Femme au foyer ? le bonheur!!

à 70 ans je découvre l’ordi et grace à cet outil j’essaie d’égrener les souvenirs d’une vie toute simple!

Archive pour octobre, 2011

ROBERT ET LA TRANSPLANTATION ! n° 1

Posté : 31 octobre, 2011 @ 8:56 dans famille litterature | Pas de commentaires »

Depuis 1997, Robert ne suivait plus aucun traitement. Si les différents protocoles subits avaient freiné la progression de l’hépatite, elle était toujours là, sournoise et tout aussi dangereuse.

Nous nous étions habitués à cette situation car Robert ne ressentait pas de douleurs particulières. De plus avec la volonté qui fait partie de sa nature, il ne se plaignait jamais, et vivait donc tout à fait normalement.

Deux fois par an , il passait une I R M . Nous savions qu’au stade de sa maladie, la prochaine étape pouvait être le cancer. Comme depuis cinq ans, il n’y avait apparemment pas d’évolution, nous espérions que les traitements précédents avaient retardé cette échéance et ralenti la puissance du virus de l’hépatite C.

Que Robert doive passer, fin 2001, l’habituel examen, ne nous stressait pas particulièrement. C’était presque devenu la routine.

A l’issu de l’examen, comme à notre habitude , nous attendions, assis sur le banc, dans le couloir qui menait à la salle d’examen, que le médecin vienne, à la demande expresse de Robert, nous rendre compte de ses observations, après l’IRM.

L’examen a montré une tache sur le foie. Il était trop tôt pour en tirer une conclusion. Il arrive qu’un nodule de cette taille (environ 1mm) disparaisse de lui-même. Il fallait  faire une IRM de contrôle d’ici deux ou trois mois, pour vérifier l’évolution, si évolution il y avait !

Nous sommes repartis, assez inquiets, nous savions très bien que ce pouvait être le début des complications.

En février 2002, l’IRM suivante , non seulement confirme toujours la présence du nodule , mais également son augmentation. Il mesure maintenent trois millimètres.

Après l’examen, comme d’habitude, le médecin est venu nous l’annoncer. Il a compris que nous savions ce que celà signifiait.Il nous a accompagnés jusqu’à la porte et m’a serré la main en me disant « bon courage »!

Nous avons marché jusqu’à la voiture sans échanger un mot, le temps d’assimiler la nouvelle. Une fois installé au volant, Robert a laché : Bon ! Eh! bien ! si c’est comme ça, qu’est-ce-que tu veux y faire ? On verra bien! Et il a tourné la clé de contact.

Le résultat connu, nous nous sommes rendus au rendez-vous prévu avec le médecin hospitalier qui suivait Robert depuis douze ans. J’ai toujours accompagné mon mari , à toutes les consultations. Il m’aurait été trop difficile de rester à la maison à attendre.j’avais besoin d’entendre les paroles des médecins en même temps que lui. C’est la raison pour laquelle je dis souvent nous lorsqu’il s’agit de ces évènements.

Lorsque le médecin a évoqué , avec ménagement,l’éventualité de la transplantation, il a suggéré à Robert d’y réfléchir, avant de donner son accord.

La réponse a fusée, ferme et immédiate.

-  Si c’est la seule solution, je vous fais confiance. C’est d’accord. Et il a enchaîné :

- Si tout se passe bien, combien de temps puis-je espérer vivre après la greffe, et dans quelles conditions ?

-Le Dr :  Nous avons des patients qui ont 10,15,20 ans de greffes

-Robert : D’accord, parce-que si c’est pour deux ans, ce n’est pas la peine ! Quel sera le suivi ensuite ?

- Le Dr  :Vous aurez , au début, plusieurs médicaments, puis ensuite seulement deux fois par jours, des comprimés immunossupresseurs, à vie pour éviter le rejet. Dans votre cas, toutes les conditions sont réunies, pour que la transplantation s’effectue sans complications. Votre état de santé général est bon, vous retrouverez une vie normale.Cependant, je ne vous le cache pas, c’est une intervention très lourde.

Robert a confirmé son accord.

Son cas allait être étudié,lors de la prochaine réunion du staff regroupant le personnel médical, responsable des transplantations . Ces réunions avaient lieu tous les jeudis , nous serons informés aussitôt de la décision.

J’ai filé sitôt rentrée, acheter un téléphone portable, nous n’en avions pas encore.Je ne voulais surtout pas risquer d’être absente, si l’on nous appelait. Je n’allais pas rester rivée au fixe à attendre qu’il sonne! J’ai communiqué son numéro à l’hôpital .

Robert, comme à son habitude , n’a rien changé à son comportement . Il allait toujours retrouver ses fils à l’imprimerie et s’occupait de l’emballage. Il ne voulait pas que les enfants s’inquiètent. Comme si c’était possible !

La décision a été prise rapidement. Il bénéficierait d’une transplantation, si les examens préléminaires étaient bons.

Et a commencé la ronde des allers -retours entre l’hôpital et la maison , pour effectuer les examens en question. Rien n’était laissé au hasard, de la vaccination contre l’hépatite B au dentiste, etc …. Il a rencontré les différents chirurgiens suceptibles de pratiquer l’intervention, l’anesthésiste, la secrétaire du service des transplantations qui nous a fait visiter le service réservé aux greffes hépatiques, hormis, bien sûr, le fond du couloir qui s’ouvrait sur la partie stérile. Robert a également dû rencontrer le psychiatre ou psychologue (je ne sais pas trop) .

Depuis toujours, nous savions que la volonté de mon mari en cas de décès était de donner ses organes. Donc, le fait d’être receveur ( a part d’être immensément reconnaissant à la famille du donneur) ne lui posait pas de problèmes particuliers.

Le 17 Mai, j’ai reçu un coup de téléphonne, m’avisant que mon mari était inscrit en tête de la liste des demandeurs d’organes. Le 18, nous avons reçu un courrier de confirmation.

Le mercredi suivant, le 22 Mai au soir, nous venions juste de nous mettre à table, lorsque le téléphonne a sonné. Robert a affirmé : c’est pour moi ! J’ai pris l’appel en pensant : « pas déjà ! » Effectivement, la secrétaire, au bout du fil, nous informa qu’un foie était disponible. Nous devions nous rendre à l’hôpital.

Pendant que Robert prenait une douche, j’appelais les enfants, encore à leur imprimerie , à ce moment là. Pascal est arrivé à la maison pour nous conduire. J’avais préparé une valise , comme pour une hospitalisation normale, mais avec beaucoup plus de soin. Sur le chemin de l’hôpital, nous nous sommes arrétés pour que Eric et Bruno embrassent leur père. Nous étions tous très tendus. Nous avons repris notre route après que Robert leur ait glissé à tous les trois : bon, les drôles, vous savez qu’il y a un risque. Si j’y reste , vous ne vous prenez pas la tête, vouc continuez à bosser . Quand c’est l’heure, c’est l’heure. C’est la vie !

A l’arrivée, Robert a été immédiatement happé par les infirmières pendant que j’allais remplir les formalités d’admission. Pascal attendait dans le couloir.

Lorsque je suis revenue,j’ai juste eu le temps d’embrasser mon mari, en chemise d’hôpital et moustache rasée, puis l’infirmière l’a entrainé vers le fond du couloir. Un peu dans un état second, nous avons vu la porte s’ouvrir ,par le milieu, puis se refermer doucement sur leurs talons.

Et nous nous sommes retrouvés, Pascal et moi, dans un couloir vide. Celà avait été si rapide que nous n’avions pas vraiment eu le temps réfléchir. Une infirmière est venu me rendre la valise que j’avais préparée. Elle serait inutile, tout ce qui approcherait mon mari, dorénavant, devrait être stérile.

Sur le chemin du retour, Pascal m’a raconté qu’il avait refusé que Robert franchisse la porte menant à la partie stérile avant que je sois revenue du service des admissions. Il ne voulait pas que je ne puisse pas l’embrasser avant.

Robert m’avait demandé de ne pas venir le voir avant deux ou trois jours après l’intervention. Ni moi, ni les enfants. Nous savions qu’il serait relié à toutes sorte d’appareils, et que ce serait très impressionnant. De plus, il ne serait pas conscient. L’infirmière a approuvé et m’a expliqué que je pouvais appeler quand je voulais et autant de fois que je voudrais, il y aurait toujours quelqu’un pour me répondre.

Et a commencé , une très, très longue nuit .

LA GRANDE AVENTURE DE L’ETIQUETTE MULTI-VOLETS ! -1-

Posté : 30 octobre, 2011 @ 5:06 dans famille litterature | 2 commentaires »

A l’imprimerie, la machine offset deux couleurs qu’ils avaient achetée d’occasion, tombait souvent en panne et celà posait un gros problème pour respecter les délais de livraison. Le réparateur ne venait pas dans l’heure, et il n’était pas rare de travailler de nuit ou le samedi et le dimanche pour  livrer le travail à la date promise.

Nos trois associés ont donc décidé de la changer.Si la banque voulait bien suivre, ils aimeraient faire l’acquisition d’une « cinq couleurs » ! Gros investissement.

Robert ne jugeait pas cette décision très raisonnable. Il aurait trouvé plus sage, de faire réparer encore la deux couleurs. Mais, encore une fois, les enfants ont maintenu leur décision.

La banque a accordé le crédit. La machine, magnifique et imposante a été livrée.

Celà aurait été trop simple si un problème n’était pas survenu! C’est à ce moment précis que l’ouvrier a décidé de demander une augmentation . Le moment était très mal choisi. Bruno(c’était le gérant), après en avoir discuté avec ses frères, refusa.  L’ouvrier a donc donné son préavis. Eric, Bruno et Pascal ont pensé que sa démission était, en réalité, motivée par la crainte de ne pas pouvoir assumer correctement la conduite de la nouvelle machine. Il avait déjà laissé entendre que pour conduire une cinq couleurs, il fallait être deux. Hors de question!  La charge de l’achat était déjà très lourde pas question d’embaucher en plus un autre employé.

C’est donc Pascal qui après avoir suivi une formation, s’est chargé de l’impression. Quelle pression ! Il s’en sortait bien. Je vous ai déjà dit qu’il a une faculté d’adaptation et d’apprentissage surprenante. Il y a quand même perdu quelques kilos, mais celà lui allait bien, il pouvait le supporter ! Il était là, dans son élément !

L’année avait été très difficile. Ils avaient subi de plein fouet, tous les problèmes générés par la tempête qui avait ravagé la région. Electricité coupée, livraisons bloquées, paiements reportés, parce-que les autres sociétés rencontraient les mêmes difficultés. Celà tombait vraiment mal ! A chaque fois un ennui a suivi  les meilleurs moments, lorsque l’avenir semblait prometteur, il survenait toujours un problème indépendant de leur volonté et contre lequel ils ne pouvaient rien .

A l’automne de cette même année, ayant terminé une de leurs réunions de travail qui avaient lieu toutes les fins de semaine, nos fils ont continué leur discussion, revenant sur une idée qui les taraudait depuis longtemps : la création d’un étiquettes innovante, de fabrication simple,composée de plusieurs feuillets, de pose et de fabrication aisées et d’un prix de revient défiant toute concurrence . Il en avaient déjà commencé l’ébauche et ont décidé d’y retravailler sérieusement.

En août 2001, ils en ont déposé la demande de brevet auprès de l’I N P I , commençant, ce jour là, la grande aventure de l’étiquette multi-volets, qui portera leur nom.

Ils en ont imprimé une quantité suffisante pour que Bruno puisse présenter ce nouveau concept aux clients de l’imprimerie. La majorité des clients en question était composée de châteaux , producteurs de grands crus. L’accueil a été enthousiaste . Cette étiquette, outre son prix minime, offrait une plus grande surface de communication puisqu’elle avait plusieurs feuillets. De plus, avantage non des moindres, elle pouvait être posée sur les chaînes d’embouteillages déjà existantes, sans aucune transformation. Plusieurs châteaux s’intéressaient au produit tout en regrettant qu’elle ne soit pas adhésive.

Qu’à celà ne tienne, ils vont devoir plancher sur une machine à adhésiver, spécifique à leur étiquette ! Le contraire m’aurait fort étonnée !

En attendant, Bruno avait obtenu un rendez-vous, avec le directeur commercial et marketing, d’une grande surface connue tant en France qu’à l’étranger.

L’entrevue fut très positive. Rapidement, le directeur régla d’avance une grosse commande , et donna son autorisation pour que le nom de leur enseigne soit cité dans la presse, associé au nom de la nouvelle étiquette, dont elle tenait à être l’un des premiers licenciés.Le directeur en question allait prendre contact avec son supérieur, car le concept de l’étiquette, convenait parfaitement à ce que  la grande surface recherchait pour une prochaine campagne de publicité sur ses produits. Le marché s’annonçait très important.

Les choses se présentaient bien, même plus bien ! Cependant il fallait être réaliste, ce n’est pas avec la petite sructure de leur imprimerie que nos enfants pourraient faire face à une commande de cette importance. Il leur fallait trouver une imprimerie capable d’assumer une telle production.

Le chef  de l’agence bancaire détentrice de leur compte professionnel, informé du problème, en parla à son responsable régional.Celui-ci, conscient des possibilités qui s’ouvraient à leurs clients ( nos fils en l’occurence) les informa de sa visite, à l’imprimerie.

Que pouvait bien leur vouloir, le responsable régional de leur banque ? Finalement , Eric, Bruno et Pascal étaient plutôt un peu tendus. A tort ! En fait ce monsieur venait proposer de leurs présenter un des clients de la banque, important industriel, possesseur de deux grosses imprimerie.

Dès le lendemain , pourtant un 24 décembre, l’industriel, s’est immédiatement déplacé, pour renconter, dans un premier temps Bruno. Entretien rassurant poursuivi durant le  repas au restaurant.

Un nouveau rendez-vous fut programmé très vite, pour finaliser l’accord. Nous étions quand même la veille de Noël!

Imaginez un peu, le réveillon qui a suivi : espoir, promesses, projets……….. bref, l’euphorie !Un industriel de cette importance, ne se déplace pas pour rien, il a autre chose à faire !

Le banquier  leur conseilla de se concentrer sur le développement du produit, l’imprimerie n’était pas le plus important, l’important, c’était le brevet! Pas de soucis !

A la mi-janvier, Eric, Bruno et Pascal, se sont rendus au rendez-vous, pleins d’espoir. Un contrat avait été préparé par l’avocat de celui que j’appellerai MrX, . Autour de la table se trouvaient outre l’avocat, l’expert comptable et le directeur d’une des imprimeries de Mr. X. qui s’est absenté après les salutations, laissant à l’avocat , le comptable et le directeur, le soin de régler les conditions du contrat, déjà prêt.

Le contrat a donc été présenté aux inventeurs. Chacun l’a lu, sans un mot. La lecture terminée ils se sont consultés du regard, celà suffisait pour qu’ils se comprennent. Bruno a dit : ALORS ? Pascal a répondu : alors ? ils nous prennent pour des dindons!  Eric a jeté au milieu de la table ,le contrat en question, et ils se sont levés d’un seul élan . Ils ont préféré quitter la table et partir manger seuls, plutôt que de partager le repas des autres intervenants, qui cherchaient visiblement à les flouer! Et je suis polie !

Durant le repas, un coup de téléphonne leur demanda de revenir l’après-midi, un nouveau contrat, revu,leur serait proposé.Apparemment, monsieur X. était réellement intéressé par le brevet, sinon, pourquoi les aurait-il relancés?

Effectivement, les clauses du contrat avaient été modifiées:

En échange de l’exclusivité pour son imprimerie de la fabrication de l’étiquette multi-volets,qu’il s’engageait à réaliser correctement, Mr.X. promettait d’apporter le marché de très grosses sociétés ,  versait un chèque immédiat de 45000euros, sous forme d’un prêt qui  leur resterait acquis s’ils apportaient une certaine quantité se commandes.En outre , cent -cinquante mille euros leur serait versés s’ils apportaient à l’imprimerie au moins  trois millions de commandes d’étiquettes dans la première année . Le montant des royalties perçues par les inventeurs, seraient de trente pour cent .

Mr.X. promettait en plus de racheter la machine cinq couleurs , de se charger de la fabrication de la machine à adhésiver,et rachèterai l’actif de l’imprimerie. De toutes façons son imprimerie  aurait besoin de leurs présences pour surveiller la fabrication de leur invention.  Le seul hic, c’était que ces trois dernières promesses ne figuraient pas sur le contrat , Mr.X. se targuant d’être un homme de parole, heureux de les compter comme membres de la « famille! »ils pouvaient lui faire confiance et compter sur lui! D’ailleurs, pourquoi ne déménageraient-ils pas, pour se rapprocher de son imprimeur ? Très paternaliste monsieur X. !

Et nos fils ont signé.

Pour faciliter la reprise de l’imprimerie par Mr. x , Eric, Pascal et Murielle ont démissionné. Bruno restait gérant non salarié, jusquà ce que l’affaire soit conclue défénitivement.

Pour mettre au point la fabrication de l’étiquette, ils ont dû se rendre souvent, dans l’immense imprimerie . Ils y ont été reçus comme des V I P . Le restaurant, réputé, était retenu, (ils y ont d’ailleurs croisé des personnalités connues au niveau national.) et ils ont été traités avec tous les égards .Ils y sont allés plusieurs fois pour surveiller les premiers essais.

Comme il s’y était engagé, Bruno a rapidement apporté des commandes. Et celà a été le début des problèmes !

Cette imprimerie a rencontré des difficultés pour réaliser l’étiquette, et celles qui étaient imprimées étaient défectueuses. Nos enfants avec leurs petits moyens y parvenaient sans peine , et les essais étaient concluants !

Celle de l’imprimeur, n’amenaient que des complications . Incompréhensible ! Incapacité des ouvriers ou volonté délibérée ? On pouvait se poser la question.

Les marchés apportés par Bruno avaient été perdus, à cause des malfaçons de l’imprimeur.

Le directeur commercial de la grande surface qui avait traité avec Bruno, avait fait remonter l’information au Président Directeur  Général de la chaîne . Celui-ci avait donné son accord concernant un partenariat pour l’utilisation de l’étiquette , pour une durée de cinq ans et un quantitatif de cinq millions par an, minimum ! La réussite était là!Cependant, comme stipulé dans le courrier , il ne pouvait enlever la production totale à leurs imprimeurs référencés sans risques de les mener à la faillitte, il espérait donc qu’une négociation pourrait aboutir et, je le cite, » amorcer un partenariat durable et innovant entre nos deux sociétés ».

Voici le courrier en question, bien entendu j’ai dû cacher les noms des personnes et de la société, mais l’orignal est en possession des inventeurs! On pourrait croire que ce sont des affabulateurs ! Hélas! Non

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Eric , Bruno et Pascal, ont donc été obligé de mettre Monsieur X. au courant.  Le marché dépassait toutes les espérances de nos fils, même s’il fallait accepter d’en laisser une petite partie pour les imprimeurs référencés par la grande surface ! Monsieur X. devait participer aux négociations puisqu’il était l’imprimeur référencé des inventeurs. A l’issu de cette réunion, un rendez-vous serait fixé dans les premiers jours de septembre pour la signature.

Les articles sur les journeaux, revues vinicoles , interwiev à la radio, participation aux émissions de télévision, se succédèrent.

Début septembre, Bruno téléphonne pour se faire confimer le jour de la signature. Plus de signature prévue! Que s’est-il passé? Comment peuvent-ils changer d’avis en si peu de temps, et, surtout,après  avoir envoyé un très explicite courrier d’intention.

Monsieur X. aurait-il derrière leurs dos refusé tout arrangement et refusé aussi toutes négociations .Il ne faut pas oublier qu’il allait être obligé de verser 150000 euros, le quota de trois  millions d’étiquettes devant être très largement dépassé!   Comment savoir ?Incompréhension et immense déception !

Que dire des mois qui ont suivi ? Nos enfants sont des battants,et volontaires,mais le moral flanche parfois.

Plusieurs offres d’achat de l’imprimerie avaient été faites , mais à chaque fois les acheteurs voulaient que le brevet soit vendu avec. Impossible !

Dépôt de bilan à l’imprimerie. Heureusement, ils n’ont pas de dettes vis à vis des taxes dûes à l’état, URSSAF, TVA, etc……….

L’imprimeur de Mr. X. ne réussit toujours pas à imprimer l’étiquette . Monsieur X. ne prenait toujours pas à sa charge la cinq couleurs , ne s’occupait pas du tout de la machine à adhésiver, et n’apportait aucun marché. Le temps passait et celà n’arrangeait pas les affaire de nos inventeurs.

Si  ce monsieur avait dans l’intention de les acculer davantage, en agissant derrière leurs dos , en leurs faisant perdre du temps avec des promesses qu’il ne tenait pas, il devait bien y avoir une raison ! Les enfants n’en voyaient qu’une, son but était certainement de s’approprier le brevet concerné. Nous avons appris plus tard  que c’était une de ses pratiques,ils n’étaient pas sa première victime!

Rien que la pensée de s’être fait « rouler » a réveillé l’ardeur de nos fils. Pas question de baisser les bras!

L’avocat consulté, leur conseilla de dénoncer le contrat. L’industriel ne respectait pas ses engagements , mais dans un premier temps, il serait plus judicieux de rembourser les quarante-cinq mille euros. Ensuite, il interviendrait, et l’on verrait bien! En attendant, ils pouvaient continuer de développer le brevet par leur propre moyens.

On s’est arrangés, on a remboursé! Et les enfants ont retrouvé la combativité qui commençait à leur manquer! Tant mieux parce-que les réunions qui se passaient  à la maison étaient parfois houleuses. La présence de Robert les obligeaient à se contenir en cas de désaccord, et le lendemain , le mouvement d’humeur était oublié, jusqu’au prochain.Ils vivaient sous une pression constante.

Bruno avait trouvé un petit imprimeur de la région, qui réalisait l’impression de l’étiquette sans aucun problème. ALORS ?

Avec un ami, de longue date à Pascal, et une connaissance qu’ils avaient faite lors des tests d’étiquetage et d’embouteillage, Eric, Pascal et Bruno avaient décidé de construire la machine à adhésiver. Tout le monde a participé. La machine était enfin opérationnelle !

En deux temps, trois mouvements, les voilà installés négociants en vins et surtout fabriquants d’étiquettes multi-volets ! ADHESIVES !

Leur nature leur interdit de baisser les bras !

Suite au depôt de bilan de l’imprimerie, ce sera Eric, cette fois qui sera gérant, même si en réalité, c »est toujours Bruno qui officie à ce poste!

Ils peuvent recommencer à se verser un salaire!

essais 25….. ENFIN ! C’EST DECIDE !

Posté : 29 octobre, 2011 @ 2:07 dans famille litterature | Pas de commentaires »

A chaque problème, sa solution. Facile à dire, mais à réaliser ?

Dans un premier temps, Eric a proposé à Pascal et Mumu de venir habiter chez lui, en attendant d’avoir trouvé à se loger. A mon avis, l’idée n’était pas si heureuse qu’il y semblait . Depuis son divorce, Eric avait pris ses habitudes dans sa grande maison déserte. Il était devenu très soigneux pour ne pas dire maniaque, et je le voyais mal supporter  cette invasion. Trois enfants celà fait du remue ménage et du désordre ! C’est sûr, il allait y avoir des moments où il aurait besoin de solitude.D’un autre côté , cette solution les aidait tous. Pascal et Mumu économisaient un loyer, en partageant seulement celui d’Eric ainsi que les charges afférentes. qui pesaient lourd pour lui, seulement salarié de l’imprimerie. Pour le moment chacun y trouvait son compte. Eric avait un superbe ARA , dont il prenait grand soin. Outre son maître cet oiseau aimait particulièrement Lydie lorsqu’elle venait chez son père.

Pascal et Mumu avaient trouvé un terrain magnifique, en bordure de la forêt, et, comble de chance, dans notre rue ! Ils  feraient donc bâtir. Le constructeur était tout trouvé, ce serait celui-là même, qui avait bâti nôtre petite maison. Pascal se gardait beaucoup de travaux à faire lui-même. Robert l’aiderait .Cette fois, celà n’a pas traîné, si les discussions ont repris, c’était sur les plans de la maison. Plus d’incertitude, la signature a été rapide .L’humeur était joyeuse, les enfants prévoyaient déjà une cabane dans la forêt proche! Ils ont toujours été des amoureux des bois ! En plus , cette cabane là, serait loin des yeux paternels, cachée au milieu des grands chênes ! Génial !

La vie était belle . Pascal et Mumu ont pensé qu’il était temps de régulariser leur situation. Le mariage fut fixé au sept août.

Je ne sais pas si vous avez déjà assisté à un mariage , en toute simplicité, celui-ci, fut un modèle du genre ! Il faisait très beau, même très chaud, la table avait été dressée dans le jardin chez Bruno. La piscine était prête et les maillots de bain aussi !Surtout pour les enfants.

Un neveu était venu s’occuper du méchoui. Réussi, d’ailleurs ! J’avais préparé les amuse- gueules, et les entrées. Les salades, fromages et le gâteau traditionnel ont complété le repas de noces !

Bien sûr, nous avions tous fait un effort de toilette, mais dans la simplicité la plus totale !

La cérémonie, à la mairie, a aussi été particulière. Les enfants, excités, avaient été muni, chacun ,d’un appareil photo jetable, fourni par la marraine de Marine, Sandrine, amie d’enfance de Murielle et photographe de métier . Chacun, dans la plus grande liberté ont mitraillé tout le monde à tours de bras. Jordan dans un premier temps, s’était réfugié sous le bureau du maire , pas trop loin des pieds de Mumu et de son père. Au développement, nous avons pû voir , que l’objet de son intérêt de reporter , était en grande partie, le garde municipal qui gardait la porte de la salle des mariages ! Sa tenue avait dû l’impressionner ! Le reste du reportage était consacré aux pieds des invités , l’objectif de l’appareil n’en voyait pas plus!

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Tout simplement , un moment de

                             BONHEUR !!!!

Mumu et Pascal très heureux , l’ avaient également joué sobres. Pas beaucoup d’invités, les habitués du noyau familial !Une vingtaine de personnes autour de la table, et une journée , décontractée, chaleureuse et chahutante ! Nous étions tous très heureux et celà se ressentait. Oui, une bien belle journée ! Mumu, portait maintenant, le même nom que nous tous et que Jimmy et Jordan !

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                  Quand je vous le dis :

           tenue et service décontractés !

Comme je le prévoyais, la cohabitation s’est révélée au bout de quelques temps, un peu difficile . Malgré leur attachement, les relations étaient tendues . Et, avant que les choses n’empirent, Pascal et Mumu ont préféré faire l’achat d »un mobil-home qu’ils ont placé sur leur terrain . Avec Robert, ils l’ont raccordé au tout à l’égoût, pour un meilleur confort et une hygiène correcte. Il serait revendu sans problème à la fin de la construction.

Pendant que la maison se construisait, la vie s’organisait dans le mobil-home. L’été, l’on se croyait en vacances , et les soirées de fin de semaines, reunissaient souvent tout le monde pour un barbecue. Les enfants ne risquaient pas de nous déranger, ils passaient tout leur temps dans le bois , derrière la grande pergola de toile, que Pascal avait montée pour l’été.Assis tranquillement autour de la table, nous les entendions jouer, ou se disputer, c’était selon! Eric et ses enfants n’avaient rien changé à leurs habitudes, et , grande maison ou grande caravane , ils passaient le plus de temps possible avec leurs cousins , l’esprit des vacances flottait sur tout ce petit monde. Souvent quelques petits copains venaient de joindre à eux . En général, Marine était la seule fille, partageant les jeux des garçons et régnant sur sa cour! Jimmy, déjà, veillait et surveillait sa « soeur » !

Pour faciliter les choses à Mumu,, le linge était traité chez nous. Aucun problème .

La maison avançait « a grand pas « , heureusement ! Si l’été était vraiment agréable,l’hiver l’était beaucoup moins.  Robert et Pascal avaient bien isolé cette habitation provisoire, pourtant, il était hors de question d’y passer un hiver supplémentaire! Il fallait chausser les bottes en caoutchouc pour y accéder ! Eric n°2, comme à son habitude est venu installer la belle cuisine qu’avait choisie Mumu. Vraiment très belle cuisine, fonctionnelle et séparée du séjour par un magnifique comptoir arrondi! Les pièces lumineuses donnaient sur la terrasse couverte, face à la forêt! Un petit coin de paradis, vraiment!

Eric n°2 travaillait avec son père qui avait un magasin de fournitures et de meubles d’agencement de bureau. Comme il possédait un camion pour les livraisons, c’était lui, qui, chaque fois, organisait les déménagements. Les meubles de Pascal et Mumu avaient été entreposés dans la réserve de l’imprimerie en attendant la fin de la construction.

Le terrain , d’après Robert, conviendrait bien pour un potager. Pascal, n’étais pas fan! Consommer légumes et fruits, d’accord, mais jardiner, très peu pour lui. Par contre, si son père en avait envie, surtout, qu’il ne se gêne pas ! Sitôt dit, sitôt fait. Sur le côté arrière de la maison, le long de la clôture,quelques plates-bandes se sont bientôt alignées, bien nettes, tracées au cordeau. La première saison fût aussitôt prolifique: tomates, persil, fraisiers, cornichons, piments, salades, aubergines, haricots verts, etc…..La plupart du temps, les habitants de la maison, n’avaient même pas vu que Robert, arrivé par le derrière de la maison, était occupé au jardin. Il repartait sans que personne ne se soit rendu compte de sa venue. Il n’était pas question de se montrer indiscrêt ! De temps en temps, le potager s’agrandissait d’une plate-bande supplémentaire et un nouveau légume apparaissait!Il fallait calmer le jardinier! Si Robert jardinait avec plaisir, il estimait que les enfants devaient assurer l’arrosage. Lorsque, le soir, ceux-ci entendaient, au bout du chemin qui menait chez eux, le bruit caractéritique du moteur de notre vieille express, c’était la précipitation.Se jetant ,qui sur le tuyau d’arrosage, qui sur l’arrosoir, ils se hâtaient afin que papy les trouve occupés à arroser ! Ca courait dans tous les sens : vite !  voilà papy! voilà papy!

Personnellement, j’appréciais beaucoup, j’avais deux de mes enfants à cinq cents mètres de chez nous. Nos petits enfants pouvaient venir à la maison à volonté.Durant la bonne saison, ils passaient leur temps dans les bois, qui, de derrière chez nous aboutissaient derrière chez eux !Lorsque j’avais aussi , le mercredi ou les vacances scolaires, Margot et Marie,Marc et Lydie, nous partions tous en promenade dans ces mêmes bois , magnifiques! Je leur y ai appris beaucoup de choses, durant ces ballades. A tresser des couronnes avec les fougères, à marcher au pas en chantant etc…., et nous goûtions avant de rentrer à la maison, presque toujours au même endroit. Il y avait, là, des arbres abattus avec des troncs énormes, idéal pour jouer les cascadeurs, et faire office de sièges !

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Pas de problèmes vestimentaires

 pour se promener dans les bois.

Mes petits enfants doivent avoir des

 racines indigènes cachées !

J’avais de nouveau envie que mes petits enfants , à leur tour, ne grandissent pas trop vite !

Il y avait deux ans qu’ils étaient devenus nos voisins.Les travaux intérieurs, de finition et de décoration, ont été stoppés nets, dès le départ, car une nouvelle aventure attendait les trois frères, imposant la prudence financière !

essais 24 où vont-ils VRAIMENT se nicher ??

Posté : 27 octobre, 2011 @ 1:13 dans famille litterature | Pas de commentaires »

Quatre ou cinq jours de déprime, et les voilà repartis en agences et visites.

On efface tout , et l’on recommence . Mais on change les données du problème.

On va s’éloigner un peu plus loin dans le Médoc, avec une voiture diésel aucun problème !Un grand terrain, une grande maison, une vérande, une piscine on prendra tout notre temps. On va finir par trouver encore mieux ! Le moral revient! On refait des projets !

Tiens, d’ailleurs pour se distraire et se remettre dans le bain, mardi prochain, juste pour s’occuper, on va aller visiter une maison , un peu éloignée, mais imaginez un peu : une maison de pas moins de quatre cents mètres carrés!  Vous pensez bien, on y va vraiment à la décontracté, avec aux lèvres un petit sourire désabusé et amusé en même temps, parce-que on a pas voulu refuser à l’agent immobilier qui insistait!

EH! BIEN ! Voilà ! ils y sont allés !

Effectivement, trois cents mètres carrés habitables et cents de plus à rénover, celà fait une sacrée surface !C’est une maison qui occupe tout un angle de rue. Une maison de ville, style bourgeois, généralement habitée par des notables.

Essayez d’imaginer : une belle cuisine, un escalier en marbre, une chambre (de bonne !) un nombre impressionnant de pièces, idem pour les points d »eau, un jardin agréable. Bref , une visite où l’on se perd et dont on revient sans trop savoir quoi penser!

ET PUIS, CE N’EST PAS VRAI ! C’EST REPARTI !

Les projets de grand terrain et tout le reste, ils ne savent plus très bien ! Il faut y retourner! Nouvelle visite , toujours aussi intéressante. Ils ont pu approfondir certains détails : le chauffage (impressionnante la chaudière !), la disposition des pièces ( ils se repèrent mieux) etc …. et à leur retour , la même indécision dans les yeux.

C’est dit, demain à midi, il faut y amener Eric et Bruno pour avoir leur opinion. Vous vous rendez compte ! C’est trop beau! Trop grand! Celà peut devenir trop chic, trop tout, malgré les travaux  (encore!) à envisager, pour en faire une belle maison familiale.

Il faudra aussi y aller voir avec Robert, son avis ne sera pas de trop, bien que l’on appréhende sa réaction au premier coup d’oeil !

N’empêche, ils s’imagineraient bien heureux d’y vivre !Il y aurait la place pour recevoir, et, si besoin,garder à coucher (oui, mais dans quels lits? )comment meubler tout cet espace? Enfin, on verra! Il faut voir, réfléchir, en parler (on ne s’en prive pas !)

Dans un premier temps , qu’en pensent Eric et Bruno ?

Première réaction d’Eric  :

_ Non ! Trop de travaux !

Réaction suivante :

_ Il en a bien fait, lui, des travaux pour terminer sa maison, et pas des moindres! Pourquoi son frère n’en ferait-il pas autant!

Un peu perdu lors de la visite dans toutes ces pièces, admiratif devant l’escalier de marbre et devant les portes massives. Alors, oui, pourquoi pas? A  eux de prendre leur décision.

Réaction de Bruno :

_ OUI , OUI , OUI ! Non , mais, rendez vous compte du style de la barraque !Après les travaux nécessaires , ce sera une vrai splendeur ! Elle vaudra de l’or !C’est une maison de caractère. A  soixante dix  millions (anciens) lui, il l’achèterait sans hésiter .Au pire, quel bénéfice, s’ils se trouvaient un jour obligés de revendre !

On discute ferme, et suite à de longues causeries, c’est la même hésitation. Cependant, l’envie est toujours là, chaque jour plus précise .

JEUDI SOIR 3 JUIN :

Le sort en est jeté. Pascal et Mumu ont fait une offre à soixante -dix- mille unités . Ce serait bien , il leurs resterait un petit capital pour les premiers travaux.Et puis dans les cents mètres carrés à renover, il sera très facile de faire un appartement indépendant, qui, loué, aidera bien au remboursement du crédit!

Que va décider le vendeur ?

Celà n’empêche pas de faire des projets : par exemple, le premier de l’an 2000, on le fera chez eux, il y aura la place !

Si l’achat se réalise , Eric N° 2 va avoir du travail. C’est le roi du bricolage, du vrai, du beau travail, pas du rafistolage. Comme toujours, disponible à volonté, même tard le soir après sa journée de travail !

Par contre , pour Pascal, qui, initialement souhaitait une maison sans travaux , c’est raté ! Comme quoi, il n’y a que les ânes qui ne changent pas d’avis !

En l’état actuel des choses, on attend !

VENDREDI 4 JUIN :

Aucune nouvelle, c’est normal, c’est trop tôt.

SAMEDI 5 JUIN :

Bruno trouve étrange que l’agence ne  manifeste encore aucun intérêt, ni positif, ni négatif. Alors Mumu va aux renseignements : 70 unités, la réponse est non. Le minimum réclamé par le vendeur étant de 79 unités Mumu en propose donc 75, dernier prix. On verra bien !

Quand on pense que la première visite était ressentie comme une plaisanterie !

Aujourd’hui, dimanche, Robert et moi sommes allés faire un tour du côté de cette maison. C’est que l’on se sent aussi concernés que les enfants. Par chance pour notre curiosité nous avons très vite trouvé la maison en question. Normal, depuis que l’on en parle , nous avons assimilé tant de détails que celà a été facile.

C’est bien ainsi qu’il l’ont dit, un vieil immeuble dont toute l’immense façade est à ravaler.

Pour Robert ce fut un choc! Il voit un gros problème : l’énorme travail que représente ce ravalement risque d’être une perte d’argent, car la qualité de la pierre ne lui inspire pas confiance.

Avant que les enfants ne décident quoi que ce soit, il faut leur faire part des observations de leur père. A eux ensuite, de maintenir ou non, leur projet d »achat.Robert leur conseille de faire venir un homme du métier afin d’entendre des conseils éclairés et des conclusions sérieuses.

En vérité, celà nous ennuie de sembler mettre un frein à leur enthousiasme, mais nous souhaitons tellement qu’il ne commettent pas d’erreur et que la réalisation de leur rêve ne tourne pas au cauchemar.

Nous voilà lundi ,et notre inquiètude n’a pas lieu d’être. Pascal et Mumu ne nous ont pas attendus pour prendre conscience et de l’importance et du coût des travaux envisagés. Ils se sont renseignés. Il existe de nouveaux systèmes et matériaux de ravalement très fiables.

Alors tout va bien, attendons !

Rien à faire, le propriétaire n’en veut pas moins de 79 unités. Pascal et Mumu ne démordent pas de 75.

L’agence conseille d’attendre encore. Alors pour calmer son impatience Mumu reprend les visites et commence les cartons en vue du déménagement.Trois visites sont prévues dans les jours prochains. Visites décevantes . D’ailleurs tant qu’il reste un petit espoir pour la précédente , je crois qu’aucune autre maison ne trouvera grâce à leur yeux.

Nous sommes dimanche, et l’agence doit tenter d’influencer le vendeur. Pascal reste ferme sur sa position et l’on continue d’éplucher les annonces immobilières.

Enfin , en ce nouveau début de semaine, l’agence téléphonne l’accord du vendeur aux conditions des enfants ! En voilà une qui est contente ! L’émotion lui monte au visage comme un grand bonheur. Puis aussitôt, l’inquiétude, puis l’indécision. Il faut calmer cette excitation qui monte par une activité, quelle quelle soit. Alors Mumu se lance avec énergie dans la confection d’un carton de vaisselle!

L’excitation est tombée, et, ce mardi, Pascal flippe, hésite, refait les compte. Mumu redescend de son petit nuage, Pascal la démoralise !

Nous mangeons ensemble, et la discussion, évidemment tourne autour du même problème. Il ne faut pas oublier ce qui s’est passé pour leur premier choix. Pour la énième fois, on récapitule les avantages et les inconvénients. Indubitablement , les avantages l’emportent.

JEUDI 17 JUIN :

Rendez-vous est pris avec l’agence pour quarorze-heures. C’est décidé, ils se porteront acquéreurs avec quand même une petite réserve : faire expertiser la toiture par un homme de l’art. Dans le prix conclu , l’agence n’avait pas compté ses frais. L’achat est quand même maintenu, mais l’expertise de la toiture, l’état parasitaire seront à la charge du vendeur. L’ agence se fait fort, également d’obtenir quelques meubles , pour compenser.

Le sous-seing sera signé le 24 juin. Si vous croyez que cet acte va  clore toutes les discussions, détrompez vous! Maintenant, on entre dans les détails. Mumu arpente notre salle à manger, compte les pas, pour tenter de nous faire réaliser les dimensions de ses futures pièces. Peine perdue, nos murs gêment sa marche ( évidemment!). A nous fournir tant de détails , nous n’arrivons même plus à imaginer!  Entrer dans cette maison, sera comme ouvrir une pochette surprise!

En fait de surprise, nous avons été servis ! Cette grande maison n’abritera pas la petite famille de Pascal et Mumu ! L’état parasitaire demandé (sage précaution)  fait état de termites dans la toiture. Bien que le propriétaire propose de faire procéder au traitement adéquat, les enfants ont refusé car les toits des maisons avoisinantes, s’il ne sont pas traités aussi, risquent de  réinfecter la toiture à plus ou moins brève échéance .

Il va bien falloir pourtant quitter la petite maison vendue!

C’est promis, s’ils en visitent une autre qui leur plait, je ne vous le raconterai pas ! Même moi, je fatigue!!!!!!! J’attendrai un peu la suite des évènements ! Chose pas si évidente qu’il y parait, leur enthousiasme est , à chaque fois, tellement communicatif !

essais 24 Où vont-ils se nicher ?

Posté : 26 octobre, 2011 @ 8:13 dans famille litterature | Pas de commentaires »

Nous avions assez rapidement vendu notre maison. Nous avions très vite repéré un terrain, pas très loin de chez Eric, et nous l’avons retenu. En attendant que notre nouvelle maison se construise, nous avions pris un loyer tout près de la construction.

C’était commode par rapport à Lydie et Marc. Encore scolarisés au collège et à l’école primaire d’à côté.

Notre nouvelle maison est petite et moderne dans ses matériaux. Facile d’entretien et très lumineuse ! J’en avais dessiné les plans . Nous nous y sommes immédiatement trouvés bien. Le voisinage est agréable, présent sans être envahissant. La baie du séjour donne sur les vignes. Evidemment, nous sommes dans le Médoc !

notremaisonenjuillet004.jpg

Notre petite maison de retraités ! ….

Lorsque Eric avait ses enfants, le plus souvent ils allaient manger chez Pascal , quand celui-ci avait les siens. Comme Lydie, Marine, Marc, Jimmy et Jordan s’entendaient très bien celà ne posait pas de problème. Les plus petits jouaient ensembles et Lydie, un peu plus grande se confiait à Mumu.

Ainsi , Eric pouvait sortir, plus tard dans la soirée , les enfants  appréciant davantage cette solution.

La maison de Mumu n’était plus petite, elle était carrément envahie ! Je l’ai déjà dit lorsque Jordan et Jimmy ont partagé les lieux avec Marine , mais là, celà devenait carrément du camping ! Je sais bien que plus on est de fous, plus on rit ! Mais!!!!!! La maison de Mumu était vraiment la maison du bon accueil !

En fait de solution, Pascal et Mumu en avaient trouvé une !

Je ne m’en rappelais pas, mais j’avais pris des notes à ce moment là, et par le plus pur des hasard, je viens de les retrouver. Mon plus gros travail est donc de les recopier. Je leurs avait donné un titre :

Où vont-ils se nicher ?

Mois de mars 1999.

Ce week-end, tout le monde s’y est mis : on retape la petite maison de Mumu,afin de lui donner un air soigneusement entretenu, car, c’est décidé, ils la mettent en vente. Les enfants grandissent, et, deux garçons et une fille dans la même chambre, celà ne peut plus durer. De plus, côté rangement, Mumu s’épuise pour un résultat qui ne dure qu’un instant. Avec la meilleure volonté du monde il n’y a pas moyen de faire mieux !

Je suis venue leur faire une petite visite durant les travaux.

Eric, préposé à la peinture , est aussi moucheté qu’un dalmatien, sauf que ses taches sont blanches!

Du fond du jardin, poussant une brouette chargée à mort, j’aperçois un petit bonhomme, bonnet de laine enfoncé jusqu’aux oreilles, et il a fallu qu’il avance de plusieurs mètres pour que je reconnaisse Bruno. Il faut dire qu’il ne fait pas très chaud et qu’il a enfilé plusieurs lainages superposés.

La maison est grande ouverte au vent frais, et chacun s’active vivement. L’équipe ouvrière est au complet avec Robert, Eric N° 2 et Pascal.

Tout a été fini en deux semaines et la maison a fière allure, à l’intérieur comme à l’extérieur.

Les visites des éventuels acheteurs ont débutées, et, très vite, la maison est vendue. Il faudra quitter  les lieux le vingt juillet prochain !

C’est là que les choses se compliquent! Il faut en acheter une autre , plus grande, bien sûr, et qui plaise, celà va de soi.

On lit les journeaux, page des annonces immobilières. Pascal et Mumu consultent les agences , et les visites se succèdent ainsi que les commentaires : trop petite ! trop moche ! en mauvais état ! pas assez de terrain ou le terrain mal réparti, trop près du voisinage, route trop fréquentée ( donc, trop de roulage!) , trop chère etc ….

Et puis, courant mai, une visite aboutit sur une maison qui plaît. Une amie avait été envoyée en éclaireuse afin d’éviter les frais d’agence et avoir ainsi l’adresse du bien en question. Mumu a donc pû entrer directement en contact avec les propriétaires. Il s’agit d’une landaise, au vaste jardin bien décoré, joliment arboré, un garage double, un poulailler, un appenti en bois, une cuisine extérieure, une autre intérieure en chêne massif, deux cheminée, trois chambres au rez-de-chaussée, un étage avec une autre chambre un beau palier, plus une pièce qui serait affectée à un atelier ou bureau pour Mumu.

Vraiment elle est parfaite! Le coup de coeur, du moins pour Mumu. Demain , elle y emmène Pascal!

Au retour de cette visite, Pascal raconte à son tour, et , tout en l’écoutant on se rend bien compte qu’il réfléchit activement à toutes les possibilités. Marine a quasiment choisi sa chambre . Mumu, en deux jours, a perdu deux cents grammes, sourit aux anges et semble sur une autre planète !

Voyons, les vendeurs en veulent quatre- vingt- dix unités,( nous n’étions pas encore à l’euro)  c’est bien le diable s’ils ne la lachent pas à quatre -vingt -cinq : Eric en est persuadé. Bruno recommande le marchandage à un pareil montant, c’est bien la moindre des choses. Robert , quand à lui, hésite un peu à donner son avis. D’abord il n’a pas visité la maison en question, et, surtout, c’est quand même une belle somme ! Pourvu que l’imprimerie marche ! Si l’entreprise familiale tourne bien , il n’y a pas de soucis à se faire.

Eh! Bien ! non ! quatre-vingt-cinq-unités, pas question ! Ce refus relance le débat. Pascal a proposé quatre-vingt-six unités, au plus quatre-vingt-sept, à la limite quatre-vingt-huit!  Sinon ,tant pis, il faut être raisonnable, attendons vendredi, celà ne fera que deux cents grammes de plus de perdues pour Mumu. Mieux que « slimfast » !

Vendredi, un couple vient avant eux visiter la maison. Aïe ! ça craint !

Pascal et Mumu y sont passés après, et ont quand même un peu discuté le prix comme prévu. Allons, ils feront un petit effort, en raclant les fonds de tiroirs, ils iront jusqu’à quatre-vingt-neuf!.Il ne fallait pas oublier de prévoir les frais de notaire !

La situation devient grave , le stress gagne Pascal .

Dans les conversations on voit très bien que l’esprit pense : landaise ! Alors pour simplifier les choses, dans la famille, on fait de même, on ne parle que de celà puisque les autres sujets n’ont aucune chance de les intéresser. Eric en est allé faire le tour par l’extérieur, Robert et moi aussi. C’est vrai, on les imagine bien vivant là. Le jardin est magnifique, même si ce n’est pas primordial.

Alors, ma foi, il faut savoir ce que l’on veut! Puisqu’elle plaît tant, cette maison, et qu’en définitive, si ce n’est pas l’affaire du siècle, le prix est quand même justifié, passons le week-end et acceptons de nous aligner sur quatre-vingt-dix unités, sinon, à coup de deux cents grammes, il ne va plus rester grand chose de notre Mumu !

C’est fait ! Coup de fil ce mâtin, puisque hier c’était le lundi de pentecôte, et,…. hélas, la maison est vendue.

Coiffés au poteau par le couple précédent !

On en parle plus !

Pascal est en pleine déconfiture : il aurait pas dû nous écouter! Jamais ils ne retrouveront une maison équivalente, du moins à leurs yeux. Il s’en doutait ! Mieux, il le sentait ! C’est notre faute à tous ou presque !

Justement, nous tous, pour le coup, on se sent tout penauds et on la met en veilleuse. Il nous ferait presque culpabiliser !

Lorsque Mumu est descendue de sa voiture pour venir chercher Marine, j’ai compris qu’il valait mieux ne pas remuer le couteau dans la plaie. Pourtant, je participais à sa déception, mais son regard disait : pas un mot à ce sujet! Alors ! Je me suis abstenue de tout commentaires , ce qui, d’ailleurs n’auraient rien changé à l’affaire !

essais 23 1998…..Quelle année !

Posté : 25 octobre, 2011 @ 2:14 dans famille litterature | 1 commentaire »

Margot allait sur ses trois ans, et Nathalie attendait un nouveau bébé. Bruno aurait bien aimé avoir un petit garçon. Pour la première naissance il souhaitait aussi un gamin , de préférence. Pourtant, cette fois-ci, après avoir été le papa chéri de sa petite fille,depuis deux ans et demi, s’il souhaitait un garçon, celà n’avait pas la même importance . Un fils , tant mieux ! Une autre fille, eh! bien! ma foi, ce serait un beau cadeau quand même! Pour le moment, Nathalie allait à l’imprimerie et s’occupait du secrétariat.

C’est au début de 1998, que mamie, ma mère est décédée.

Comme j’étais, dorénavant, plus libre de mon temps, après quelques jours de formation prodigués par Nathalie, je l’ai remplacée pour qu’elle puisse terminer sa grossesse tranquille. Robert et moi, avions l’impression de repartir au travail , comme au temps de nos plus jeunes années!

Plus d’enfants à la maison, plus de Mamie à ménager, nous avions donc décidé de mettre en vente notre maison , beaucoup trop grande et nécessitant beaucoup de travail d’entretien de Jardin pour Robert et de ménage pour moi.

Je quittais l’imprimerie, à l’heure de la sortie des classes pour récupérer : Lydie, Marc, Marine, Jimmy et Jordan( selon les jours de garde de Pascal) , et je les gardais jusquà ce que les parents débauchent.

Notre petite Marie est née l’été de  cette même année. Sans problème, jolie petite fille, chouchoutée par sa grande soeur (de trois ans!) et sa maman, qui a eu la chance de pouvoir rester à la maison pour s’occuper de ses enfants! Du moins jusqu’aux trois ans de Marie!

Eric tenait toujours son magasin de taxidermie et sa boutique friterie. Il travaillait bien durant l’hiver au magasin  et l’été les fêtes prenaient le relais.

Pourtant, les fêtes n’étaient plus ce qu’elles étaient lorsqu’il avait acheté la friterie. L’évolution de notre société , peu à peu, en a diminué l’importance et l’attrait pour la jeunesse. Donc, inévitablement, beaucoup moins de profit .

La taxidermie commençait aussi à se ressentir un peu de la nouvelle législation concernant certains animaux . Et, l’été, les revenus du ménage baissait.

Je devrais peut-être à ce stade de mon récit, tenter de cerner le caractère de mon fils aîné. Si tant est que je le puisse! Je l’ai dit au début de mes écrits, tous le monde s’accorde pour me dire chauvine , presque de mauvaise fois pour juger mes enfants. Alors je ne promets rien!

Eric est, ……… comment dire ? Excessif!…… Excessif en tout!

En amour et animosité.

En égoïsme et générosité.

En vaillance et dans la pratique de son loisir .

En sollicitude et indifférence.

En optimisme et pessimisme.

Dans la joie et tristesse.

En satisfaction et colère subite.

En fidèlité et jalousie.

Il peut être aussi réconfortant que démoralisant.

Il a une sensibilité à fleur de peau,mais reste très maladroit pour exprimer ses sentiments.

Il peut être confiant ou soupçonneux .

Bref, beau temps et tempête à la fois ! On ne savait jamais !

Voilà; Eric, c’est tout celà , l’un ou l’autre selon les jours! Si je reconnais que la vie avec lui n’est pas un long fleuve tranquille,  je connais ses autres  qualités, et c’est un bon fils ! C’est NOTRE fils !

Je viens de faire un gros effort, ne m’en demandez  pas plus !

Sa femme aurait préféré qu’il ait un emploi fixe, avec un salaire , même peu élevé, mais régulier, et que , enfin cessent les tournées  de fêtes. La maison était bien aménagée. Il ne restait plus que la cuisine, qui, pour le moment ,était  plutôt en vrac!

Il était question qu’Eric vende son fond de commerce, et rejoigne ses frères à l’imprimerie.

Je ne saurais dire quelles furent les vraies raisons du divorce qui a suivi. Le caractère de mon fils? La fin de l’amour de sa femme? La lassitude ? L »envie d’autre chose?

Tout a explosé suite à une violente dispute. Mais le projet mijotais déjà chez notre belle-fille depuis un bout de temps. Celà se voyait à son comportement et même à sa santé qui s’en ressentait. S’il y a eu une autre raison à cette séparation, je n’en sais rien, et, de plus, celà ne me regarde pas.Chacun ne voit que les torts de l’autre. Dans un divorce,jamais l’un n’est tout blanc ni l’autre tout noir! Et, d’après ce que j’ai pû observer  tous les bons moments disparaissent des souvenirs , pour ne garder que les mauvais! Pourtant dans leurs cas, les bons souvenirs étaient nombreux aussi, je peux en témoigner.

A l’heure actuelle, je pense que cette séparation aurait eu lieu,de toutes façons, tôt ou tard!

Cependant , encore une fois, des jours de tristesse pour tous , y compris et surtout pour les enfants. Il n’y a pas eu de problèmes de garde, tout s’est organisé selon le jugement  du divorce , où selon l’envie des enfants sans jamais la moindre difficulté du côté maternel.

La remorque et sa tournée de fêtes a été vendue, le fond de commerce aussi !

Eric a très mal réagi à cette situation, il nous a fui quelques temps, puis, il s’est difficilement ressaisi, s’obligeant à sortir.

Pendant plusieurs années il n’est plus venu partager nos réveillons de Noël, et moi, comme il aurait manqué un de mes fils, j’ai cessé d’organiser le repas habituel du jour de la fête des mères. De toutes façons, il était temps que mes belles-filles fêtent cette journée, pour leur propre compte. Elles aussi étaient maman maintenant !

Voilà ! L’année 1998 a été riche en évènements et je ne voudrais pas la revivre pour tout l’or du monde , hormis bien sûr, la naissance de Marie!

essais 22 : L’IMPRIMERIE !

Posté : 24 octobre, 2011 @ 11:39 dans famille litterature | 2 commentaires »

Bruno a toujours un projet en tête. En général , il le concrétise , un jour où l’autre. Depuis quelques années , il rêvait de pouvoir, un jour, monter une entreprise . Pas n’importe quelle sorte d’ entreprise, non,une société familiale ! Avec ses frères, bien entendu ! A qui d’autre pourrait-il faire une confiance absolue ? Il pensait que le moment était venu, et a décidé de monter une imprimerie. Projet d’importance !

Lui, se chargeait de la partie financière, il ne s’était permis aucun écart depuis qu’il s’était installé à son compte, dans ce seul but.Il pouvait donc négocier tranquillement avec son banquier qui lui faisait confiance, pour le financement . Il avait déjà un apport personnel très correct ! Il a donc obtenu un crédit complémentaire, au nom de la S A R L .

Il lui fallait aussi, bien évidemment, un conducteur offset. Le fils du cousin qui travaillait déjà avec Bruno, avait un CAP dans cette formation, et promettait de nous étonner, par son travail! Pascal, dans ce domaine , n’avait pas de connaissance particulière, mais il allait pouvoir mettre en application sa formidable capacité d’assimilation dans toutes sortes de discplines, ils adoraient les machines de tous genres ! De plus il avait une puissance de travail et de volonté , tout simplement phénoménale! Si celà s’avérait nécessaire, il suivrait une formation accélérée.

Pour commencer, Bruno, ayant beaucoup investi, aurait un salaire raisonnable, sans plus. Pascal et le petit cousin, percevrait le minimum, soit le SMIC. Murielle est venue rejoindre l’équipe, elle ne serait salariée que pour un mi-temps, mais bien sûr effectuerait une journée complète, voire plus quand celà s’avérerait nécessaire !  Elle s’occuperait du contôle qualité et de la préparation des livraisons. Elle s’acquittait de ce travail avec excellence. Le tri de la production était très important car la société s’était spécialisée en grande partie dans l’impression d’étiquettes de vins, alcools,ou autres produits alimentaires . Bruno assurant, bien sûr, la partie gestion et surtout création ! Robert a aussi été mis à contribution pour l’emballage des livraisons sous films plastique .

Pas de problème pour les enfants, je les garderai tous .

Le cousin, toujours commercial, rétribué plus que correctement, garderait son salaire , Bruno ne voulant pas le lui diminuer à cause du changement  occasionné. On ne revient pas sur une parole donnée ! Ah! mes fils et leurs principes ! Pas toujours très réalistes !

Le local trouvé, l’affaire fut lancée.

Parrallèlement, Bruno et Nathalie avait trouvé une maison pas très loin du local. Ils l’ont achetée, une joli landaise sur un terrain  de trois mille mètres carrés. Avec des arbres magnifiques! Pour Nathalie, c’était le bonheur ! Les arbres , c’est sacré, et , lorsque la prudence commandait d’en abattre un, elle versait sa petite larme. Pour le grand amusement assorti de quelques moqueries , de ses beaux-frères.

Quand donc, nos enfants n’auront-ils pas une aventure en cours?

Ils vont nous faire vieillir avant l’âge !

Le travail ne manquait pas. Tout le monde était plein d’enthousiasme et prêt à payer de sa personne. Pas question de ménager sa peine !

Le problème s’est rapidement posé, lorsque , au lieu de nous étonner, le petit cousin a manqué un tirage, puis un autre . A chaque fois, tous travaillaient la nuit pour retirer la commande, donc, perte d’encre, de papier et accumulation de fatigue. Avec le recul, je me dis que le choix de l’ouvrier n’avait pas été très judicieux. Confier le plus important, c’est à dire l’impression à un jeune qui, quoi qu’il en dise, n’avait pas encore vraiment fait ses preuves, fut-il un parent, n’était pas très raisonnable ni bien réfléchi !

La tension et la fatigue se faisait sentir, car il se présentait assez souvent ce genre de problème , ou un autre , causé par son inexpérience .

Le cousin (père) s’il était excellent comme courtier en assurances, ne faisait pas vraiment d’étincelles comme commercial pour l’imprimerie. Pourtant, la société marchait, correctement. Pascal et le jeune ont pû etre un peu augmentés.Les comptes se rééquilibraient d’un mois sur l’autre. Le crédit souscrit pour l’investissement du parc machines pesait lourd.

Quelques mois plus tard, le commercial, qui somme toute , était le moins productif dans la société, a suggéré l »éventualité d’une augmentation de salaire où plutôt de ses frais de déplacement. Bruno et Pascal lui ont alors proposé de plutôt utiliser le véhicule de la société pour ses déplacements professionnels. La discussion en est restée là, mais un certain malaise s’est installé, car il avait été bien convenu au départ, que chacun se montrerait raisonnable en prétentions, durant les premières années.

Les reflexions n’ont pas tardé à fuser, et la tension à être insupportable . Pour éviter que celà ne dégénère, il a mieux valu qu’il soit licencié ou démissionné, je ne sais pas comment expliquer la situation au juste. Par contre, je sais  que son départ ou licenciement, a, durant six mois été une charge de plus pour la société. Il n’a pas été question d’arrangement!

Bien entendu, son fils a immédiatement demandé son compte. Le problème n’était pas très important, Pascal était déjà très capable de faire marcher la machine offset. Il ne lui avait pas fallu très longtemps pour se mettre au courant. Il a pris le relais quelques temps en attendant de trouver un autre ouvrier offsétiste, car Pascal ne pouvait pas être partout à la fois ! Il y avait bien d’autres postes qui requéraient sa présence!

L’ouvrier fut trouvé, et les problèmes ont fortement diminué, du moins en ce qui concerne la société !

essais 21 et les années suivantes N° 1

Posté : 23 octobre, 2011 @ 8:00 dans famille litterature | Pas de commentaires »

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             LYDIE …

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MARC …

Les années suivantes ? Elles aussi, ont été riches en évènements de toutes sortes.

Eric et Pascale, sa femme ne sont pas restés dans leur second appartement. Celui-ci s’étant rapidement révélé très humide. Celà ne s’était pas vu au départ, les tapisseries avaient été refaites. Jusqu’au jour, où, surprise, des pas entiers de cette tapisserie, qui donnait justement un air sympatique au logement, se sont écroulés d’un seul coup. Très malsain ! Il n’était pas question d’élever Lydie et le second bébé qui s’annonçait dans ce lieu humide, où les murs bientôt, allaient inévitablement se couvrir de moisissures !

Ils ont rapidement trouvé une petite maison, moins près de chez nous, mais pas trop loin quand même ! Derrière, dans le jardin, se trouvait un magnifique noyer, et ils bénéficiait d’un garage ppour le 4/4 .

Notre belle-fille a pris un emploi. Je gardais Marc, et lydie retait inscrite à l’école près de chez nous. Je la récupérais le soir.

Marc avait un an de différence avec Jimmy. Ils se sont entendus comme larrons en foire ! Le plus souvent, bien que plus jeune, c’était Jimmy qui prenait les décisions et Marc suivait. Jusqu’au moment où, Marc, en ayant assez, piquait une colère aussi subite qu’intense.Ainsi que je l’ai déjà écrit plus tôt, Marc était d’un tempérament placide, mais il ne fallait quand même pas en abuser. Les colères de Marc étaient rares, mais c’était quelques chose!!!

Avec un salaire supplémentaire, ils ont pu solliciter un prêt pour acheter une maison. Un peu éloignée de chez nous, du moinsc’est ce qu’il nous a semblé à l’époque ! Comme de bien entendu, dans cette maison assez importante, beaucoup de travaux à effectuer. Le contraire nous aurait étonnés ! Robert est allé la voir avant que les enfants ne concluent l’affaire. Les travaux ne l’ont pas inquiété, malade ou pas il avait l’habitude ! Pour lui, l’essentiel était que les murs soient sains. C’était le cas.

Le premier travail a consisté à tracer et réaliser le parc des canards. Les canards d’Eric les « appelants » ppour les nuits de chasse à la tonne, ont toujours été, pour lui, l’objet de toutes ses attentions. Il fallait que les parcs soient propres et faciles d’entretien. Priorité absolue ! Difficile d’avoir la même façon de voir les choses !

Ensuite, seulement, Robert et Pascal se sont mis au travail. Parfois un copain venait donner un coup de main. Pascal y passait toutes ses soirées et week-end. Eric, evidemment, n’arrêtait pas un instant.

Ils s’y sont installés, et les travaux, avançaient chaque été, avec les recettes de fêtes foraines. Beaucoup de travail, d’énergie dépensée par tous , et bien peu de temps pour le repos ! La femme d’Eric savait tirer le maximum en décoration avec le minimum de moyens.

Dans l’un des garages était installée la couveuse, car, Eric, chaque année faisait l’élevage de sauvagine. Race spécifique de canards pour la pratique de sa passion. Pascal a longtemps partagé cette passion avec lui. Ils y ont vécu de véritables aventures , le plus souvent cocasses. De quoi écrire un livre , rien que sur ce sujet.

Lydie et Marc ont vu naître quantités de canetons et d’oisons. Il fallait voir Eric avec ses gros doigts (il a des mains très épaisses et plutôt courtes)aider délicatement les oiseaux à éclore, petits éclats de coquille par petits éclats . Il connaissait à l’avance, le jour d’éclosion de chaque oeuf. Une oie qui vient de nître reconnait comme son parent, la premièrepersonne qu’elle voit à sa naissance. Eric dit même que les oisons reconnaissent sa voie, pour l’avoir entendue lorsqu’ils étaient encore dans l’oeuf et qu’il les manipulait dans la couveuse. Lorsqu’il les emmenaient, la nuit, à la chasse , les oies le suivaient sur les talons, librement.

Axia, leur chienne, griffonne, suivait. Elle savait faire la différence entre les oiseaux sauvages, cibles du coup de fusil, et les oies et les canards qui servaient d’appeaux . Ceux-là, intertdit d’y toucher !

Puis, BRUNO  a rencontré NATHALIE ……

Un soir de solitude, il était allé faire un tour en boîte. Nathalie y travaillait le soir, comme seveuse, après ses journées de caissière en grande surface. Les détails de leur rencontre, bien évidemment, je ne les connais pas. Nathalie m’a confié qu’ils se sont vus, d’abord occasionnellement, chez Bruno pendant presque un an, puis elle s’est installée chez lui. Elle est venus chez nous pour la première fois, un soir deNöel. Bruno m’avait avertie et j’avais eu le temps de prévoir un petit cadeau à son intention, comme pour chacun de mes enfants. Nous étions tous très contents de voir Bruno accompagné.

C’est une jolie brune avec de très beaux yeux bleus et un teint clair. Elle s’est très facilement intégrée à la famille.

Bruno avait toujours de bonnes relations avec Marcelle qu’il voyait régulièrement. Il lui a présenté Nathalie. Je ne sais pas dans quelles circonstances. Mais encore une fois , elle a fait preuve de coeur et d’intelligence, et a accepté le couple, tout naturellement. Marcelle et Jean -Paul sont devenus deux ans plus tard,mamie Marcelle et Papy Jean-Paul pour Margot, la première fille de Bruno et Nathalie.

Lorsque Bruno et Nathalie invite Marcelle et Jean-Paul à manger, souvent , ils nous invite aussi, Robert et moi. C’est toujours un bon moment que nous partageons avec plaisir. Elle a su comprendre , que,si elle souhaitait continuer à voir Bruno, il lui fallait accepter sa nouvelle vie. Et maintenant, elle en fait partie. Nathalie a su aussi accepter cette situation, qui, pour d’autres, n’aurait peut-être pas été évidente à assumer. Comme quoi, dans la vie, un peu de coeur facilite grandement les choses.

L’atelier de Bruno marchait de mieux en mieux. Il a loué un local près de chez lui. Tiens ! Comme par hasard, il a fallu réaliser quelques travaux! Il me semblait bien avoir déjà entendu cette phrases quelque part! Il a aussi embauché un cousin qui allait se retrouver au chomage, comme commercial. Celui-ci travaillait  auparavant dans les assurances. Le graphisme n’était pas trop son domaine, on verrait bien !

nathalie comme je le disais plus haut, est tombée enceinte et a donné naissance à Margot. Adorable blondinette, toute de douceur ! Un instant de pur bonheur et de grande émotion!

La vie reprenait vraiment son cours.

essais 21 : et les années suivantes ? N° 2 !

Posté : 23 octobre, 2011 @ 3:01 dans famille litterature | 1 commentaire »

Pascal ne vivait plus que pour les fins de semaines, car il allait, alors, chercher ses enfants. Il rentrait chez nous, Jimmy et Jordan, chacun sur un bras, agrippés à son cou, leurs petits visages blottis au creux de l’épaule de leur père. Dans un premier temps Pascal tendu, passait devant nous, sans un mot, et filait directement dans sa chambre. Un peu plus tard, rassénérés, le père et les petits venaient nous rejoindre, et la vie s’organisait en rapport de leur présence, avec, toujours au fond du coeur, la pensée que ce n’était qu’une visite § Le temps passait si vite ! Les ramener deux jours plus tard, à leur mère, était une véritable épreuve, car Jimlmy, s’il ne faisait jamais de caprice, assis sur le siège arrière de la voiture, laissait des larmes silencieuses couler de ses yeux d’enfant malheureux !Jordan était trop petit pour bien comprendre, mais il calquait son comportement sur celui de son frère ! Perturbant !

Et c’était reparti, pour le même manège , quinze jours plus tard . Il y a eu aussi de longues périodes, où la garde des enfants s’organisait de façon altternée, une semaine sur deux. C’était mieux, les petits avaient le temps de prendre leurs marques. Le revers de la médaille, c’est que le retour n’en était que plus difficile.Pascal acceptait tout ce qui lui permettait d’avoir ses enfants, ne serait-ce qu’un jour de plus !

Pascal, a , un jour, au croisement de la route, tout près de chez nous, marqué un temps d’arrêt pour laisser passer une voiture. La conductrice et Pascal se sont reconnus en même temps. Elle était une ancienne copine, du temps du collège. L’endroit n’était pas propice à une conversation prolongée. Elle l’a donc invité à venir chez elle, boire un café et discuter un moment.

Et c’est ainsi, que , de temps en temps, Pascal et Murielle (j’hésite toujours entre Muriel et Murielle !) se sont retrouvés. Elle était divorcée et avait une petite fille , Marine , du même âge que Jimmy. Elle avait une petite maison et travaillait très dur pour la garder et élever sa petite.

Pascal avait pris l’habitude, d’aller, le soir, la voir quand il n’avait pas les enfants. Puis après que l’habitude fut prise, il attendait que ceux-ci soient profondément endormis pour aller y faire un petit tour. Nous étons là pour veiller sur eux . Notre fils estimait beucoup la vaillance et le comportement de Murielle envers sa petite fille , qu’elle faisait passer en priorité.

Jordan était quelque peu perturbé, il était sauvage et ne se laissait pas approcher par n’importe qui. C’était plus facile avec la gent masculine qu’avec la gent féminine.Robert faisait énormément attention  à lui, c’était encore un bébé, et il avait grand besoin de sécurité et d’amour.

Lorsque, un week-end , Pascal a parlé de son intention d’emmener les enfants avec lui, chez Murielle, pour une nuit, Robert lui a expliqué que Jordan était trop petit, qu’il fallait attendre un peu, que ceci, que celà …….. Jimmy a donc, le premier été faire connaissance avec Murielle et Marine.

Murielle n’était pas encore venue à la maison  et Robert restait dans l’expectative.

La situation s’est installée ainsi quelques temps Pascal, après son vécu, avait du mal à accorder sa confiance de nouveau et restait réservé. C’est bien connu : chat échaudé craint l’eau froide !

Sa santé s’améliorait et il avait trouvé moyen de travailler un peu « au noir » comme on dit !Sans celà il n’aurait pas pu faire face à la situation, aussi bien côté moral que financier.

REMARIAGE DE BRUNO..

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                    NATHALIE ..

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                 RADIEUSE !               

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                                                                                                                                                                                                                                                                                                  BRUNO BRUNO ET NATHALIE 

HEUREUX MARIES ET HEUREUX PARENTS

  de  ……..                                                MARGOT

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Dans l’evier ? MOI , non, juste une baignoire

                               A MA TAILLE !!!!

La naissance de Margot a été un grand bonheur pour Bruno et Nathalie. Il a proposé à Nathalie de l’épouser. D’après ce que l’intéressée m’en a dit, se damande n’a pas été très romantique. Pas de genou en terre ni de déclaration poêtique . Mes garçons sont de grands maladroits dans certaines situations. Nathalie, vu le passé de Bruno, avait toujours évité d’aborder ce sujet, elle n’en était que plus surprise et heureuse.

Bruno, avec son sens de l’équité, a jugé qu’il ne serait pas juste que Nathalie n’ait pas le mariage dont ont rêvé toutes les jeunes filles.Bien que lui ait déjà connu cette situation particulière, il ne sentait pas le droit d’en priver la maman de sa petite fille. Nathalie ayant eu une enfance et une jeunesse difficile, cette journée, elle l’avait bien méritée

Je me suis attelée à l’organisation de ce mariage que je souhaitais réussi. Décoration, fleurs, bouquet de la mariée, photographe, etc ….Je commençais à devenir une experte!Bruno et Nathalie se sont chargés de trouver la salle et le traiteur, dont ils en ont assuré la charge financière .

La maman de Nathalie habitant Marseille, était divocée d’avec son père, mais elle serait présente pour la noce. Nathalie en était très heureuse.

J’ai cuisiné pour le lendemain selon mon habitude, mais la fête se continuerait dans la salle que les enfants avait louée pour le week-end complet, et non pas chez nous. Une de mes belle-soeur était venue passer les deux jours à la maison pour s’occuper de Mamaie Mélia, perdue dès que je m’absentais un peu ! Les mariés sont venus lui faire une petite visite avant de commencer les réjouissances.

Marcelle s’était proposée pour garder Margot. Elle ne viendrait pas à la noce, mais elle même et Jean-paul, feraient à Bruno et Nathalie le plaisir de leur présence le lendemain.

L’ami fidèle, Laurent, témoin lors du mariage précédent, a de nouveau tenu son rôle, et s’est chargé d’une bonne partie de l’animation ! Il était très motivé, n’est-il pas le parrain de Margot ? Et un parrainr qui ne prend pas son engagement à légère.

Ce fut une très jolie noce, sans aucune arrière pensée ! De la joie, du rire, de la musique, une souriante et très jolie mariée et pour couronner le tout, ce que j’appellerais une soirée très arrosée pour quelques uns! Ce qui a mis de l’ambiance supplémentaire , dans le bon sens, heureusement ! Nos fêtes familiales n’ont jamais connu le moindre dans le déroulement des festivités.

ET MURIELLE PARUT ……….

C’est ce soir là que nous avons fait la connaissance de Murielle que Pascal avait invitée. Jimmy la connaissait déjà, et, à notre grande surprise, Jordan, notre sauvageon, s’est immédiatement attaché à Mumu (c’est ainsi que nous l’avons appelée dorénavant) ne quittant pas son cou!

Robert s’est enfin senti rassuré et nous tous avec. Pascal a alors passé beaucoup plus de temps chez Mumu, avec ses enfants. D’abord en faisant très attention, car la petite Marine voyait quand même débarquer chez elle, deux nouveaux venus. Pascal, elle s’y était déjà habituée et l’adorait. Quel enfant n’adorerait pas mon gros nounours de fils. Mais deux petits garçons avec qui partager maman ! 

Marine était une petite fille de caractère, pourtant elle s’est tout de suite bien entendue avec ceux que depuis elle appelle ses frères ! Elle a tout partagé de bon coeur, sa maman, ses jouets, sa petite chambre, qui comme par magie s’est retrouvée envahie de tout ce qui fait un environnement de garçons ! Adieu l’ordre, ou le semblant d’ordre, bonjour le fouillis!

Elle avait un papy Michel et une mamie Nicole : les parents de Murielle. Michel, malheureusement, souffrait d’un cancer de la gorge. Robert et lui se sont très bien entendus. Vraiment dommage que sa maladie l’ait emporté beaucoup trop tôt. Tout les deux se sont associés pour monter, dans le jardin, une jolie maison en bois sur pilotis, pour les enfants, où nos trois lascars ont passés de nombreuses heures. C’était leur coin personnel, et Murielle, l’été, leur y a servi de nombreux repas. Parfois, elle même et Pascal faisaient office d’invités. Ils avalaient stoïquement la cuisine des enfants. Si les ingrédients, comestibles étaient fournis par Mumu, la préparation, assurée par les enfants , laissaient parfois à désirer. Mais lorsque l’on est invité , on ne critique pas le menu !

Et puis, elle m’a eu, en plus comme mamie, car j’ai immédiatement ajouté Marine au nombre de mes petits enfants. Les liens du coeur peuvent parfois être aussi solides que les liens du sang.

La petite maison se trouvait au fond du jardin, et, juste après la clôture, un petit chemin conduisait , dans les bois, à un petit cours d’eau , une « Jalle «  desservant un moulin. Tous les soirs, chaque fois que le temps le permettait, tous partaient en ballade . Les enfants se prenaient pour de vrais Robinson et Pascal jouait le jeu avec eux, leur enseignant, maints secrets de la nature, ainsi que l’avait fait Robert avec lui. Pour la circonstance, je leur avais fabriqué des tenues, imitation léopard, genre Tarzan ! Marc, était très souvent de la partie, dès qu’il n’y avait pas école et que Pascal avait ses enfants . 

Dans la petite maison de Mumu, celà devenait très exigu ! Du vrai camping !

On s’adapte, on apprécie chaque moment de bonheur qui passe, et la vie continue, toujours ! 

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 C’est nous, les sauvages de la « Jalle » !

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Ne craignez rien, Jimmy veille !

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On est chez nous !

Même si Jordan n’a pas l’air content !

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 La cabane au fond du jardin….

                                                                                                                                                                                                                                  

essais 20 Pascal divorce !

Posté : 19 octobre, 2011 @ 11:57 dans famille litterature | 2 commentaires »

pascaljimmyjordan001.jpgpascaletsesenfants003.jpgPASCAL ET SES ENFANTS

JIMMY ET JORDAN

Je ne vivais pas avec le couple, sauf le midi aux repas, mais je sentais bien que l’ambiance était morose. Je supposais que Pascal, supportant mal le stress de sa maladie n’étais peut-être pas très agréable. De plus, je reconnais que si mes fils ont reçu en héritage les qualités de leur père, ils avaient aussi hérité de son caractère plutôt difficile et de son manque de patience.En règle générale, je soutiens toujours mes belles-filles. Avec mes fils je ne crains pas d’avoir une parole qui pourrait être mal interprêtée!

Pourtant, au fil des jours, je n’ai pas pû faire autrement, que de remarquer, dans le comportement de l’épouse de mon fils une certaine indifférence envers, et son mari,et même un peu  ses enfants.

Je ne me trompais pas. Elle a d’abord déclaré ne plus avoir le temps de venir manger le midi. Elle rentrait tard le soir, selon les horaires de la grande surface, elle était passée chef de rayon et ne pouvait faire autrement. Pascal supportait de plus en plus mal cette situation. Malade, il rentrait, couchait les enfants, et s’inquiétait de sentir son épouse de plus en plus insensible, ne portant aucun intérêt à son état de santé et aux résultats de ses examens.Tout en essayant d’être le plus objective possible, j’étais obligée de convenir  que la santé de son mari était le dernier de ses soucis et qu’elle avait beaucoup de mal à supporter un malade.Pourtant, il n’y avait pas d’impact financier sur le ménage du fait de l’arrêt de travail de mon fils. Il était très bien assuré et gagnait même davantage grâce à une assurance complémentaire.

Je suis allée la voir, un jour, pour lui faire part de mon inquiètude, pensant causer avec elle et peut-être lui faire comprendre, que son ménage était important, et, surtout, qu’il y avait au milieu d’eux, deux petits enfants dont l’un n’avait qu’un an à peine. J’ai prétendu  devoir aller à la caisse de sécurité sociale pour justifier mon absence de la maison  durant une heure et demie, et je me suis rendue à son travail à l’heure de la pause. Sincèrement, j’étais emplie de bonnes intentions. Une crise , dans un ménage, celà arrive à presque tous les couples, un jour ou l’autre! Et, peut être que mon fils, après tout ! avec son caractère! n’était pas facile!

J’aurais mieux fait de m’abstenir! Qu’est-ce qui m »a pris de m’imaginer que je pouvais aider en  quoi que ce soit! Mais j’étais loin de me douter de ce qui m’attendait : finalement, ma belle-fille avait une aventure!  C’était flagrant! Malgré ses larmes, je suis repartie après lui avoir conseillé de bien réfléchir à son comportement.

Elle n’a pas réfléchi longtemps.Personnellement, bien que très mal à l’aise devant mon fils, j’avais gardé ma découverte pour moi. Je sentais que cette situation ne pouvait pas durer . J’avais l’impression de trahir la confiance de mon fils! Et je craignais encore plus les conséquences qu’auraient ma révélation. Je ne savais vraiment pas comment agir.Soit, je parlais à mon fils et je provoquais peut-être une catastrophe,soit je me taisais, et , tôt ou tard, il l’apprendrait et m’en voudrait de mon silence !

Environ une semaine plus tard, pour lui faire plaisir, Eric a invité son frère à une partie de chasse à la tonne , le dimanche.

Ce jour là mon autre belle-fille a reçu un message sur son répondeur, sa belle soeur l’informait qu’elle quittait Pascal.

Robert est parti retrouver ses deux fils, à la tonne, pour informer Pascal du départ de sa femme. Très difficile moment, Pascal, sous le choc n’a pas décroché les dents durant tout le trajet du retour : cent kilomètres ! Il est rentré dans sa maison, partiellement vide : plus d’épouse, plus d’enfants, et pour couronner le tout, malade. Son père et son frère l’ont ramené à la maison.

Il ne comprenait pas. Juste avant son départ, elle l’avait encouragé à aller avec son frère, pour se changer les idées, et s’était montrée particulièrement câline!

La suite est classique à tous les divorces. La belle-mère de mon fils , lorsque je me suis inquiétée de l’impact de cette séparation sur les enfants, m’a répondu : entre personnes intelligentes, celà ne doit pas poser de problèmes! Si, sur certains sujets, j’avais l’impression d’avoir été flouée, c’est que j’avais été trop gentille avec sa fille! Je n’aurais pa dû ! En ce qui me concernait, je ne voyais aucun problème, je n’étais concernée que par ricochet! Leurs problèmes de couple , si l’on pouvait appeler ça ainsi, ne nous regardaient pas .Par contre pour les enfants, personnes intelligentes ou pas, si, le problème est bien présent! Les enfants sont malheureux, je peux vous l’assurer !Leur enfance, leur adolescence sont perturbées Chez certains, même leur personnalité d’adulte en est influencée.Dans un divorce celui qui n’a pas choisi , est obligatoirement malheureux, mais c’est un ou une adulte ! Les enfants, eux, subissent la situation !

Jordan, agé seulement d’un an a subi sans comprendre. Jimmy à quatre ans a subi sans pouvoir choisir. Il voulait rester avec son père et bien sûr celà n’a pas été possible. Les modes de garde ont souvent changé au fil des années suivantes, et toujours, Pascal a tout accepté pour avoir ses enfants le plus possible.

Il a fallu, après de nombreux passage chez le juge aux affaires familiales, attendre que les enfants aient treize et quatorze ans pour que Pascal en obtienne enfin la garde.Une situation enfin reconnue légalement, bien qu’elle ait été appliquée officieusement très souvent! Leur mère s’étant remarié et les rapport du nouveau mari avec Jordan et Jimmy  étant difficiles.

Pascal a été malade durant deux ans . Pour se consacrer calmement à ses enfants, il a accepté le traitement prescrit par le médecin:  anti dépresseur, neuroleptique, somnifères, enfin la panoplie complète , car il tenait à ne pas avoir un comportement incontrôlé. Ses enfants sont devenus sa priorité.

Depuis le départ d’Eric et Bruno, nous ne manquions pas de chambres vides. Pascal est resté chez nous. C’était plus commode pour les enfants.Jordan était encore un bébé et Jimmy n’avait que quatre ans. De plus il fallait vider la maison, la rendre nickel, pour tenter de récupérer la caution. Peine perdue! La caution a été perdue car le préavis de trois mois n’avait pas été respecté.

Et la vie a continuée!

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