Femme au foyer ? le bonheur!!

à 70 ans je découvre l’ordi et grace à cet outil j’essaie d’égrener les souvenirs d’une vie toute simple!

MARIE ma jolie…….coquine!!!!!

Classé dans : famille litterature — 28 novembre, 2011 @ 11:50

Née trois ans après sa soeur Margot ,MARIE , est, je crois avec Lydie, celle qui le plus a hérité du caractère de la famille de son papy paternel ! C’est à dire, sensibilité à fleur de peau et caractère , comment dire ? de cochon ? Mais un très gentil cochon!!

C’est la « précieuse » de la famille !

Jolie comme un coeur avec de magnifiques yeux bleus, elle attirait les regards en l’on pensait : quelle adorable enfant !

C’est ce qu’ont dû se dire les médecins de l’hôpital des enfants où Nathalie avait dû la conduire lorsqu’elle avait fait » un purpura rhumatoïde « . Elle avait alors aux environs de quatre ans. L’adorable enfant s’est alors révélée un véritable petit démon , impossible à ausculter !Ils ont dû se mettre à quatre pour l’immobiliser pendant qu’elle hurlait : lachez moi! Je vais le dire à mon père ! Nathalie n’était pas d’un grand secours dans cette circonstance !

Quelques temps auparavant,Nathalie avait fait venir la doctoresse à domicile , je ne sais pas trop pour quelle raison, toujours est-il qu’il fallait vacciner Marie durant cette visite. La polissonne, après avoir lancé à la doctoresse qui n’en pouvait mais, un regard assassin , comme elle savait si bien le faire,s’est enfui dans le jardin , cachée dans les lauriers, puis une fois débusquée, s’est réfugiée sous la table, refusant d’en sortir et argumentant : non ! je veux pas de piqûre! je vais le dire à mon père! d’abord tu es méchante! je vais le dire à tout le monde et personne ne viendra plus se faire soigner chez toi!

Je vous assure : quel amour d’enfant !!!!

Elle paniquait dès que l’on devait la soigner, c’était plus fort qu’elle ! Maintenant, bien qu’elle appréhende les soins quels qu’ils soient, elle gère mieux sa peur! Je ne peux m’empêcher de penser à ma mère, qui, ayant eu huit enfants ( et à l’époque, pas question de péridurale!) s’évanouissait à l’idée d’une piqûre ou d’une prise de sang!

Sylvie, avait acheté à Eric,  un magnifique labrador chocolat : HUGO. C’est un chien adorable, mais, petit, c’était un chiot, ce qui veut dire , brusque comme un chien fou ! Marie, l’aimait bien mais avait peur de sa brutalité. Bien que petit il était asssez robuste! Et Marie était très menue ! C’est toujours le cas aujourd’hui .

Nathalie avec ses enfants, s’est arrêtée une fin d’après-midi , pour une petite visite chez sa belle-soeur. Connaissant l’appréhention de Marie envers Hugo, Sylvie s’est précipitée au portail pour prendre la petite dans ses bras : elle avait alors six ans. Hugo, se rendant compte de la présence des visiteurs, arriva en trombe, heurtant Sylvie, qui, perdant l’équilibre est tombée , entraînant, bien sûr, Marie avec elle ! La jambe de l’enfant se trouvant malencontreusement en travers de la bordure de ciment de l’allée a reçu le poids de la » tata ». Le tibia de Marie n’a pas apprécié : double fracture  ! Hôpital dans la foulée , et pour le plus grand désespoir de tata Sylvie, retour à la maison avec un plâtre.

Marie s’est retrouvée avec une famille aux petits soins pour elle ! La pauvre ,cette fois, avait une bonne excuse pour se plaindre! Le roi soleil, lui-même, n’a pas dû être aussi bien servi! Sa jambe était platrée de la cheville à la cuisse. Elle ne pouvait donc rien faire toute seule. Margot prévenait chacun des besoins ou désirs de sa petite soeur. Et, tout naturellement, celle-ci en usait et  abusait. Il faut dire à sa décharge qu’elle n’avait que six ans ! Rien que d’aller aux toilettes devenait une affaire d’état  Celà se passait mieux lorsque son père était présent le soir et se chargeait de l’handicapée !!!! Nathalie  attendait donc, tous les soirs, qu’il rentre du travail  pour la relayer ! Le reste de la journée sa patience était bien assez soumise rude épreuve !

Sylvie, enfin! : tata Sylvie! culpabilisait comme une malade et lui rendait visites sur visites avec chaque fois quelques gâteries. Marie la réconfortait : je t’en veux pax pas tata, ce n’est pas de ta faute, c’est la faute à hugo! Il a fallu très longtemps pour que Marie puisse remarcher normalement. Elle a boité plus d’un an, la jambe libérée de sa gangue de plâtre était affaiblie et atrophiée. Ensuite , elle aurait dû marcher normalement , mais son boîtement était un réflexe incontrôlé.

Pour  Marie, maintenant, ce n’est plus qu’un mauvais souvenir. Mais pour Sylvie, c’est autre chose! Une fois l’inqiétude et l’émotion passée, Bruno a trouvé là, encore une raison de taquiner sa belle-soeur. Lorsque Sylvie vient chez nous, et que Bruno et Marie sont présents, à son entrée il dit bien fort : attention Marie ! voilà tata la méchante! Elle casse les jambes ! Celà dure depuis sept ans  , et Sylvie ne s’en ait toujours pas remise!

Il n’empêche que les filles adorent aller au centre équestre retrouver leur tante dès que possible, mais Marie a toujours peur de Hugo! Il n’y pas très longtemps, elle trouvait que les chevaux sentaient mauvais et prenait un air dégouté! Maintenant elle les adore et aime prendre soin d’eux  ! C’est tout juste si elle ne leur trouve pas un agréable parfum ! Elle grandit !!!

Elle a aujourd’hui treize ans. Elle pratique la danse classique après avoir suivi pendant deux ans des cours de théâtre.C’est un peu dommage, je la trouvait douée pour le théâtre.

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      MARIE…plus rien de la petite coquine qui…….

Comme sa soeur, elle est excellente élève, sérieuse et travaille sans que l’on ait besoin de la surveiller l! En classe de quatrième, c’est son tour de venir au collège près de chez nous et de venir à la maison le mercredi après-midi, pour aller retrouver copains et copines devant la mairie et l’église de la commune!

En écrivant ces lignes , je viens de réaliser que dans pas longtemps, ça  va être son tour d’avoir un petit béguin ! Elle a beau ne plus être la petite coquine dont je parlais au début de la page, j’ai du mal à l’imaginer déjà adolescente !

Le temps où les deux filles tout en étant inséparrables n’arrêtaient pas de se chamailler, est révolu. Heureusement,bien qu’inévitable , cette époque ,parfois était agaçante! Déjà que leur grand-père avait du mal à comprendre les raisonnements des petites filles, les entendre se chipoter constamment le faisait réagir tout à coup et réclamer le silence d’un ton sans réplique : vous allez vous taire , les pipelettes ? Comme à son habitude il ne cherchait jamais à comprendre qui avait tort ou  raison , il faisait taire les deux! Jusqu’à la fois suivante ! Avec nos garçons, quand ils se disputaient,( celà alternait avec les moments de grande complicité) ils avaient la malice de le faire hors de notre présence . Les filles c »était très différent, toujours en train de piailler, Robert avait du mal à suivre ! De plus, il ne pouvait pas se comporter comme avec les garçons : les FILLES , ça PLEURE !!!! et il faut les consoler, sinon on culpabilise devant leurs larmes!

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        NOUS ? …   on se chamaillaient ???????

Marie est très agréable , prévenante, toujours délicate ( et suceptible!) et super bavarde. Une vrai jacasse, incapable de ne pas dire franchement ce qu’elle pense! Elle est capable de garder un secret,( j’ai pu m’en rendre compte) très complice avec sa soeur , extrêmement vaillante et pour notre plaisir très affectueuse et prévenante .

Une proie toute trouvée pour son oncle Pascal qui adorre la taquiner en lui courant après avec n’importe quoi de peu ragoutant, ou en la menaçant de lui ébourrriffer les cheveux , ou bien  d’autres misères. Où est-il le temps où elle voulait plumer un moineau pour le manger? Ce n’est pas pour rien que nous la disons « précieuse » aujourd’hui !

Louis a la chance d’avoir deux grandes soeurs qui le chouchoutent beaucoup. Elles ont un peu tendance à le traiter encore comme un bébé et parfois il tente d’en profiter ! C’est que c’est un petit malin ! Il les tourne comme des crêpes ( quand elles le veulent bien !). Autrement dit, la plupart du temps!

MARGOT… ma douce …..

Classé dans : Non classé — 27 novembre, 2011 @ 10:52

Ma douce ! C’est ainsi que je pensais toujours à la première fille de Bruno! Chaque fois que j’utilisais son prénom, j’ajoutais ma  »douce » tellement le qualificatif lui convenait et lui convient toujours.

Petit bébé , puis petite fille délicate, au fil des années , je me suis souvent demandée comment pouvait coexister tant de douceur et de détermination chez une même personne. Elle a souhaité pratiquer la gymnastique et lors de chaque concours elle était persuadée que son groupe allait remporter le premier prix.Elle se tenait toujours prête à monter sur le podium et lorsque la formation ne gagnait pas il fallait voir la déception envahir son visage! Je l’ai déjà dit : l’optimisme innébranlable de son père est en elle !

Si une enfant a grandi sans problème, c’est bien notre petite Margot. Elle a toujours été une excellente élève, travaillant toute seule. Elle aime beaucoup les animaux qui ne manquent pas chez elle ! Nathalie, sa mère, aime aussi tout ce qui a trait à la nature, les plantes, les arbres, les oiseaux ….

Le paradoxe , chez Margot, c’est que contrairement à sa mère qui se rendrait malade en écoutant certains faits divers ou informations parfois chocantes , elle a banni toute sensiblerie inutile.Elle compatit et a beaucoup de coeur, mais…… Il faut ce qu’il faut ! Chasser : si l’on aime les oiseaux aussi dans  son assiette, pour les manger il faut bien les plumer et les étriper, où alors on en mange pas! Mais comment résister à un plat rempli de délicieuses grives!!! Pour elle c’est un régal ! Son père lui a dit : il faut choisir, si tu veux en manger ,tu assumes et tu aides à la préparation! Celà ne l’empêche pas de s’occuper des animaux de la maison et de son rat avec beaucoup de sérieux, sans oublier le chien, les perroquets, les chats…….

…….et de dorlotter sa petite soeur née trois ans plus tard!!!

Au risque de déplaire à certains je ne peux m’empêcher de revenir sur une anecdote concernant Margot agée d’environ six ans et Marie trois ans .

Alors que les filles et leurs parents se trouvaient dans leur séjour dont tout un mur était vitré, un moineau en plein vol, a violemment heurté la baie vitrée, et, bien évidemment est tombé au sol. Margot et Marie ont bondi dehors tels deux diables sortant de leurs boîtes . Bruno et Nathalie ont pensé que les filles volaient au secours du petit oiseau, et attendris,les observaient à travers la vitre, lorsque devant Nathalie totalement horrifiée et Bruno totalement hilare, elle se sont jetées sur le moineau, se disputant le droit de le plumer pour que leur mère le leur fasse cuire ! Opportunistes mes petites filles !

Lorsqu’ils ont dû quitter leur maison, ils ont trouvé une location plus près de chez nous, ainsi Margot a intégré le collège de notre commune. C’était très commode, je pouvais aller la chercher lorsque certains cours n’avaient pas lieu et elle passait le mercredi après-midi chez nous. Enfin, quand je dis chez nous c’est surtout qu’ainsi elle pouvait retrouver ses copines ou copains, sur la place devant la mairie ou devant l’église. C’était tout un cérémonial, Bruno était très sévère et inquiet. C’était le comble! Habituellement, c’est le rôle des grands-parents d’être trop stricts et de ne pas se souvenir de leur adolescence ! Je m’assurais que son téléphonne soit chargé et qu’elle respecte bien l’heure de retour! S’il devait y avoir un changement je n’ai jamais pris une décision sans contacter l’un de ses parents. Ceci dit, Margot était et reste toujours une adolescente très raisonnable.  D »ailleurs, il me suffisait d’aller chercher une baguette de pain pour appercevoir le petit groupe .

Il y a bien eu quelques petits copains préférés pour ne pas dire amoureux, à chaque fois ce n’était pas un secret, elle en parlait à sa mère( et à son père qui faisait les gros yeux ! Il avait dit : pas avant vingt et un an !!!)  Il faut bien qu’il réalise que sa petite fille grandit ! Et encore qu’il s’estime heureux, elle n’a pas encore été vraiment amoureuse, elle a bien le temps !

Depuis deux ans elle prend des cours de piano, dernièrement pour ses seize ans ses parents lui en ont offert un . Elle est en classe de  première et ses résultats sont toujours excellents. Pour choisir une orientation professionnelle, elle a beaucoup hésité. Initialement, elle penchait pour des études de droit, puis maintenant, elle aimerait s’orienter dans l’édition! Celà ne m’étonne pas, c’est une grande dévoreuse de livres. Elle a des goûts très éclectiques. Actuellement elle lit  « le rouge et le noir ». Elle s’attaque à tous les genres. Lorsqu’elle lit, le monde peut s’écrouler autour d’elle , elle ne l’entend pas !

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                        MARGOT ……

Nous verrons bien! Elle peut encore changer d’avis. J’ai lu ses devoirs de dissertation, et je trouve que toutes ces lectures lui ont procuré un style très agréable à lire.Elle a vraiment le goût des lettres.

Déjà, petite, elle s’amusait à écrire et j’ai retrouvé quelques lignes qu’elle avait écrites. Elle n’avait que neuf ans!

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Mon étude de Margot ne serait pas complète, si je ne faisais pas mention de son sens de l’humour très poussé! Elle a dû l’hériter de son père! Ils se comprennent à demi-mot. Je vous jure qu’ils font une sacré équipe ! Plus moqueurs qu’eux, je ne connais pas ! Rien ne leur échappe , gare aux lapsus ou aux maladresses qui parfois nous échappent ! Par contre, personnellement j’adore, car ils ne se « ratent » pas l’un l’autre et savent pratiquer l’auto-dérision . C’est beaucoup plus comique quand les gens se moquent d’eux mêmes avec humour, on accepte mieux quand vient notre tour de servir de cible à leurs commentaires !

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Pour information c’est sur la tête de son père

                  que Margot prend appui !!!

En ce qui me concerne Margot a beaucoup de retenue et ne relève pas mes bourdes (assez fréquentes) pour  en plaisanter ! Elle n’est pas avare de démonstrations d’affection et de prévenances! Quand à son grand-père elle ne s’y hasarderait même pas en rêve !!!

Ce n’est pas une adolescente difficile bien qu’elle ait , toujours en douceur un caractère bien trempé. A part les petites tensions que tout « ado » fait connaître à sa mère de temps en temps, elle ne crée pas de problèmes au sein de sa  famille ! Son père aime bien plaisanter, mais il y a quand même des limites à respecter!!!!

JORDAN… 18 ans … déjà !

Classé dans : Non classé — 26 novembre, 2011 @ 9:48

Par où commencer pour parler de Jordan ?

Si, lors du divorce de leurs parents, Jimmy était ouvertement malheureux de ne pas vivre continuellement avec son père, Jordan, lui, était trop petit . Il a donc subi la situation sans comprendre . Heureusement il n’en a aucun souvenir, il était trop petit, juste un peu plus d’un an .

Lorsque Pascal s’est installé chez Murielle , et que Robert a bien voulu admettre que c’était une bonne chose pour les enfants , celle-ci a dû faire preuve de  beaucoup de patience et d’intelligence . Jordan était très sauvage et appréciait plutôt la compagnie masculine. Elle a su l’apprivoiser facilement, bien que durant quelques temps, lorsque, le soir, la nouvelle petite famille regardait le programme sur le poste de télévision, Jordan se contentait de se coucher à ses pieds, tenant dans ses bras un gros gorille en peluche que je lui avais acheté pour un Noël! Il arrachait alors consciencieusement, des bouloches de la peluche , les éparpillant autour de lui! Au fil du temps , le gorille, pourtant assez important, c’est retrouvé complètement dépouvu de la moindre fourrure. A ces petits débris de fourrure qui s’accrochaient partout,on savait que Jordan était passé par là ! Lorsque le gorille, n’a plus eu un « poil » sur le dos, celà a été le tour d’une couverture toute douce et moelleuse qui a subi durant longtemps le même sort ! Une sorte de « doudou » rassurant à maltraiter! Jordan semait ses « bouloches » comme le petit poucet semait ses petits cailloux!

Durant très longtemps , il ne voulait pas que l’on ferme la porte de sa chambre et le mâtin on le retrouvait la plupart du temps couché dans la chambre de son frère.Il avait besoin de sa présence pour se rassurer.

Heureusement, autant Marine que Jimmy assumaient de bon coeur leurs rôles d’aînés, responsables du plus petit, qui ne se gênait pas, bien sûr, pour en profiter, voire en abuser ! A cette époque, généralement, les deux  « grands » lui cédaient presque toujours.

Durant la pré-adolescence je n’ai pas vraiment souvenir qu’il se soit rendu coupable de bêtises particulières pour la bonne raison ,( et, entre nous, pour l’occasion il était loin d’être bête) qu’il les réservaient pour la semaine où il était chez sa mère. Comme c’était toujours elle qui en avait la « garde » les résultats scolaires n’étaient pas fameux ! Il avait pourtant de vraies facilités s’il avait voulu s’en donner la peine.

Il souhaitait, bien entendu, suivre le chemin de son frère et entrer en apprentissage . Il voulait être plombier.

Robert lui a trouvé un patron près de chez nous, ainsi il viendrait manger chez nous tous les jours.Ainsi que l’avait fait Jimmy durant son propre apprentissage. Pascal a fait le nécessaire pour avoir sa garde, et, bien sûr,être enfin libre de gérer ses enfants comme il le souhaitait!

Tous les jours, au repas, papy lui faisait subir un véritable interrogatoire sur ce qu’il avait fait au travail !Il ne faut pas oublier , que c’était le métier de son grand-père, il ne pouvait pas raconter n’importe quoi!

Son patron était très satisfait de son apprenti. C’est certain, nos petits fils ont hérité de la vaillance de leur grand-père ! De plus se sont des jeunes très respectueux envers leurs employeurs, famille et personne plus agées qu’eux. Entre eux et entre jeunes c’est un peu différent, beaucoup moins de retenue!!D’ailleurs, ils savaient que ce n’était pas la peine de se plaindre,ils ne seraient pas écoutés! De plus, pas de chance, pour chacun, nous connaissions bien les employeurs! Pas de cachotteries possibles!

Un jour, durant la semaine où Jordan effectuait sa semaine au centre de formation pour la préparation de son CAP, alors que j’allais me mettre à table, il m’avait téléphonné:Mamie, vient me chercher, je suis tombé dans les escaliers et je crois que je me suis cassé le nez!

Sitôt raccroché, je me suis précipitée pensant me rendre au CFA, mais sur la route un nouveau coup de fil du blessé m’avertit qu’il se trouvait sur le parking du centre commercial voisin. Je ne comprenais pas trop pourquoi le centre de formation ne l’avait pas gardé à l’infirmerie!

Arrivée sur le parking en question, je trouvais mon petit fils,le visage ensanglanté et me fournissant des explications plutôt confuses . Dans ces cas là, je ne prends jamais de décision sans en informer son père. Celui-ci me dit de le conduire chez le médecin ainsi que j’en avais l’intention.

Le médecin avait un air dubitatif quand à la cause de la blessure . Il demanda une radio. Murielle que j’avais appelée en renfort (je n’étais que la grand-mère!) nous a retrouvés au cabinet de radiologie.

J’étais inquiète, car tout le long du chemin, Jordan me tenait des discours décousus, me répétant en boucle les mêmes phrases  me posant les mêmes questions et me fournissant des explications différentes à chaque fois!

Le nez était cassé et depuis il a la cloison nasale déviée. La radiologue, une connaissance de Murielle lui confirma que, à son avis, il ne s’agissait pas d’une chute : plutôt d’un coup bien asséné! Mais il fallait surveiller Jordan qui ne semblait pas très clair dans sa relation des faits. Murielle et moi étions inquiètes, il nous semblait qu’il avait des moments d’amnésie. Effectivement, les heures passant, il a commencé à se rappeler les faits par petits bouts. Murielle a contacté le copain de jordan qui a pû nous éclairer. Pour faire court, il s’agissait d’un coup de pied , qui, lors d’une bagarre avait cueilli Jordan en pleine face, le laissant carrément KO, d’où la cause de ses moments d’amnésie! Il n’aurait pas dû accepter le défi d’un bagarreur beaucoup plus aguerri que lui qui ne lui a pas laissé le temps de voir venir le coup ! De plus il n’en a même pas le souvenir! Juste son amour propre qui en a pris un coup pour son grade!

En toute honêteté, au début, autant Mumu que moi, nous nous sommes demandé s’ il ne s’embrouillait pas dans ses explications, tout simplement pour ne pas dire la vérité sur son aventure ! Ensuite seulement en nous rendant compte que ce n’était pas le cas nous nous sommes inquiétées des suites possibles pour sa santé. Heureusement il n’en a rien été!

En faisant abstraction de cette aventure, son apprentissage s’est bien passé et il a obtenu son CAP avec succès.

Adolescents, malgré leurs trois ans de différences, les choses étaient plus animées. Lorsque Pascal entendait des bruits de disputes venant de la chambre et qu’il allait voir ce qui se passait, dès qu’il ouvrait la porte , grondant : qu’est-ce qui se passe ? les deux frères répondaient  tranquillement : rien ! on discute! Et le calme revenait pour un moment. Juste pour un moment!  Ou alors , ils s’arrangeaient pour régler leurs comptes silencieusement !

Contrairement à Jimmy qui sortait beaucoup, et de ce fait dépensait facilement son salaire,( il assumait quand même ses frais personnels, son permis de conduire, etc…) Jordan lui, ne sortait pas. Il a donc pu économiser et s’offrir : écran plat, ordinateur, scooter , téléphonne dernier cri ……

Son Cap en poche ,Pascal n’a eu aucun mal à lui trouver du travail.Comme il n’avait pas encore l’âge de passer son permis de conduire, il a choisi d’acheter le bâteau de son parrain, puis, il a décidé de le revendre et d’en acheter un autre bien plus à son goût! Durant l’été, avec ses copains ou avec Jimmy (et ses copains!) s’ils n’ont pas beaucoup pêché, ils se sont bien amusés . Rarement, ils amarraient leur bâteau auprès de celui  de leur père , cette bande de jeunes fous avaient surtout envie de  chahuter, et au contraire ils s’en éloignaient prudemment!

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           JORDAN…JIMMY….et compagnie…..

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                   JORDAN et son bolide…..

Le petit coin de paradis « la conche » de Pascal et Mumu abrite ainsi, certains samedi ou dimanche : le bâteau de Pascal, celui de Jordan et celui de Mario! Ce n’est plus un petit coin désert! Les petites jumelles s’excitent sur les petits poissons que Pascal leur place dans une bassine .Entre les poissons avec Pascal et les animaux divers avec leur papy (Eric) ces petites vont adorer les animaux!

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         LA CONCHE.. petit paradis … famillial…

Jordan a passé son permis de bâteau et son permis de chasser. Il ne lui manque plus que celui de conduire !

Depuis toujours, Jordan, comme Pascal est très bon pêcheur. Très jeune déjà il réalisait de bonnes prises et n’en était pas peu fier!Il a très tôt su manoeuvrer un bâteau puisqu’il pilotait celui de son père.

Actuellement, en attendant qu’il ait son permis , c’est son père qui le pose au travail et je vais le chercher, en fin d’après-midi pour , soit le ramener chez lui, soit le déposer chez un copain qui habite près de chez nous. Vivement qu’il obtienne le précieux sésame!

En attendant, tous les soirs , en roulant , nous échangeons souvent nos observations, sur pleins de sujets. Enfin, c’est surtout Jordan qui argumente et généralement il m’embarque dans des discussions sans fin! Il aime bien ergoter et je ne suis pas toujours de son avis! La discussion cesse lorsque nous arrivons devant le portail et qu’il doit bien descendre de la voiture !

Pour conclure sur mon petit fils, je suis obligée d’insister sur sa gentillesse .Lorsque Marine a eu son problème de genou, elle a pû en juger et en bénéficier ! Il a un coeur d’or! J’espère que dans la vie , si la situation l’exige, il saura s’endurcir et repérer les profiteurs.

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                                     JORDAN ….

Bien que n’ayant que dix-huit ans et cinq mois, il parle de prendre un appartement en colocation avec un copain que connaissent Pascal et Mumu et qui leur fait bonne impression.. Bien qu’il soit jeune je ne m’inquiète pas trop. Ce n’est quand-même pas pour demain, (j’espère!) et puis, en cas de difficultés, il aura toujours sa chambre chez ses parents !

ET…MARINE ?

Classé dans : famille litterature — 24 novembre, 2011 @ 6:55

Ainsi que je l’ai dit précédemment, Marine a accepté de bonne grâce l’arrivée de Jimmy , Jordan et Pascal, dans sa vie et celle de sa mère . D’autres auraient pris celà comme une intrusion. Pas elle!

Elle a partagé sa maison, sa chambre et sa maman,et, juste retour des choses elle a décrété (sans que l’on ait besoin d’en parler auparavant)  que les oncles, tantes, cousins et grand-parents des garçons étaient , selon toute logique, aussi les siens. Autrement dit, Pascal et Mumu, se sont retrouvés nantis de trois enfants et nous avons hérité d’une petite fille de plus.

On peut dire que nous avons fait une bonne affaire !

Dès-que possible, Marc venait se joindre au trio, et Marine était bien entourée. Résultat, elle a très tôt appliqué le principe d’égalité des sexes ! Elle est bien de son époque !

Même en grandissant, les membres de cette petite équipe, s’entendaient comme larrons en foire !Marine était très protectrice envers Jordan, le plus petit. Jimmy en profitait, car lorsqu’ils étaient chez leur mère, il assumait son rôle d’aîné, alors ,si ,chez leur père,  Marine était plus patiente avec son frère, il n’allait pas s’en plaindre!

Ne comptez pas sur Marine pour agir de façon sournoise ( même enfant!). La langue bien pendue , elle ne dissimule jamais sa façon de penser même si pour celà elle vous contredit et vous agace ! Bruno lui lance souvent : tu es vraiment cabocharde quand même !

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MARINE…JIMMY…JORDAN…

Lydie , agée de cinq ans de plus qu’elle, l’apprécie beaucoup pour sa franchise et ce n’est pas seulement pour cette qualité,qu’ elles s’entendent si bien !. Aujourd’hui, Marine est la marraine de Lisa. Elle prend son rôle très au sérieux!

Lorsque la petite famille est venue vivre près de chez nous, Jimmy jouant au foot, il s’est constitué une bande de petits copains toujours fourrés chez Murielle et Pascal. Il arrivait que le maître de maison, rentrant du travail, mette promptement de l’ordre et du calme en renvoyant chacun chez soi! Evidemment , la troupe était pratiquement constituée de garçons et Marine régnait littéralement sur cette petite cour : il y en avait toujours un pour se dire amoureux ! Jimmy surveillait! Sa soeur avait intéret à faire attention à son comportement, et les éventuels soupirants encore plus !

Pascal avait installé une piscine dans le jardin , à l’orée du bois. Un jour que les enfants se baignaient, mon fils a entendu un craquement suivi d’un cri, venant de derrière la clôture mitoyenne : le petit voisin venait de chûter du haut de la branche de l’arbre où il avait grimpé pour épier Marine. Pour la sécurité de ce garçon, il valait mieux , qu’avec l’accord de ses parents, il vienne prendre part aux jeux nautiques des autres participants.

Robert, en règle générale, a du mal à comprendre le comportement des petites filles. Normal, nous avons eu trois garçons ! Il est arrivé qu’il n’apprécie pas les réparties de Marine et la gronde, parfois avec raison parfois à tort! Et quand papy se fache, on se fait tout petit(e) Fort heureusement, elle n’est absolument pas rancunière. Vraiment pas ! C’est très agréable et compense largement sa vivacité de caractère!

En classe de troisième, les élèves doivent effectuer un stage de quelques jours pour se confronter au milieu professionnel. Elle s’est débrouillée, toute seule, pour obtenir de faire ce stage dans la maison de retraite de notre commune. Elle a beaucoup aimé s’occuper des personnes agées qui ont vu débarquer avec elle, joie de vivre et animation dans leur quotidien. Par exemple; avec elle, la promenade en fauteuil roulant dans les couloirs prenait un air de marathon !

En première,alors qu’elle a voulu pivoter sur elle-même dans le couloir du lycée, elle s’est écroulée au sol sans pouvoir se relever. Elle portait un jean’s et le directeur avait décidé qu »elle était douillette ou maniérée. Heureusement une amie de Marine a appelé immédiatement ses parents qui sont aussitôt accourus. Pascal a dû élever la voix et taper sur le bureau menaçant de tenir responsable le lycée si l’on appelait pas les pompiers ou le samu!  Le directeur s’est exécuté et le samu, arrivé sur les lieux a découpé son pantalon faisant apparaître sa rotule complètement déplacée sur le côté extérieur de sa jambe! Bilan : luxation aggravée de la rotule , immobilisation, puis opération, et re-immobilisation.

Voilà donc Marine dans un fauteuil roulant pour presque six longs mois. Ses frères avaient l’habitude , le soir , de retrouver quelques copains sur la place de la résidence près de chez eux. Ils emmenaient donc Marine dans son fauteuil. Je trouvais qu’ils étaient vraiment très gentils! Même Murielle était toute émue devant tant de prévenances envers sa pauvre enfant souffrante ! Bien sûr! Mais ils y trouvaient aussi leur compte! Une fois Marine installée sur le siège d’une voiture,ils organisaient un concours de courses, cabrages, pirouettes…( et je suppose que j’en passe), avec le fauteuil ! (le pauvre en a vu de toutes les couleurs!)

L’année suivante,malgré son aventure de l’année précédente,- elle a quand même obtenu son BAC. Elle a eu du mérite car si Jimmy , s’il avait voulu, aurait pu facilement continuer des études sans trop d’efforts, Marine,elle, devait travailler deux fois plus sérieusement pour obtenir ce résultat!

Celà ne l’a pas empêchée, d’ avoir, durant sa dernière année exercé ses talents de faussaires , pour :

Ne  pas assister aux cours de certaines matières, elle avait trouvé plus simple de s’auto-dispenser de ces cours, grâce à un courrier de (soi-disant)  ses parents! Elle avait ainsi ses vendredi après-midi libres, jusqu’au jour où les parents ont été convoqués. C’est Mumu qui s’est rendue au rendez-vous. Inutile dans l’immédiat d’en parler à Pascal!  (entre nous, celà me rappelle fortement  Bruno signant les mauvaises notes ou punition de son frère!)

Il faut croire qu’elle était destinée à travailler dans l’imprimerie, elle venait de montrer qu’elle avait des dispositions , même si pour le moment ces dispositions n’étaient pas employées à bon escient! Peut-être aussi que c’était de famille !!!

Je suis persuadée que Marine aussi doit avoir ses petits secrets plus ou moins avouables et plus ou moins partagés tout comme son frère. Ils étaient et sont toujours trop complices pour que ce ne soit pas le cas!

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MARINE ……

Actuellement elle travaille avec Bruno, possède son petit appartement depuis six mois et , tout en étant farouchement attachée à son indépendance elle reste très proche de sa famille. De notre famille !

Bien que « cabocharde » comme disent Bruno et parfois son Papy, lorsque au travail les choses ne vont pas comme Bruno le souhaite,(et dans ces moments là il ne plaisante pas!) si elle estime ne pas être fautive, elle tient tête, sinon, les larmes ne sont pas loin ! C’est que c’est une grande sensible notre petite fille !

Jimmy et MARINE ….

Classé dans : famille litterature — 20 novembre, 2011 @ 12:11

L »on voit Jimmy, l’on voit son père. Sur certaines photos de Pascal jeune, la ressemblance est frappante, et, pour ceux qui connaisse son fils la ressemblance ne s’arrête pas qu’au physique. Le caractère est à l’avenant.

Lorsque ma belle-fille s’inquiétait des frasques du garçon, du haut de mon expérience de mère de trois fils, je la réconfortais d’un : Comme son père ! fataliste.

Pour les quatorzes ans de Jimmy et de Marine , Pascal et Mumu leur ont offert, à Jimmy, une moto, à Marine un booster. Sur leurs engins ils ne passaient pas inaperçus dans notre petite commune. Marine était très prudente sur la route, parce-que pas très confiante. Jimmy, bien entendu tout le contraire ! Ils partaient donc souvent rouler dans les bois , sur leurs machines pas du tout faites pour ce genre  de terrain. Résultat, le booster était très souvent tout crotté et Jimmy était continuellement dans notre garage occupé à trafiquer sa moto. Robert avait beau le sermonner, rien n’y faisait. Dès que son grand-père avait le dos tourné, il reprenait les outils persuadé qu’il allait en améliorer les performances.

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C’est ainsi, qu’un jour où je revenais de faire des courses, j’ai connu la plus grande peur de ma vie.

Alors que je roulais dans ma rue, à quelques deux cents mètres du stop avant notre maison, j’ai vu un attroupement, un véhicule de gendarmerie et une voiture en travers du trottoir. J’ai dû m’arrêter car la rue était bloquée,  et j »ai vu ma voisine accourir vers moi pour m’informer ; ne vous affolez pas, mais c’est Jimmy, on attend les pompiers,votre mari est avec lui , il est conscient et il parle!  Laissant la voiture ouverte j’ai courru et j’ai eu le pire choc de ma vie!

Coincées par les roues arrières du véhicule, dépassaient juste les pieds de Jimmy, dont le corps, lui, était entièrement sous la voiture. Robert, à plat ventre sur la route et sous le capot, le réconfortait.j’ai fait un malaise, un petit évanouissement, puis les pompiers sont arrivés. Je me suis forcée à réagir, pour appeler Murielle. J’ai pu observer que Jimmy pouvait bouger légèrement les pieds et celà m’a un peu rassurée!

Robert a demandé l’aide des voisins afin de caler les roues de la voiture avec des parpaings car la pente du trottoir aurait pû la faire rouler sur notre petit-fils. Personne n’y pensait !

Marc et Marine qui se trouvaient sur la route avaient assisté à l’accident. Marc avait filé chercher mon mari qui est accouru . Marine hurlait à l’adresse de la conductrice du véhicule : elle a tué mon frère ! elle a tué mon frère ! En deux secondes Robert l’a calmée net, sans faire preuve de délicatesse, on verrait après! Cette partie là m’a été racontée, je n’étais pas encore arrivée sur les lieux . Après avoir appelé Mumu, j’ai pu m’occuper un peu d’elle, Marc, complètement terrorisé, se tenait à l’écart.

Il a fallut joindre Pascal au téléphonne (il se trouvait à cinquante kilomètres pour son travail). C’est Murielle qui s’en est chargée, lui détaillant la situation de minutes en minutes .Jimmy est quand même resté une heure et demie sous la voiture avant que l’ambulance ne l’emmène . Murielle a pu monter avec lui . Après avoir ramené les enfants chez eux et tenté de notre mieux de les rassurer, nous avons filé à l’hôpital retrouver Pascal enfin arrivé et Murielle.

Après cette grande frayeur, il nous a paru incroyable d’entendre les médecins nous rassurer. Par chance la cage thoracique du gamin avait encore les cartilages très souples , et, logiquement les choses devraient rentrer dans l’ordre rapidement. Enfin, il s’en est ressenti plusieurs mois quand même ! Mais sans séquelles.

Nous avons tous eu beaucoup plus de mal à récupérer que lui ! Il a vraiment eu une chance inouie,aux dires des pompiers.

La moto, irréparable, bien qu’assurée , n’a pas été remplacée ! J’étais bien contente, même si je ne le montrais pas!

Quand je dis que nous étions plus choqué que l’accidenté , la preuve : il lui a fallu très peu de temps pour enfoucher le booster de Marine ! Pauvre booster ! Mais Marine avait eu tellement peur qu’elle cédait tout à son frère!

Je ne sais plus si c’est avant ou après cet accident que c’est passé ce qui va suivre .

Les soirées de vacances , Jimmy et d’autres gamins se retrouvaient le soir devant la mairie de notre petite commune. Bien sûr Marine suivait. Notre mairie a un éclairage constitué de gros globes lumineux , à même le sol ( du gazon).

Un jour , Pascal a été convoqué à la dîte mairie. Jimmy se serait rendu coupable de « détérioration de biens publics » !

L’accusé n’y comprenait rien ! C’est vrai , que si notre petit fils est casse-cou, il n’ a rien d’un voyou malfaisant!

Pascal,s’est donc rendu à la mairie. Notre commune est petite et l’on connait presque tout le monde. Le fait était qu’un globe lumineux avait été cassé. Comment savoir quel était le responsable? Ce fut très facile, la mairie était équipée d’une caméra qui en surveillait la façade, et Pascal a eu le privilège de voir la vidéo de son fils «  urinant « !! sur l’un des globes lumineux. Lequel a  explosé ! L’affaire n’était pas très grave en soi. Il n’y a pas eu de suite ! Du moins pas avec l’équipe municipale !

Mais j’aime mieux vous dire que celui qui n’a pas raté l’occasion de se moquer de Jimmy dès qu’il a su l’histoire, c’est bruno . Et pour un bout de temps! L’histoire était du pain béni pour un parrain aussi railleur !

Il n’a pas voulu continuer les études, alors qu’il avait beaucoup de facilités. Mais rien à faire il voulait travailler! Notre voisin peintre l’a pris comme apprenti. Il a bien appris son métier et le CAP obtenu il a choisi de continuer pour passer un brevet professionnel.

Il a donc fallu trouver un nouvel employeur. Ce fut fait, et une fois le contrat signé et respecté durant à peu près trois mois, la société en difficulté a tout simplement cessé de le payer! Impossible de se faire embaucher ailleurs si le contrat n’était pas rompu . Il fallait obligatoirement passer par les prud’hommes. Il a travaillé neuf mois sans salaire et son humeur s’en est ressentie! Murielle a dû s’armer de patience pour deux car Pascal supportait encore plus difficilement cette situation. Finalement le problème s’est réglé à l’amiable, et Jimmy a pu se racheter un véhicule. Ce n’est pas le premier, son père dit qu’il aurait mieux fait de travailler dans une casse ! Pascal, via son agence intérim lui a trouvé un nouvel employeur. Il a la chance de pouvoir faire des heures supplémentaires et ne s’en prive pas . Il doit prochainement signer un CDI . Son nouvel employeur l’apprécie, c’est vrai qu’il connait bien son métier et qu’il est très dur au travail! Son humeur est redevenue beaucoup plus agréable.Nous retrouvons le gentil garçon qu’il est, et je pense qu’après avoir réalisé quelques économies , il ne va pas tarder à prendre son indépendance!Je commence à prévoir quelques achats en prévision!

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JIMMY ET MARINE…..

Quelques années de plus mais la même complicité !

Il s’invite de temps en temps chez nous pour souper. S’il n’a pas pû m’avertir, comme  il ne veut pas que je me dérange, il va dans le placard et s’ouvre tout simplement un boîte de raviolis. Pas difficile pour deux sous ! Je ne peux pas dire qu’ il soit attiré par la qualité du repas ! Je compense lorsqu’il pense à m’avertir un peu à l’avance de sa venue .Chasseur, il a un sujet tout trouvé de conversation avec son papy, ( après avoir fait le point sur sa situation au travail !). Toujours volontaire si l’on a besoin d’un coup de main quel qu’il soit, il répond toujours présent. Entouré d’une joyeuse bande de copains ne détestant pas la fête, il a beaucoup de respect pour les membres de la famille et est toujours présent lors des réunions familiales.

MARC …..Bientôt 22 ans !!

Classé dans : famille litterature — 18 novembre, 2011 @ 11:15

Jimmy ont une année de différence, Marc étant l’aîné.

S’il me sera facile de parler de Jimmy, tellement semblable à son père, lorsqu’il était jeune, en ce qui concerne Marc , c’est différent.

Marc, pour nous tous, c’est « POLO », depuis qu’un ami de la famille : monsieur Robert! l’a surnommé ainsi. Il avait fait la relation : Marc=Marco= Marco -polo, puis tout simplement Polo! Personnellement, j’utilise plutôt son prénom Marc ou Marcou!

Il a toujours été un enfant calme et raisonnable la plupart de temps. Rarement, il explosait littéralement si on le poussait à bout. Il n’a jamais été un enfant à problèmes, pas même adolescent. Pas chasseur, pas pêcheur, pas sportif , pas difficile à contenter, il suffisait de lui offrir un album de bandes dessinées. Il en possède une collection impressionnante et lecteur assidu, il y tient beaucoup. Il passait le plus clair de son temps sur l’ordinateur, il y trouvait de quoi satisfaire sa curiosité de toutes choses. Il a ainsi acquis beaucoup de connaissances, en celà , tout tranquillement, il nous a souvent étonnés !

Après l’adolescence, il s’est mis à pousser comme un champignon. A chacune de ses visites, je le voyais grandir à vue d’oeil.

Ses intêrets et ses goûts sont très différents de ceux de ses cousins auxquels il est cependant très attaché.

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                                      Marc …..

Vêtu à l’américaine, pantalon large, au bas des fesses ( on se demandait comment il ne lui tombaient pas sur les talons!) caleçon apparent, il faisait le désespoir de son grand-père qui s’inquiétait : il s’achète des fringues qui ne sont pas à sa taille, ce gosse! Et le gosse en question rétorquait en souriant gentiment : mais non! papy! c’est exprès ! C’était encore pire!

Il a un petit furet femelle ( une furette ?) prénommée MARLEY. Aux dires de sa soeur elle est adorable .

Un beau jour, il a décidé de se laisser pousser les cheveux. Au début, celà lui allait plutôt bien. Ensuite au fil du temps, toutes les sortes de coiffes se sont succédées, du bonnet bariolé style Perou ? , au foulard, puis à la casquette portée à l’envers ou de côté, etc…. et les cheveux poussaient, poussaient …. et Marc grandissait, grandissait …..Un mètre quatre vingt ??? .  Pour l’embrasser je devais me dresser sur la pointe des pieds, et lui se baisser !

Robert s’inquiétait quand à l’orientation professionnelle de son petit fils. Que va-t-il faire de sa vie ?

Il a choisi de préparer un CAP de paysagiste, qu’il a réussi. Puis il est entré à la Communauté Urbaine de notre ville pour y préparer un Bac-Pro Dans l’immédiat, pas de soucis pour son avenir ! Depuis un an , il nous a asséné le coup de grâce : il s’est fait faire des dreelooks ! A notre avis se n’est pas une réussite ! Parfois il les attache, surtout s’il vient chez nous, il doit trouver que l’on aimera mieux ainsi ! Certains lui ont dit que l’on dirait un palmier !!!La comparaison glisse sur lui !

Il a obtenu, grâce à son emploi un petit logement tout neuf, au centre ville, où il s’est installé avec sa copine Justine. Je suis allée avec lui leur faire les premières courses nécessaires pour s’installer. Produits alimentaires, d’entretien, et de quoi remplir le réfrigérateur. Ensuite ils n’auront plus qu’à  renouveler au gré de leurs besoins. J’était contente car il a ajouté dans le caddy avec d’autres victuailles, un poulet, sans tenir compte du régime végétarien qu’il suivait depuis quelques temps et qui l’a bien fait maigrir! Il commence à moins le respecter!

Je ne cesse pas de lui dire : Marc, tu me désoles ma biquette ! (j’ai un vocabulaire très varié en mots tendres et  incongrus pour mes petits enfants!)

Parfois, j’essaie de me fâcher car il est très paresseux pour donner de ses nouvelles. Il n’est pas du genre à faire exploser son forfait téléphonnique ! Je rouspète, et il convient que j’ai raison, il va téléphonner plus souvent! Mais…. pfuittt!   Enfin , pas de nouvelles , bonnes nouvelles, n’est-ce pas ?

En tout cas je sais qu’il pense venir pour chez nous le soir de Noêl. C’est Lydie qui me l’a dit!

Comme il n’a pas encore le permis de conduire, s’il le souhaite nous irons les chercher, car il est capable de ne pas téléphonner avant pour nous dire qu’il ne sait pas comment venir! (Lydie ne sera pas des nôtres car c’est l’année où elle réveillonne dans la famille à Mario, il faut bien partager.

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MARC …. SEPTEMBRE 2011

Je vais lui envoyer quelques mails, en attendant de lui tirer les oreilles, si je les trouve sous sa tignasse!

Même nos petits enfants grandissent …

Classé dans : famille litterature — 17 novembre, 2011 @ 9:10

Lorsque je vois la voiture de Lydie franchir notre portail pour se garer devant la baie vitrée de notre séjour, généralement, nous nous précipitons, Robert et moi, pour l’aider à descendre nos arrières petites filles, Lisa et Lana. C’est une occasion de plus pour les prendre dans nos bras pour un gros calin. c’est tout juste si on ne laisse pas la maman se débrouiller avec ses sacs. C’est un vrai déménagement, le coffre de la voiture y suffit juste, même  pour une seule journée ! Il ne manque rien! Même pas certains jouets et livres!

Parfois , derrière nos rideaux, au lieu de me précipiter, j’observe cette arrivée un instant me demandant : comment cette jolie jeune femme, maman de deux adorables jumelles, peut-elle être le même petit bouchon, qui, voici vingt-cinq ans, s’accrochait à mon cou, de toute la force de ses petits bras?

Bien évidemment nous aimons tous nos petits enfants de la même manière, pas plus l’un que l’autre.

Avec Lydie, j’ai ,comment dire ? Des rapports privilégiés qui ne se sont pas amoindris avec les années.

Bébé, fillette, adolescente, amoureuse, cent fois je me suis demandé : pourquoi le temps passe-t-il si vite ? Nous ne sommes pas pressés de voir grandir nos enfants, alors, pensez, nos petits enfants !

Lorsque Lydie a obtenu son permis de conduire, son père lui a offert une voiture, et nous avons pu bénéficier de visites encore plus fréquentes.

Lorsqu’elle a fréquenté Mario, tant qu’elle était étudiante, ils ont vécu chez la mère de Lydie.

Mario s’est très vite intégré à la famille. Vaillant, sérieux, respectueux et gentiment taquin, j’aime bien les les rélexions moqueuses que nous échangeons parfois! Tout comme Lydie, sous son air calme se cache un tempérament pas toujours patient. Pêcheur, il vient d’acheter un bâteau, pas étonnant qu’il s’entende bien avec Pascal ! Il travaille dans une sablière comme chargeur selon le rythme des deux -huit. C’est astreignant mais plus avantageux pécunièrement.

Dès que ses cours lui en laissaient le loisir, Lydie travaillait, et dès qu’ils l’ont pu, ils ont pris un petit logement. Lydie préparait alors sa licence et Mario prenait part activement au ménage pour qu’elle puisse se consacrer sérieusement à ses études.

A cette époque, quand Mario finissait son travail tard le soir, notre petite fille venait souper avec nous, puis elle se calait sur le canapé, prenant appui sur son grand-père et révisait ses cours. A moins  qu’un match de foot ne se déroule à la télévision, elle est très calée sur le sujet et la soirée devenait beaucoup plus animée! Pour son Papy, c’était de purs moments de complicité et de tendresse.

La licence obtenue et le concours d’entrée à l’ IUFM réussi, le couple a décidé qu’il pouvait penser à devenir parents. Le temps que Lydie tombe enceinte, son année d’IUFM serait terminée ou presque !

Soit, ils ont mal rempli le bon de commande, soit cette idiote de cigogne n’a rien compris ! Toujours est-il que le bébé s’est mis en route sans aucun délai!

Lorsqu’elle m’a téléphonné qu’elle allait peut-être avoir des jumeaux, j’ai d’abord pensé : l’important c’est que tout se passe bien !

Lorsque celà a été une certitude j’ai pensé : ma petite fille va être maman! Et de jumeaux ou jumelles ! La pauvre!!!  Pourquoi est-ce le premier mot qui m’est venu à l’esprit ? La pauvre? n’importe quoi! Nous étions très heureux de leur bonheur, mais j’avais du mal à réaliser: mon petit coeur! MAMAN!!!!

Lorsque son ventre s’est arrondi ( nous avons pu en suivre l’évolution de semaine en semaine, de visu d’abord , puis sur photos régulières), la future maman rayonnait!

Nous étions très occupées ; confection  des couettes, tours de lits, tapis et fond du parc etc…… Un vrai bonheur, je n’ai eu qu’à me laisser guider, Lydie avait des idées très arrêtées. Le choix des couleurs de la matière, de la layette, des couleurs différentes pour chaque Bébé !

Bien évidemment, elle n’a pas pu terminer son année d’IUFM, car elle a du rester allongée pour aller jusqu’au terme de sa grossesse.

Lorsque je suis allée à la clinique pour la naissance, je n’ai plus vu, uniquement, ma petite fille. J’y ai trouvé une jeune maman et un nouveau papa avec leurs deux petits bébés. Mario changeait l’une pendant que Lydie tenait l’autre. C’était une famille heureuse et magnifique ! Lydie restera toujours ma petite chérie ainsi que je l’appelle souvent, mais c’est maintenant, avant tout , une jeune femme et une maman parfaîte!

MARIO  LYDIE  … LANA..LISA….3 JOURS …

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Malgré une grosse fatigue durant les tous premiers mois, Lydie s’est immédiatement bien débrouillée. Heureusement, la petite famille est restée chez la mère de Lydie, en attendant les clefs du F4 qui serait terminé au printemps. Entre les biberons et les changes, même la nuit,c’est le sommeil qui manquait le plus. Quand sa mère rentrait du travail, elle l’envoyait tenter de dormir si possible deux heures d’affilées, ce qui lui arrivait rarement.

Leur vie de parents, s’est organisée ( dès qu’ils ont obtenu les clefs de leur nouveau logement ) sans aucun problème. Mario est un papa présent et actif! Lydie est une maman exigeante envers elle même,et n’économisant pas sa peine. Si elle est très douce, elle est aussi excessive dans ses sentiments ( je retrouve parfois en elle, certains traits du caractère de son père ) avec dans ses jugements l’impétuosité et l’intransigeance de la jeunesse.

Lisa et Lana sont des amours. L’ on aurait pu penser qu’habituées à être souvent seules avec leur maman, elles risquaient d’être un peu sauvages. Pas du tout, ce sont d’adorables petites filles très sociables ! (tant que maman reste cependant à portée de vue !)

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Nos petites mères Noel ……onze mois …..

Lors d’une promenade avec Lydie, alors que Lisa et Lana trottinaient devant nous, pleines de vie et de curiosité devant les animaux du parc, Lydie m’a confié, en regardant ses filles  :  » je ne savais pas que l’on pouvait aimer autant! »

Eh! Oui! ma chérie! c’est celà l’amour maternel! inconditionnel et indéfectible !

Envers nous, rien ne change, elle nous témoigne toujours autant de tendresse. Presque pas un jour ne passe sans un coup de téléphonne, même si c’est seulement pour nous dire : Bonjour! bisous! tout va bien !

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               LISA …          18 mois               …  LANA

Lisa et Lana? Je dirai simplement, qu’elles sont le plus bel exemple de ce que j’ai déjà écrit :

La vie continue….passe…. et recommence …… c’est inévitable et magnifique à la foi

Et voilà ! la vie continue ……

Classé dans : famille litterature,litterature — 13 novembre, 2011 @ 11:12

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Nathalie                Sylvie            Murielle

SYLVIE …

Sylvie, la compagne d’Eric, ayant une formation de secrétaire et opératrice de saisies, a été engagée pour tenir l’accueil et le secrétariat du centre équestre. Celui-ci se trouve près d’une ville estivale en bordure de l’océan. L’été, il y a un monde fou. Les journées commencent tôt et finissent tard. L’un et l’autre sont très appréciés par la clientèle du club et sont continuellement sollicités par les cavaliers, confirmés ou débutants. Etant logés dans un joli petit chalet de bois sur le centre même ,durant la saison d’été, ils ont l’impression que la vie s’arrête aux limites du club ! Chaque année, durant la saison, ils perdent quelques kilos !

Sylvie qui n’était pas spécialement attirée par les chevaux, s’y est très vite habituée. Son manque de connaissances dans ce domaine a très vite été compensé par l’intéret qu’elle a immédiatement porté aux pensionnaires du club. Elle sait déceler un problème rien qu’en observant le comportement inhabituel d’un cheval. Si elle ne sait pas poser de diagnostic, elle voit que quelque chose cloche très rapidement. Eric, les monitrices et si nécessaire la propriétaire du club appellent alors le vétérinaire. Celà s’est souvent traduit par quelques nuits blanches !

Sylvie a un cheval (un double poney alezan avec une liste blanche) : OHAPI . Lorsqu’elle l’appelle, même de très loin : «  OHAPI! où il est mon bébé ?  » il faut le voir dresser ses oreilles et arriver au petit trot ! Rien d’étonnant , elle a toujours , pour lui, les poches pleines de gourmandises ! Elle a pris des cours pour pouvoir le monter. Ce qu’elle fait , parfois, entre deux chutes ! Elle se contente alors, pendant quelques temps, de le chouchouter, le temps d’oublier ses courbatures , puis elle remonte à nouveau. Actuellement, celà fait presque un an qu’elle essaie d’oublier sa dernière chute, qui, sans être très grave ni très spectaculaire ( ce terme est réservé pour les chutes d’Eric !!) avait été très douloureuse. Pourtant, elle apprécie énormément les ballades en forêt ou bord de plage, au petit trot, pas plus, on ne devient pas du jour au lendemain une cavalière expérimentée !

Bien que l’été soit très éprouvant physiquement, Sylvie préfère cette saison à l’hiver. Si durant la période estivale, le centre foisonne de monde, durant l’hiver, à part le mercredi et le samedi, c’est quasiment dépeuplé. Les commerces de la ville proche sont fermés, les villas sont closes, les rues désertées! L’horreur pour notre belle-fille, adepte de la ville ! Donc, durant l’hiver, dès qu’elle le peut, elle s’échappe chez sa soeur assouvir son besoin de  « béton » , rues piétonnes grouillantes  de monde, et de magasins (même si elle n’achète pas souvent !) elle n’est pas particulièrement dépensière. Elle en profite pour voir sa famille : sa fille, ses deux soeurs et sa mère. Ces escapades lui permettent de passer l’hiver sans sombrer dans la déprime, qui, tous les hivers, la guette !

Pour Eric, c’est l’inverse ! Durant la saison d’été, il travaille très dur physiquement , courant sans cesse d’un bout à l’autre du centre, ayant un oeil partout, prêt à rendre service dès qu’il le peut, aussi bien aux visiteurs qu’au personnel et veillant avec dévouement sur tous les animaux (pas moins de cents chevaux!) . Il n’est jamais inactif, nous nous en rendons compte lorsque nous leur rendons visite .

L’hiver par contre, c’est SA SAISON !! Il peut organiser son travail comme il l’entend, et, comme le centre se trouve près des marais où se trouve sa « tonne » pour la chasse aux canards (ou oies) il peut s’y rendre, le soir, quand il le veut, accompagné de son fidèle labrador chocolat : HUGO. Puisque ce type de chasse se pratique la nuit, il est quand même au travail le mâtin ! Le propriétaire du centre l’accompagne souvent lors de ces nuits cynégétiques, leurs relations sont très amicales, et l’un comme l’autre apprécient beaucoup ces moments-là. . Derrière le chalet, Robert et Eric ont installé les parcs à canards appelants et reproducteurs. Cette vie près de la nature et des animaux convient bien à la nature d’Eric.

Lui aussi s’est acheté un cheval. Un magnifique pur-sang : MIMOS . Il est magnifique ! Noir avec une tache blanche sur le front. Eric l’a monté quelquefois et, c’est ici que j’utiliserais  le terme «  spectaculaires » pour définir ses chutes . Heureusement, plus de peur que de mal, notre fils s’en est sorti  indemne. Il a pourtant eu l’intelligence de reconnaître que ses capacités de cavalier étaient nettement insufisantes pour monter un tel pur-sang . Celà n’a pas été un réel problème; pour lui, ce qui compte, c’est le rapport avec son animal. C’est impressionnant le climat de confiance qui s’est établi entre eux, Eric lui fait faire tout ce qu’il veut, se coucher, donner la patte, marcher de plusieurs façons différentes, se coucher sa tête reposant sur les genoux d’Eric, apporter sa gamelle pour que son maître la lui remplisse et bien d’autres tours encore ! Certains professionnels sont très étonnés qu’il puisse obtenir autant de choses de ce genre de cheval (un pur-sang). Si Eric lui demande : fais la bise, Mimos lui balance un magistral coup de langue sur la joue (et la langue d’un cheval, c’est quelque chose !) ce qui provoque chez Bruno un un réel dégoût. Lui, n’apprécie pas du tout les chevaux et ils doivent le sentir car , à son approche ils couchent leurs oreilles vers l’arrière d’un air pas du tout engageant. Résultat, Bruno se tient prudemment à l’écart de la gent chevaline !

Nous avons à peu près une heure de route pour aller passer la journée avec eux. Généralement Robert s’occupe avec Eric et je tiens compagnie à Sylvie s’il n’y a pas trop de monde. J’en profite pour leur concocter un bon repas ! Durant les vacances scolaires nous amenons avec nous : Louis, Marie et Margot qui peuvent souvent profiter ainsi de cours d’équitation et parfois, pour Marie et Margot de belles promenades en forêt.

D’excellentes journées !

NATHALIE …

 Grâce à une connaissance, Bruno a trouvé un emploi pour son épouse, Nathalie. Elle a d’abord suivi une formation comme opératrice de saisie, puis dès que Louis a pu aller à l’école elle est entrée comme secrétaire dans une entreprise de fournitures  et d’installations d’extincteurs . Avec trois enfants, la semaine lui semblait longue, mais , à l’époque, elle n’avait pas le choix, il leur fallait absolument un salaire supplémentaire, parfois même, ainsi que je l’ai déjà raconté , c’était le seul revenu du ménage. Fort heureusement les frais de garderie étaient évités puisque j’étais disponible.

Actuellement, les filles ont treize et seize ans, et, si je récupère toujours Louis lorsque c’est nécessaire , Margot et Marie se débrouillent toutes seules. Elles viennent chez nous plus par plaisir que par nécessité. Nathalie occupe toujours le même emploi, c’est toujours beaucoup de travail  même si les enfants ont grandi . Leur situation s’est quand même bien améliorée, mais Margot étant en première et Marie en quatrième un salaire supplémentaire n’est incontestablement pas de trop ! Il faut penser aux années d’études qui s’annoncent.

Entre Louis à conduire au tennis le samedi mâtin, Margot au piano en suivant,( puis les récupérer !) et Marie le mercredi soir à son cours de danse, Nathalie ne voit pas les semaines passer ! Bruno n’est pas trop disponible pour l’aider, ses journées sont très longues car, il a ouvert une deuxième société. En fait, plutôt une annexe à celle qu’il a rachetée voici  deux ans, puisqu’elle porte le même nom. Il en avait assez de devoir faire sous-traiter la plupart des commandes. Cette société d’imprimerie numérique, est ouverte depuis le mois d’août dernier (2011). Il a embauché un graphiste très au fait de la conduite du parc machines. Toutes neuves et dotées des dernières technologies. Le travail fourni est d’excellente qualité. Bruno a eu la main heureuse dans le choix de son graphiste (ce qui n’était pas gagné d’avance! il a reçu, suite à son annonce, des personnages incroyables !) Il a choisi un jeune homme sérieux , qui connais vraiment bien son métier. La partie accueil et secrétariat est assurée par Murielle, qui a laissé l’emploi qu’elle occupait en grande surface.On pourrait se demander, pourquoi n’a-t-il pas embauché plutôt sa femme ? Explication toute simple : Nathalie, après avoir vécu les dernières années, n’a pas voulu quitter son travail actuel . Plus de risques, elle avait assez donné !

Elle a laissé de bon coeur la place à Murielle, qui, de toutes façons ne voulait pas rester employée de la grande surface, les heures de travail n’étaient pas compatibles avec la vie de famille telle qu’elle et Pascal l’envisage.

L’équipe ainsi constituée ne ménage pas ses efforts ni ses heures de présence.Si tout marche bien, chacun y trouvera son compte !

Les conditions sont les mêmes que précédemment : vingt pour cent pour chacun des cinq actionnaires ! Soit : soixante pour cent pour nos trois fils !

La première société emploie toujours la graphiste présente depuis le début avec Bruno. Là encore , son choix avait été judicieux, cette jeune fille est très sérieuse et il peut compter sur elle. Il fallait une autre personne pour s’occuper de la comptabilité et du secrétariat, Marine, qui après son bac avait commencé une préparation de BTS  a arrêté les études et a rejoins l’équipe. Il y a parfois des avantages à être la nièce du patron, mais parfois aussi des inconvénients! Quand Bruno est très tendu, il ne laisse rien passer! Gare aux erreurs! Il ne la ménage pas. Peut-être qu’elle doit quelquefois penser en elle même : si j’aurais su, j’aurais pas v’nu!!!! Mais la tension ne dure jamais bien longtemps, Bruno ne supporte pas la morosité, et, le problème résolu, il trouve toujours la phrase gentiment moqueuse qui détend l’atmosphère !

Bruno fait la navette entre les deux sociétés et ne fait plus sous-traiter : il produit lui-même ! La marge bénéficiaire est différente !

Les commandes ne manquent pas. C’est très encourageant !

Attendons de voir !!

Bruno et Nathalie espèrent pouvoir acheter une maison, bien sûr , pas dans l’immédiat, mais l’envie leur trotte dans la tête. Il est vrai qu’au prix où sont les loyers celà fait mal au coeur de donner tant d’argent à fonds perdus ! Encore faut-il obtenir le crédit nécessaire, et quand on voit comment vont les choses actuellement, on peut se poser des questions !

MURIELLE …

 Durant les années difficiles, Murielle a accepté tout ce qui se présentait , même des ménages. Cependant, elle n’était pas déclarée et elle voulait un travail plus régulier.

 Par connaissances, elle est donc, comme je l’ai dit précédemment entrée dans une grande surface comme manutentionnaire . On lui a rapidement proposé de passer chef de rayon, mais celà ne l’intéressait pas. Le salaire, aurait été un peu, (juste un peu !) meilleur, mais les heures de présence , même le samedi et souvent le dimanche ne plaisaient pas du tout , ni à Murielle ni à Pascal. Voir leur vie de famille perturbée à ce point, ne les intéressait pas du tout, même si le salaire avait été supérieur.

Le projet de Bruno tombait à point. Murielle s’inquiétait un peu quand à ses capacités pour travailler, fusse avec Bruno , dans un domaine qu’elle ne connaissait pas . Bruno, toujours confiant , lui disait de ne pas s’inquiéter, sa fille, Marine, allait la briffer, et tout irait bien ! Inébranlable optimiste !!

Pourtant, il a eu raison, Mumu s’en sort très bien. Beaucoup mieux qu’elle même ne le pensait.

Pascal, quand à lui, ayant commencé comme commercial dans l’agence intérim ou travaillait son copain , s’y trouve toujours. Il est maintenant, chef d’agence de deux agences . Il a bien réussi dans une profession que nous n’aurions pas imaginée le voir exercer.

Comme son père est féru de chasse, lui est passionné de pêche. Il a la chance que sa femme aime , sinon la pêche, du moins le poisson et le bâteau !

Leur grand plaisir est de partir, dès les premiers wee-kend du printemps sur leur bâteau. Ils se rendent alors dans leur petit coin de paradis personnel : une conche sur le bord du lac. Lorsqu’arrive l’automne, Pascal va tout seul à la pêche, pour la journée seulement, voire la demi-journée, c’est la saison où il réalise ses plus belles prises. Le poissonnier ne fait pas fortune avec nous ! Imaginez les portions que l’on peut préparer avec un sandre ou un brochet de , neuf, dix, ou onze kilos ! Ce qui n’est pas rare.

Leur dernier projet : nous étudions actuellement la possibilité de leur vendre un morceau de notre terrain pour qu’il se fasse bâtir un petite maison. Nous ne pouvons pas le leur donner, ce ne serait pas juste envers nos deux autre fils, on ne sait jamais de quoi l’avenir sera fait et nous ne tenons pas à créer un motif de désaccord futur, bien que Eric et Bruno affirment que celà ne les dérangeraient pas.Mais nous avons toujours veillé à être le plus équitable possible.

Marine a son petit appartement, Jimmy a 21 ans et se prépare à en faire autant, Jordan passe actuellement son permis de conduire. Tous ont la chance d’avoir un emploi.

Marc, le fils d’Eric, vient de s’installer avec sa copine dans un petit appartement tout neuf, Lydie, sa fille, est  pacsée avec Mario. Ce sont les parents de Lana et Lisa les dernières nées de la famille, nos amours de petites jumelles !

Et voilà, la vie continue …….

Et recommence……. Je vais bien trouver, maintenant, quelques anecdotes à raconter, avec huit petits enfants et deux magnifiques arrières petite- filles !!!!!!

Je n’ai qu’à puiser autant dans mes souvenirs que dans notre présent !

Espoirs, désillusions, et solutions !!!

Classé dans : famille litterature — 11 novembre, 2011 @ 7:47

Il y avait peu de temps que Robert avait été greffé, lorsque Sylvie est entrée dans la vie d’Eric. Bien évidemment, depuis son divorce, il avait fait d’autres rencontres mais rien d’important. Deux ou trois petites aventures sans lendemains.

Sylvie a une fille, qui à l’époque était adolescente : Emilie. Pour des raisons de commodités ( études) elle a choisi de demeurer chez son père. Pas très facile à accepter pour Sylvie, mais les relations avec son ex- mari se passant bien, les choses se sont organisées sans aucun problème.

Elle est arrivée dans la famille , si je disais à un moment serein, je mentirais. Eric comme ses frères, était particulièrement tendu, d’abord par rapport à la santé de son père, puis , il ne faut pas oublier que commençait  l’aventure de l’étiquette.

Lorsque Eric, Bruno et Pascal avaient acheté leurs maisons, ils étaient pleins de confiance en l’avenir. Finalement, ces moments là ont été très heureux .

Puis ,parfois, dans la vie, les choses ne se passent pas toujours selon nos prévisions les plus optimistes, surtout lorsque l’on a de grandes ambitions et que l’on ose prendre des risques !

Nos trois belles-filles ont eu beaucoup de mérite de supporter les changements d’humeurs qui alternaient! L’ambiance familiale passait successivement de l’optimisme le plus total, au découragement le plus profond. L’humeur de ces messieurs suivait le même rythme! Les finances aussi !

Je ne sais d »ailleurs pas d’où mes fils tiennent cette faculté de rebondir, même après les pires moments. Ils ne restent jamais à se lamenter bien longtemps, et après chaque problème, il leur faut très peu de temps pour trouver une possibilité de , soit redresser la situation, soit tenter autre chose ! Celà, du moins dans leur vie professionnelle, en ce qui concerne leurs vie sentimentale ou familiale c’est beaucoup plus difficile ! Il leur faut beaucoup plus longtemps pour accepter la situation et faire de nouveau confiance. Une raison de plus pour reconnaître la chance que chacun a eu  de rencontrer une nouvelle femme ou compagne, toujours présente encore aujourd’hui !

De leur père, ils tiennent, certe , volonté et endurance et une incapacité à baisser les bras devant l’effort quel qu’il soit. Sûrement pas , cette témérité devant les risques ! Robert est partisan de prudence et sécurité ! Il n’aime pas trop l’imprévu et l’incertitude. Pourtant il ne les a jamais freiné dans leur projets. Parfois il a tenté de les faire réfléchir encore un peu. Parfois ils l’ont écouté , parfois non !Une fois leur décision prise, ils en assument toutes les conséquences sans passer leur temps en vains regrets. Ils s’accrochent et cherchent une solution aux ennuis qui se présentent. Heureusement que l’espoir ne leur a jamais fait défaut, car les ennuis , eux, ont été foison!

Leur négoce de vins et étiquettes marchaient doucement.

Côté brevet, un industriel du nord, ( fabricant de machines) etait intéressé et leur proposait de prendre à sa charge la fabrication d’une machine à adhésiver leur étiquette . La machine qu’eux même avaient conçue, si elle marchait sans problème, n’allait pas assez vite pour être utilisée de façon industrielle. Le fabriquant souhaitait en échange avoir l’exclusivité de la fabrication de ladîte machine. Rendez-vous fut pris, et voilà nos garçons en route pour le Nord négocier un contrat. Celui-ci fut signé.L’industriel mettrait ses commerciaux en action auprès des nombreux imprimeurs qui étaient déjà ses clients. Nul doute que l’accord serait profitable aux deux parties.

Quand je vous dis que rien n’est jamais aussi simple qu’il y parait ! Très peu de temps ensuite, ils ont appris que la société en question, en difficulté, était rachetée par un groupe français, très très important.

Nouveau rendez-vous et nouveau voyage ! Heureusement, le groupe comptait respecter le contrat initial et assurerait la fabrication de la machine promise .

Leur situation était quand même toujours en équilibre, sur le fil du rasoir ! Les charges d’une société sont lourdes . La partie la plus lourde à assumer , se composait du règlement des annuitées concernant l’enregistrement du brevet dans tous les pays couverts, et, bien sûr les émouluments du cabinet spécialisé dans ce genre de transaction, et particulièrement dans les conseils pour l’exploitation des brevets . Personnellement, je pense, et celà n’engage que moi! qu’au vue du montant des honoraires ils étaient surtout spécialisés dans l’exploitation tout court !

Eric avait constitué une clientèle assez régulière de clients parmi les châteaux de la région, Pascal , lui, s’occupait plutôt des entreprises, Bruno, grâce aux relations qu’il entretenait avec son fidèle ami Laurent, le parrain  de sa fille Margot,avait toute une clientèle de plusieurs escadrons de chasse, pilotes et autres corps d’armées.Je devrai peut être expliquer que Laurent, surnommé PONPON , dans sa profession, est pilote de chasse. Il a dernièrement été nommé : chevalier de la légion d’honneur. Je sais qu’il a effectué de très nombreuses campagnes et missions de guerre , mais je ne saurais pas les énumérer. Je sais aussi qu’il a souvent courageusement piloté son avion et pris de gros risques, ce qui me fait dire qu’il a amplement mérité cet honneur !

Après avoir participé à » Labelexpo (en Belgique) avec la nouvelle machine fabriquée par l’important groupe français  (qui n’a pas été capable de faire une bonne démonstration,  pas la peine de se flatter d’avoir une telle réputation ! ) les retombées ont quand même été plutôt bonnes. De bons échos dans la presse et la télé régionnale. Des contacts ont été pris avec plusieurs pays, tels : la Pologne, l’Espagne, l’Italie, l’Espagne, la Roumanie, la Pologne, la Belgique . Heureusement qu’ils avaient couvert le brevet pour tous ces pays ! Et que Bruno avait eu l’intelligence de rafraîchir ses connaissances en anglais!

C’est Bruno qui s’est déplacé pour les premiers rendez-vous. Que de frais supplémentaires! La situation financière redevenait critique, pourtant ce n’était pas le moment de baisser les bras.

Il fallait trouver une solution ! Oui! mais laquelle ? Comme à leur habitude , il ne leur a pas fallu longtemps trouver ! Bien qu’à contre coeur, ils allaient vendre leurs maisons !

Les maisons fûrent vendues. Le bénéfice ne fut pas énorme, il fallait solder les crédits qui couraient encore sur lesdites maisons, mais ils pouvaient ainsi ne plus (encore !) se verser de salaires sur la société. Et surtout, conserver les droits sur le brevet , qu’il était hors de question de perdre ! Donc, toujours de nouvelles annuitées , et, bien évidemment d’honoraires au cabinet s’en occupant !

Les voilà tous les trois en loyer (aussi élévés sinon plus que leurs remboursements de prêts immobiliers initiaux!) mais au moins ils avaient quelques liquidités devant eux . Avec tous les contrats en vue, le bout du tunnel n’était pas loin !

C’était trop beau ! Il aurait pû y avoir quelques impondérables ,  ou retards, enfin des choses qui arrivent souvent ! Ca, on connait, on aurait même pas été surpris! Mais non ! Pourquoi faire les choses à moitié ? Voyons plus grand !

Il y a eu la CRISE !!!!! Nous étions en 2007/2008 !

Les sociétés intéressées n’ont plus voulu prendre de risques, ou n’ont pas pû obtenir les crédits nécessaires. Ils n’annulaient pas leurs projets, non ! Ils verraient dans un an ou deux, comment les choses allaient tourner.

Adieu, veau, vaches, cochons, couvée !!!! etc …… Seul un imprimeur français a maintenu son engagement et respecté le contrat en échange d’une exclusivité nationnale. Eric, Bruno et Pascal conservaient cependant le droit de réaliser des micros -séries s’ils le souhaitaient.

La situation devenait tendue. Nous voyons toujours un de nos fils, lorsqu’il rentrait chez lui, le soir. Notre maison se trouvait sur leurs chemins à tous les trois. Donc il y en avait toujours un qui s’arrêtait.S’ils arrivaient tous les trois à la queue -leu-leu, c’est que la journée leur avait apporté des raisons de se réjouir et ils venaient nous en faire part ensemble. Il m’est arrivé, lorsque je voyais une seule voiture , passer devant chez nous, puis tourner dans le chemin pour s’arrêter, de soupirer : qu’est-ce qui se passe encore ? Je savais que lorsque la journée avait été  trop difficile, celui qui s’arrêtait allait critiquer ses frères ce jour là. Le lendemain, c’était l’inverse, un autre jour c’était  le troisième qui déversait son inquiètude et n’était pas d’accord avec les deux autres Un roulement bien rodé . La visite terminée, lorsque le fils ( n’importe lequel !) repartait, la plupart du temps, il avait réussi à nous convaincre, que lui , s’il était seul, aurait agi différemment et plus intelligemment ! Parfois nous en étions convaincus, jusqu’à ce que le lendemain l’un des deux autres vienne à son tour avec un avis différent. Très difficile pour nous de juger qui avait raison ou tort ! Fort heureusement, lorsqu’ils se retrouvaient tous,( surtout grâce à la présence de leur père ), les choses finissaient toujours par s’arranger et les réunions familiales ne tenaient plus compte des ennuis professionnels. Il y avait toujours la pointe d’humour de Bruno pour nous faire rire , d’eux - mêmes et de leurs déboires ! Ils avaient juste besoin, de temps en temps , d’évacuer le stress causé par leur situation et notre maison était le couvercle qu’ils  soulevaient lorsque la pression était trop forte! Nous écoutions l’un, ou l’autre, en espérant que de meilleurs lendemains ! Honnêtement il nous est, à Robert et moi ,arrivé de penser : j’aimerais autant qu’aujourd’hui, il n’y en ait pas un qui, seul , s’arrête!

Nos fils ont décidé que quoi qu’il arrive, il garderaient la propriété de leur brevet.Ceci étant dit, il fallait être réalistes et prendre des décisions.

Eric, le premier, lorsque une relation de Bruno a cherché un responsable pour son centre équestre , a décidé d’accepter ce poste. Je ne pensais pas que Sylvie accepterait ce dépaysement. C’est plutôt une fille de la ville, aimant les magasins, les rues piétonnes etc …. Pourtant , elle a de suite accepté sans aucune hésitation. Je vous le disais que mes fils ont finalement de la chance !

Quelques mois plus tard, Pascal a eu l’opportunité d’entrer comme commercial dans une agence intérim, grâce à son copain de jeunesse, celui-là même qui avait participé à la fabrication de la première machine à adhésiver , je n’avais pas dit son nom : il s’appelle lui aussi  Pascal

Bruno a repris un bail commercial de photocopies et imprimerie à une connaissance .Pas une imprimerie comme l’autre, nous sommes maintenant à l’ère de l’informatique. Pour commencer il fait sous-traiter les travaux tels cartes de visites, flayers et autres. Il fait également sous -traiter toutes les sortes de panneaux, decorations de vitines, habillages de véhicules etc ….

Il a trouvé deux investisseurs dont un ami. La part de Bruno et ses frères est constituée par l’apport du brevet dans la société . Un commissaire aux apports ,indépendant, a été mandaté par le tribunal de bordeaux , pour expertiser le brevet . Il a été évalué à deux -cent quatre vingt mille euros.

Ils sont donc cinq actionnaires, Eric, Bruno et Pascal, disposant chacun de vingt pour cent des parts et les deux autres actionnaires en ayant vingt pour cent chacun également. Ains les trois frères sont toujours majoritaires ! L’union fait la forc

2003 …..LE POINT SUR NOS PETITS ENFANTS

Classé dans : famille litterature — 5 novembre, 2011 @ 4:33

A notre actif, en cette année 2003, huit petits enfants pleins de joie de vivre et , pour notre bonheur, de santé !

LOUIS  : Le dernier né.

Petit bébé potelé, tout en sourires et bourrelets ! On le mangerait ! Montre déjà qu’il a hérité du tempérament Rollain ! Volontaire, curieux, malicieux, gourmand . Un amour d’enfant !

MARIE : mon petit coeur.

Si joli petit bouchon à la langue bien pendue : la pertinence de ses réflexions nous sidère parfois. On ne peut pas se permettre de lui dire n’importe quoi ! Il faut être cohérent, sinon, la répartie ne se fait pas attendre bien longtemps ! D’un caractère bien trempé : bon sang ne peut mentir !

MARGOT : ma douce .

Toute fine, sensible, délicate, attentionnée sans inutile sensiblerie toutefois : plumer et étriper un oiseau pour le cuire, ou accrocher un asticot à l’hameçon, ne lui procure aucun état d’âme . Elle pratique la gymnastique. Fermement persuadée que coupes et médailles lui seront attribuées d’office : l’optimisme inébranlable de son père est en elle .

louismargmari2003001.jpg

MARGOT , MARIE , LOUIS ….

JORDAN : Mon meilleur invité surprise.

Raleur, boudeur, suceptible. Le truc avec lui : prenez le par les sentiments et vous découvrez alors un gamin  gentil, attachant, sensible et prévenant, plein de délicates attentions. Il bénéficie d’un statut privilégié puisqu’il a toujours été choyé par son papy qui adore cependant le taquiner ! Passionné de pêche il faudrait vivre au gré de cette passion qu’il pratique avec bonheur !

EXEMPLE CI-DESSOUS  !!!

dscf1480.jpgJORDAN ….

Jimmy : mon petit homme !

Adolescent sérieux, vaillant, volontaire, féru de chasse. Jimmy est incollable (et fier de l’être!) sur les canards, les oiseaux, la nature. Toujours prêt à rendre service, il est inconstestablement la fierté de son père et le compagnon apprécié de son oncle , en particulier lors de parties de chasses à la tonne. Mais attention ! Celà ne va peut-être pas durer : gare aux résultats scolaires !

photos00212.jpg

JIMMY ET MARINE ….

MARINE : ma coquine !

Adolescente dont les jugements sans appels me surprennent parfois ( conflit des générations ? ) . Pas rancunière pour deux sous et nantie d’un réel sens de la répartie, heureusement tempéré de beaucoup d’humour ! Elève studieuse , sous ses airs bravaches, toujours en attente d’une écoute bienveillante. Si ce n’est pas de sang, Marine est ma petite fille de coeur !

MARC : mon conférencier préféré !

Treize ans et demi de sagesse et de gentillesse. L’activité physique n’est pas son fort ! Curieux de toutes choses , spécialiste du pourquoi et du comment, soit, il questionne, soit , il explique, et , quand Marc explique il vaut mieux être attentif ! Quoique vous fassiez, il adhère à vos pas et vous distille force détails , commentaires et conclusions sur le sujet qu’il a choisi de développer . Impossible de lui échapper !

LYDIE : ma chérie !

Désolé! J’avoue en ce qui la concerne un parti-pris évident. J’ai pleins de souvenirs merveilleux avec elle. L’aînée de mes petits enfants. Un vrai bonheur ! Bientôt majeure ! Déjà amoureuse, le temps a passé trop vite à mon goût !

Qu’importe, Lydie, c’est MA LYDIE ! il n’y a rien à changer

lydmar2003007.jpg

LYDIE ET MARC …..

 Tout ce petit monde gravitait autour de nous, nous apportant bonheur et joie de vivre mouvementée. J’avais l’impression de revenir pas mal d’années en arrière, et j’aimais beaucoup celà. On aurait pû penser en me voyant toujours sollicitée pour la garde de mes petits enfants, que c’était une charge envahissante, alors que c’était un réel plaisir ! L’attachement que l’on porte à ses petits enfants, si c’est toujours de l’amour, est différent dans son accomplissement de l’amour parental. Adieu les reponsabilités et les inquiètudes , lot de tous les parents. A nous les marques de tendresses en remerciement de notre disponibilité. Nous avons tout notre temps pour les promener, les faire participer à la préparation de gâteaux, que l’on dévore au goûter, leur raconter des histoires, les conduire au cinéma, leur confectionner les déguisements de carnaval, trouver des excuses à leurs bêtises , les défendre en toutes situations , et les flatter, toujours, puisque pour nous ils ont toutes les qualités ! On ne se sent plus vieillir et l’on se découvre des trésors d’indulgence !

Nos petits enfants ont eu la grande chance de grandir ensemble la plupart du temps et celà a renforcé leurs liens affectifs. Même leurs oncles ont toujours été très proches d’eux, à leur écoute et surtout, leur faisant partager leurs centres d’intérêts si diversifiés.

Bruno est le parrain de Marc. Jimmy et Jordan , l’enviait beaucoup pour ce qu’il considérait être une chance. Bruno a un grand sens de la moquerie, tout en finesse, toujours sans aucune méchanceté. Il a la faculté de mimer parfaitement les attitudes et comportements de tous les membres de la famille. Un jour ou l’autre, chacun a bénéficié de son talent à ses dépends. Si Bruno est présent, l’ambiance enjouée est assurée et les explosions de rires fusent! De plus il ne sait pas dire non !

C’est pour toutes ces raisons qu’un beau jour, Jimmy et Jordan, ont carrément demandé : tu voudrais pas être notre parrain à nous aussi ? Et, c’est ainsi , que faisant foin de toutes cérémonies, tonton bruno est devenu  le parrain de ses neveux ! Pas de jaloux !

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