eu l’intelligence de rafraîchir ses connaissances en anglais!

C’est Bruno qui s’est déplacé pour les premiers rendez-vous. Que de frais supplémentaires! La situation financière redevenait critique, pourtant ce n’était pas le moment de baisser les bras.

Il fallait trouver une solution ! Oui! mais laquelle ? Comme à leur habitude , il ne leur a pas fallu longtemps trouver ! Bien qu’à contre coeur, ils allaient vendre leurs maisons !

Les maisons fûrent vendues. Le bénéfice ne fut pas énorme, il fallait solder les crédits qui couraient encore sur lesdites maisons, mais ils pouvaient ainsi ne plus (encore !) se verser de salaires sur la société. Et surtout, conserver les droits sur le brevet , qu’il était hors de question de perdre ! Donc, toujours de nouvelles annuitées , et, bien évidemment d’honoraires au cabinet s’en occupant !

Les voilà tous les trois en loyer (aussi élévés sinon plus que leurs remboursements de prêts immobiliers initiaux!) mais au moins ils avaient quelques liquidités devant eux . Avec tous les contrats en vue, le bout du tunnel n’était pas loin !

C’était trop beau ! Il aurait pû y avoir quelques impondérables ,  ou retards, enfin des choses qui arrivent souvent ! Ca, on connait, on aurait même pas été surpris! Mais non ! Pourquoi faire les choses à moitié ? Voyons plus grand !

Il y a eu la CRISE !!!!! Nous étions en 2007/2008 !

Les sociétés intéressées n’ont plus voulu prendre de risques, ou n’ont pas pû obtenir les crédits nécessaires. Ils n’annulaient pas leurs projets, non ! Ils verraient dans un an ou deux, comment les choses allaient tourner.

Adieu, veau, vaches, cochons, couvée !!!! etc …… Seul un imprimeur français a maintenu son engagement et respecté le contrat en échange d’une exclusivité nationnale. Eric, Bruno et Pascal conservaient cependant le droit de réaliser des micros -séries s’ils le souhaitaient.

La situation devenait tendue. Nous voyons toujours un de nos fils, lorsqu’il rentrait chez lui, le soir. Notre maison se trouvait sur leurs chemins à tous les trois. Donc il y en avait toujours un qui s’arrêtait.S’ils arrivaient tous les trois à la queue -leu-leu, c’est que la journée leur avait apporté des raisons de se réjouir et ils venaient nous en faire part ensemble. Il m’est arrivé, lorsque je voyais une seule voiture , passer devant chez nous, puis tourner dans le chemin pour s’arrêter, de soupirer : qu’est-ce qui se passe encore ? Je savais que lorsque la journée avait été  trop difficile, celui qui s’arrêtait allait critiquer ses frères ce jour là. Le lendemain, c’était l’inverse, un autre jour c’était  le troisième qui déversait son inquiètude et n’était pas d’accord avec les deux autres Un roulement bien rodé . La visite terminée, lorsque le fils ( n’importe lequel !) repartait, la plupart du temps, il avait réussi à nous convaincre, que lui , s’il était seul, aurait agi différemment et plus intelligemment ! Parfois nous en étions convaincus, jusqu’à ce que le lendemain l’un des deux autres vienne à son tour avec un avis différent. Très difficile pour nous de juger qui avait raison ou tort ! Fort heureusement, lorsqu’ils se retrouvaient tous,( surtout grâce à la présence de leur père ), les choses finissaient toujours par s’arranger et les réunions familiales ne tenaient plus compte des ennuis professionnels. Il y avait toujours la pointe d’humour de Bruno pour nous faire rire , d’eux - mêmes et de leurs déboires ! Ils avaient juste besoin, de temps en temps , d’évacuer le stress causé par leur situation et notre maison était le couvercle qu’ils  soulevaient lorsque la pression était trop forte! Nous écoutions l’un, ou l’autre, en espérant que de meilleurs lendemains ! Honnêtement il nous est, à Robert et moi ,arrivé de penser : j’aimerais autant qu’aujourd’hui, il n’y en ait pas un qui, seul , s’arrête!

Nos fils ont décidé que quoi qu’il arrive, il garderaient la propriété de leur brevet.Ceci étant dit, il fallait être réalistes et prendre des décisions.

Eric, le premier, lorsque une relation de Bruno a cherché un responsable pour son centre équestre , a décidé d’accepter ce poste. Je ne pensais pas que Sylvie accepterait ce dépaysement. C’est plutôt une fille de la ville, aimant les magasins, les rues piétonnes etc …. Pourtant , elle a de suite accepté sans aucune hésitation. Je vous le disais que mes fils ont finalement de la chance !

Quelques mois plus tard, Pascal a eu l’opportunité d’entrer comme commercial dans une agence intérim, grâce à son copain de jeunesse, celui-là même qui avait participé à la fabrication de la première machine à adhésiver , je n’avais pas dit son nom : il s’appelle lui aussi  Pascal

Bruno a repris un bail commercial de photocopies et imprimerie à une connaissance .Pas une imprimerie comme l’autre, nous sommes maintenant à l’ère de l’informatique. Pour commencer il fait sous-traiter les travaux tels cartes de visites, flayers et autres. Il fait également sous -traiter toutes les sortes de panneaux, decorations de vitines, habillages de véhicules etc ….

Il a trouvé deux investisseurs dont un ami. La part de Bruno et ses frères est constituée par l’apport du brevet dans la société . Un commissaire aux apports ,indépendant, a été mandaté par le tribunal de bordeaux , pour expertiser le brevet . Il a été évalué à deux -cent quatre vingt mille euros.

Ils sont donc cinq actionnaires, Eric, Bruno et Pascal, disposant chacun de vingt pour cent des parts et les deux autres actionnaires en ayant vingt pour cent chacun également. Ains les trois frères sont toujours majoritaires ! L’union fait la forc

Pas de commentaire »

Pas encore de commentaire.

Flux RSS des commentaires de cet article.

Laisser un commentaire

 

maminaeli |
saidou |
ma première grossesse |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | lesdupas2
| Henri Limouzin
| Noël Faure