Femme au foyer ? le bonheur!!

à 70 ans je découvre l’ordi et grace à cet outil j’essaie d’égrener les souvenirs d’une vie toute simple!

Archive pour septembre, 2011

ESSAI N° 8

Posté : 20 septembre, 2011 @ 8:20 dans famille litterature | 2 commentaires »

JUSTEMENT! Si l’on parlait un peu de mon époux!

J’ai rencontré Robert lors d’un bal , un dimanche après-midi.C’était à ‘lépoque la seule sortie qui m’était autorisée (et encore pas tous les dimanches!), bien que je travaille très dur à l’usine de chaussures  près de chez moi. Je ne peux pas dire de mes parents qu’ils étaient « cool ». Pas du tout, c’était plutôt  carrément l’inverse !Il faut savoir que dans les années cinquante, j’avais seize ans et les critères d’alors, en mesure d’éducation n’avaient rien à voir avec ceux de notre époque! Robert, lui, en avait dix-huit et c’était un garçon, ce qui changeait tout évidemment! Il  travaillait dans une scierie et le samedi et le dimanche il cumulait d’autres emplois.Déjà, il n’économisait pas sa peine : il cassait  des poteaux electriques en ciment pour en extraire le fer torsadé qui se trouvait à l’intérieur, celui-ci était ensuite utilisé  en maçonnerie.Pour cela , il se servait d’ une masse et avait souvent les mains pleines d’énormes ampoules! Durant l’été, il travaillait aussi avec un artificier pour tirer des feux d’artifices ! Il y avait longtemps qu’il travaillait ,et, bien sûr , il jouissait d’une liberté totale depuis tout aussi longtemps, c’était  alors, une des prérogatives du sexe masculin ! Il ne faut pas chercher plus loin pour, comprendre pour quelles raisons les filles de ces années là , auraient bien voulu naître garçon!

Nous sommes tous les deux issus de ce que l’on appelait alors avec beaucoup de commisération, une famille nombreuse . Imaginez : une fratrie de dix enfants chez lui, et de huit chez moi!Avec le recul, je ne peux m’empêcher de plaindre nos mères! Pourtant si la vie était dure , je n’ai pas souvenir que nous nous soyons jamais apitoyé sur notre sort . Peut-être que la très grande tendresse qui régnait au sein de ces familles , justement » nombreuses »compensait le manque de moyens auquel nous étions habitués et nous a appris, peut-être pas à tous, mais en tout cas, pour Robert et moi ce fut le cas , la solidarité familiale. Nous avons fait tous notre possible pour inculquer à nos garçons ce même  esprit.

Nous fêterons au printemps prochain nos noces d’or. Au vu de ce qui se passe autour de nous, je pense qu’un couple de vieux mariés comme nous, sera bientôt une espèce en voie de disparition!

Lorsqu’il est revenu d’Algérie après avoir passé vingt huit mois sous les drapeaux , nous nous sommes mariés et il est entré à Société Lyonnaise des Eaux , la :SLEE . il y a commencé comme simple terrassier, rémunéré « a la tache ». Il devait creuser une tranchée de cinq mètres de long, dans n’importe quel sol, pour poser les canalisatons d »eaux. Plus il ouvrait puis refermait de tronçons de cinq mètres, plus il gagnait d’argent. Au bout de trois années de ce travail harassant, il fut rémunéré au mois, puis ensuite stagiaire et enfin titulaire. Son but était atteint. Ayant travaillé très jeune, il est bien évident qu’il n »avait pas suivi de formation particulière après l’obtention du certificat d’études primaire. Il a toujours compensé ce qui , pour lui ,était un manque, par un travail acharné. De taille modeste, en gros soixante et un kilos ( à l’époque !) il s’est retrouvé en compétition avec des hommes beaucoup plus corpulents. Rapidement, il a acquis une réputation de bosseur sur lequel on pouvait compter , aussi bien de jour comme de nuit. Il était toujours volontaire.Ains il a assuré à notre famille la sécurité et nos enfants n’ont jamais manqué de rien.

Sa politique éducative envers nos enfants était en somme très simple!  Outre un respect inconditionnel, il exigeait d’eux, honnêteté, vaillance, franchise et responsabilité de leurs actes, quelles qu’en soit les conséquences. Il leur a toujours fait confiance et son comportement, en toutes circonstances, par son exemple, leur a appris la droiture et autres qualités qui ont fait d »eux des hommes dignes d’estime. Comment aurait-il pu agir autrement? Il n’a jamais su gerer, quelle que fut la situation qui se présentait , qu’une solution en ligne doite. Ne donnant que des réponses sans ambiguité. Un accord amenait un oui, un désacord se soldait par un non.Bien rares furent les fois ou il a changé d’avis ensuite quoi qu’il lui en coûte! J’appelle cela la qualité de ses défauts, car parfois ,cela frisait l’entêtement.Avec le temps , j’ai appris à ne pas le heurter de front lorsque je voulais lui faire prendre la décision que je souhaitais.Je savais qu’ensuite il ne  reviendrait pas sur cette décision. Il ne s’agissait pas de rater mon coup ! Je crois que nous sommes, nous, les femmes, très adroites à ce petit jeu! Le dicton ne dit-il pas : Je suis maître chez moi mais c’est ma femme qui commande! Le truc est de tenter habilement  de commander, sans, surtout, en avoir l’air ! Bien que ce ne soit pas toujours facile , au moins on a essayé !

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Essais N° 7

Posté : 18 septembre, 2011 @ 2:35 dans famille litterature | 2 commentaires »

Cest bien connu , les enfants n’écoutent jamais les conseils : ils ont grandi quand même !!!

Après la maternelle, le primaire! Aucun problème en ce qui concerne l’aîné, pas de soucis Eric était un oetit élève sérieux et studieux. Le second avait davantage de facilités mais n’en faisait pas plus que nécessaire. Aujourd’hui une mauvaise note, demain une excellente pour rétablir l’équilibre! Pascal, quand à lui, nul en math, excellent en français, était beaucoup plus intéressé par le foot que par les études! Donc, durant cinq ans, la vie a continué, tranquille, comme pour bon nombre de parents.

Une étape de plus à franchir lors de l’entrée au collège. Eric, comme les années précédentes avait des notes très correctes mais cela lui demandait beaucoup de travail. En troisième , le dossier d’orientation à remplir nous posa quelques soucis car il espérait devenir taxidermiste.Renseignements pris il n’y avait pas de centre de formation près de chez nous. Le taxidermiste que nous connaissions puisque c’est lui qui naturalisait depuis plusieurs années, les oiseaux que nous offrions à Eric pour toutes les occasions: anniversaires, Noel etc…nous découragea en ne nous présentant que le côté négatif du métier. Avec le recul , je me rends compte qu’il en avait vraiment rajouté  ! Donc pour tenir compte du choix de notre fils et des connaissances déjà approfondies qu’il avait concernant la nature et les animaux, nous l’avons inscrit au lycée agricole option générale.

Pour le second, cela ne fut pas très facile. Comme il était extrèmement doué en dessin son professeur nous conseillait de lui faire redoubler sa troisième car il était trop jeune pour pouvoir entrer au beaux arts. AUX BEAUX ARTS!!! Alors là! Cela fut une autre affaire!Son père n’était absolument pas d’accord.Ce n’était pas une option envisageable! Réussite beaucoup trop incertaine! Jamais nous n’enverrions notre gamin, même avec un an ou deux de plus, fréquenter ce milieu artistique! La bohême c’est bien joli,mais dans la chanson!Pour le retrouver ensuite, barbu,fauché et les cheveux longs!D’ailleurs, c’est bien connu , les artistes peintre ne sont célèbres qu’après leur mort! Gros dilemne car Bruno , c’était exact, a vraiment une prédisposition pour tout ce qui est artistique! Il avait déjà un dossier de ses dessins qui, selon son professeur, était excellent. Nous avions donc , en désespoir de cause, décidé de le laisser redoubler sa troisième (de toutes façons il n’avait jamais redoublé auparavant), après, nous verrons bien! Lorsque, tout à fait par hasard, je suis tombée sur l’annonce d’un atelier de graphisme qui recherchait un apprenti( il fallait avoir un dossier à présenter) et proposait en outre une formation de photograveur. N’ayant rien à perdre, sans trop d’espoir, j’envoyais immédiatement une demande de rendez-vous.Peu de temps après, un courrier nos proposa un entretien. Nous y avons accompagné notre fils, pour nous ce n’était encore qu’un gamin!L’entrtien s’était plutôt bien passé, le patron de l’agence avait conservé le dossier de dessins  et devait nous tenir au courant! Quelle ne fut pas notre surprise lorsqu’une lettre nous a informé que sa candidature avait été retenue parmi plus de vingt-cinq postulants beaucoup plus agés. La joie de notre fiston à cette annonce faisait plaisir à voir!

Il faut dire que Bruno était très petit et menu. Imaginez un peu à quatorze , je l’habillais en douze ans maximun, et encore! De plus Robert avait été très catégorique: aucun problème si les heures de travail n’étaient pas scrupuleusement respectées , à condition que Bruno prépare sérieusement le CAP de photograveur en plus de la formation de graphiste, et que dans le cas d’heures supplémentaires elles soient récompensées. Toute peine mérite salaire. J’avais trouvé qu’il était un peu sec, mais au moins les choses étaient claires!

Le père était satisfait! Photograveur! un CAP!Cela fait quand même plus sérieux!,

Il a fallu passer par l’inspection académique pour obtenir l’autorisation de signer le contrat d’apprentissage ( où, d’ailleurs, on m’a carrément demandé si je n’avais pas honte de lancer mon enfant si jeune dans le milieu du travail!) Fort heureusement la conseillère d’orientation nous a été très favorable.

Ce CAP se préparait en trois ans et Bruno l’a obtenu en deux.Son employeur l’a gardé comme graphiste.Il faut savoir que dans les années quatre-vingt, un graphiste ne travaillait pas encore sur ordinateur du moins pour la création , en particulier d’étiquettes de vin, alcool, sirops ou autres produits le plus souvent alimentaires.Le travail se faisait à la main: pinceau ou plume.C’était vraiment un travail nécessitant  outre du  talent , beaucoup de précision et un réel esprit créatif. Pour cette dernière année, considérée comme apprentissage malgré l’obstention de son CAP (décision de l’inspection académique, vu l’âge de Bruno , l’employeur était obligé de respecter les trois ans du contrat d’apprentissage) Il  a eu droit par contre ,à une prime de dix pour cent sur le montant de chacune de ses créations acceptées par le client. Il s’est donc retrouvé très tôt à bien gagner sa vie!

Puis est venu le tour de Pascal! A part en français, pas de quoi pavoiser quant aux résultats scolaires. J’ai d’ailleurs appris plus tard que mon petit dernier n’était pas le petit ange que je voulais absolument voir! Evidemment! J e ne me souviens qu’il m’ait ramené de mots de professeur ou de mauvaises notes! Et pour cause! Bruno a pour son frère utilisé son talent (il est le seul à savoir reproduire ma signature!) il signait donc allègrement, à ma place les punitions de son petit frère!

Donc, Pascal voulait travailler. Contrairement à son frère si menu, il a toujours été bien charpenté, robuste et attiré par le sport et les efforts physiques, fier de son endurance.

Son père n’a pas discuté longtemps.

- tu veux vraiment travailler ?

- oui

- que veux-tu faire?

-comme toi, plombier

- tu es sûr ?

- certain !

- tu as bien réfléchi ?

- oui!

- bon !

La semaine suivante :

Son père: – je t’ai trouvé un patron, tu commence lundi.

Pascal     : – lundi quand ?

- lundi prochain

- mais, le collège s’arrête jeudi!

- eh! bien ! il y a un problème ?

- mais c’est les vacances!

- tu veux travailler ou continuer tes études ?

- travailler, mais…

- il n’y a pas de mais! tu embauches lundi ! Tu auras droit à deux jours et demi de congés par mois de travail.

Et voilà ! Bien que je synthétise un peu, celà c’est à peu près passé ainsi !  Du robert pur jus!

essai N°6

Posté : 14 septembre, 2011 @ 1:09 dans famille litterature, litterature | 1 commentaire »

Nous avons aménagé dans notre nouvelle maison, fiers de devenir propriétaires même si toutes les pièces n’étaient pas meublées,si nous n’avions pas de télé et pas davantage de voiture ! Par contre je me souviens très bien que j’avais veillé à garnir chaque fenêtre de très jolis rideaux, ce qui, aujourd’hui ne me semblerait pas la priorité! Et je suis devenue une FEMME AU FOYER. En fait, tout bien calculé les frais de garde des enfants auraient englouti le salaire que j’aurai pu gagner en travaillant.

Bref! Lorsque l’on donne le jour à ses enfants, on se focalise avant tout sur leur bien être et l’on se dit: l’an prochain,l’aîné ira à l’école, le second sera propre et le petit dernier commencera à marcher. On attend toujours quelque chose, pressé de les voir grandir. Grave erreur ! Vous vous en rendez compte lorsque vous conduisez votre petit dernier, votre bébé, pour son premier jour de maternelle. Pour lui,tout se passe bien, il est si souvent venu avec vous accompagner ses frères à l’école, qu’il attendait impatiemment de pouvoir y aller à son tour, tout fier d’être un grand lui aussi! Mais, vous!! Vous vous retrouvez  devant le portail fermé,après avoir laissé votre petit bout de chou qui n’en menait quand même pas large , à la charge de sa maîtresse, sans vous décider à renter chez vous! Pourtant le ménage vous attend.Vous pensiez qu’enfin sans enfants à surveiller, vous alliez entamer un nettoyage à fond avant l’hiver! La maison allait briller comme un sou neuf! Eh! bien! pas du tout! Dans la maison vide vous passez votre temps à regarder les aiguilees de la pendule qui ont l’air d’avancer au ralenti. Puis vous vous retrouvez devant l’école, avec une bonne demi-heure d’avance, pour récupérer votre progéniture. Vous n’êtes d’ailleurs pas seule, vous êtes en compagnie des autres maman, qui, comme vous, déclarent d’un ton pénétré: cet après midi, je le garde à la maison, il doit être fatigué! De toute façons on leur fait faire la sieste l’après-midi!Autant qu’il dorme dans son lit! Et vous rentrez chez vous avec, au moins, le dernier de vos poussins, en attendant seize heures trente, pour retrouver la couvée complète! Il vous faudra bien deux semaines pour vous habituer! Ce ne sont plus vos bébés, ce sont vos enfants et ils grandissent  vite, trop vite! Si vous  êtes jeune maman et que vous lisez ces lignes, croyez en mon expérience, ne soyez pas impatiente et profitez pleinement de chaque instant qui passe. Voir ses enfants  s’éveiller un peu plus chaque jour est un grand bonheur, ne soyez pas trop préssée de les voir grandir !

essais N° 5 (suite)

Posté : 8 septembre, 2011 @ 4:00 dans famille litterature, litterature | 1 commentaire »

Lorsque je relis ces lignes je me souviens qu’effectivement j’ai souvent ressenti au fil des années, l’impression que la vie était pleine de  promesses!  Aujourd’hui je me demande quelles étaient les raisons de cette confiance dans l »avenir? Peut  être notre jeunesse tout simplement, ou encore la faculté que nous avions de vivre  avec toujours un projet, une envie, un espoir! Cette envie d’aller de l’avant était logique puisque à notre époque nous démarrions dans la vie avec presque rien! Le plus petit achat nous apportait beaucoup de joie et nous procurait un réel sentiment de fierté  car nous devions travailler et économiser dur afin de l’obtenir.

C’est incroyable! en me relisant, je me rends compte que je mes pensées rejoignent peu à peu les paroles que nous répétaient  nos parents et qui nous agaçaient tant:  » de notre temps, on était plus heureux! nous savions nous contenter de peu de choses et l’on savait les apprécier!! » et suivait la sempiternelle litanie des heureux moments de leur passé!

Est -ce déjà notre tour d »idéaliser et de regretter notre jeunesse? notre foi dans l’avenir et notre vitalité ? Tout ce qui nous donnait l’impression d’être plus vivants!

Au diable  regrets et nostalgie et reprenons le fil du souvenir, aux jours bénis qui ont vu naître nos trois  garçons.

Pour cela , voici une nouvelle feuille écrite un peu plus tard.

Des trois enfants qui nous sont nés Eric en est l’ainé. Cela lui a valu le grand honneur d »avoir en second prénom celui de son père : ROBERT !

Le second ,BRUNO, est né trois ans plus tard. Si Eric est arrivé parmi nous avec un mois d’avance, son frère, lui, sans tenir compte de notre impatience (surtout en ce qui me concerne!) a allègrement dépassé la date prévue pour sa naissance de quelques jours.

Puis, alors que je prévoyais de reprendre un emploi car nous avions entamé les démarches pour acheter une maison, qui pointe le bout de son nez? PASCAL! seulement seize mois après Bruno! Lui aussi est né prématuré à huit mois.

Parfois ,maintenant que c’est un homme lorsqu’il me taquine (tout en s’en réjouissant) au sujet de mon chauvinisme maternel, je l’appelle « l’accident! » heureusement il a le sens de l’humour! Je confirme d’ailleurs qu’il a été la cerise sur le gâteau. Un bonheur de plus!

Tout les trois ont grandi sans nous donner de soucis particulier concernant leur santé, hormis les inévitables: varicelle, rhume, otites, appendicite, rougeole etc… le lot des parents privilégiés par un sort charitable qui leur a donné des enfants plein de vie et de santé.

 

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